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KUNDALINI : Une contrefaÇon New-Age du Saint-Esprit envahit l'Église!

C'est un sujet brûlant et en réalité très triste auquel tous les chrétiens devraient s'intéresser, et en particulier les jeunes qui ne sont pas encore solidement enracinés dans le contexte scripturaire.

Une des caractéristiques des temps de la fin dans lesquels nous sommes entrés, va être une confusion spirituelle sans précédent. Après le faux évangile de l’Église et celui de l'hyper-grâce, nous sommes désormais confrontés à un évangile de signes et de prodiges dont la source n'est certainement pas le Saint Esprit.

LIENS EXTERNES

• Voir ce témoignage: Kundalini : Ils invitent le Serpent dans leur colonne vertébrale.
• Voir également : cette séquence en anglais.
• Jean-Marc Thobois
— Son regard sur le Mouvement de la Nouvelle Réforme Apostolique.
• Le chritianisme cantique de Bethel, ou l'alliance universelle retrouvée.
• Un site
suisse propose une analyse détaillée du phénomène.
• Strange Fire Conference — What is happening to Christianity?
• New Age “Jesus” in the Church — The Pentecostal Church has derailed by the Word of Faith movement.
• Eric BARGER — Is your Church New Age, Emergent, or Christian? Learn to exercise your discernement.
• Christians Together — Kundalini in the church.
• A. STROM — the New Age shift at Bethel church – Shocking.
• OTG Ministry — Demons Are Real - Holy Spirit versus Kundalini - Must Watch
• Be Vigilant  ! — The Kundalini Spirit has Invaded The Church, masquerading as The Holy Spirit !!!
• TLR — Man set free from the spirit of Bethel.
• TLR — Warning about false spirits creeping into the church.
• Rod Page — “The Bethel Menace.” Words from a man who lived the changes from within.
• BE WATCHFUL — Is my Church under the influence of the “NAR”, the New Apostolic Reformation movement?
• CHALK TALK — Is Your Church Practicing New Age?
• Paul Washer — Unbiblical church music
• Rise on Fire
— What is the Kundalini aiming for, maskerading the Holy Spirit in the Church?
• Heidi Baker (and others) Imparting Demons And Casting Spells At Bethel Church.


Écouter (dernière mise à jour: 17 avril 2019)

 

• L'ESPRIT DE LA KUNDALINI  (Un film à voir, mais s'il vous plaît ne regardez que ce qui est nécessaire à vous convaincre, et ensuite prenez une grande bouffée d'air frais en lisant la Bible.)


Importée il y a plusieurs décennies déjà au sein même d'une frange du christianisme pentecôtiste par les promoteurs des techniques méditatives orientales, la Kundalini ou esprit du «Serpent de Feu», ne cesse de se répandre autour du monde, propagée par les apôtres et évangélistes du mouvement de la Nouvelle Réforme Apostolique. Alliant une sorte d'envahissement spirituel décrit comme une charge d'électricité et d'«amour liquide», à la foi chrétienne, cette expérience séduit des gens de tous âges, mais principalement des jeunes qui n'ont pas connu la chose véritable.

De nombreuses personnes, après avoir reçu le Saint-Esprit, ont témoigné avoir fait l'expérience d'une grande libération intérieure et s'être senties plus vivantes que jamais. Mais lorsque l’Esprit de Dieu accomplit une œuvre belle et pure, le Christ de Babylone — gouverneur de ce monde et l'auteur de toutes les contrefaçons religieuses — n'est jamais loin derrière! Ayant fréquenté une église locale évangélique nouvellement implantée, quelle ne fut pas ma surprise d'y voir évoluer quelques jeunes aux manières étranges, émettant des cris de manière involontaire, pris de spasmes et de soubresauts comme s'ils étaient frappés, rejetant la tête et se balançant de droite et de gauche à la façon des serpents durant les temps de prière. Je le dis d'emblée, ces manifestations, qui rappellent parfois un syndrome de Gilles de la Tourette, ne sont pas des manifestations du Saint Esprit. Mais elles émanent des démons propagés par l'hindouisme et présents dans les disciplines telles que le Reiki New Age et le yoga. Elles sont tout particulièrement liées à l'éveil à la Kundalini, le «Serpent de Feu». Après avoir enquêté sur l'origine de ce phénomène étrange dans l'église, j'ai découvert que ces jeunes gens avaient été en contact, direct ou indirect, avec le mouvement de l'église Bethel, de Redding en Californie. Plusieurs organisations chrétiennes émettent des mises en garde à l'égard de ce mouvement, expliquant qu'il serait infiltré par les démons du New-Age. Des noms très connus dans les milieux évangéliques sont activement impliqués, mais beaucoup d'autres pasteurs pourraient avoir été contaminés à des degrés divers. La tendance est promue par quelques chaines de télévision chrétiennes et se propage d'une manière exponentielle vers de nombreuses églises locales à travers le monde. Soutenue par une école biblique, par des pasteurs et évangélistes et par des maisons de disques, cette mouvance se nourrit principalement des forces vives provenant d’autres églises, et de par l'ampleur que prend le phénomène, ceci devient un réel sujet de préoccupation. Une situation en réalité consternante, car beaucoup de personnes engagées dans ce mouvement sont exceptionnelles, tant sur le plan humain que par leur foi et leur engagement. Contrairement à d'autres églises où l'on sommeille en attendant que Jésus vienne nous chercher, ils sont très actifs dans les domaines de la guérison et de la transmission de la connaissance spirituelle. Ils évangélisent les jeunes et ont a cœur de promouvoir une culture de l'honneur envers leurs membres et les nombreux visiteurs qui se rendent à Redding pour une école ou simplement pour un voyage initiatique. Ces églises font par ailleurs un travail humanitaire remarquable. Le mouvement inspire confiance. Mais malheureusement, là doit s'arrêter la louange, car derrière cette apparente honorabilité se cache une réalité beaucoup plus sombre, et qui a trait à la nature de l'esprit qui se manifeste en ce lieu.

Nous ne sommes pas appelés à critiquer d'autres églises ou des hommes. Au lieu d’être productive, cette attitude nous placerait au beau milieu d'un seau de crabes où ceux qui tentent d’en sortir sont agrippés par d'autres et tirés en arrière. Le regretté Derek Prince disait: «Ne vous laissez pas prendre au jeu de vouloir corriger les erreurs des autres, mais exposez plutôt la pleine vérité (n.d.l'a. : à la façon d'Étienne). L'erreur est volubile comme la femme infidèle du Livre des Proverbes, celle qui se cherche un amant. Vous tentez de la ramener dans le droit chemin, mais une douzaine d'autres sollicitations auront surgi avant même que vous y soyez parvenu.» Ne nous lançons pas dans une lutte à l'issue incertaine, dont nous sortirions probablement perdants. Mais la Bible nous enjoint à prendre garde aux faux prophètes et à veiller à ce que l’Évangile que nous retenons ne soit pas un Évangile dénaturé. Lorsque des manifestations peu conventionnelles surgissent, l'occasion est parfois trop belle pour les esprits chagrins de discréditer tout l'aspect surnaturel de l’Évangile. Ce site, par exemple, fournit des informations détaillées et qui peuvent être utiles sur de nombreux courants sectaires. Le problème, c'est simplement que ses initiateurs ne croient pas que la puissance surnaturelle de l'Évangile ait pu survivre au Livre des Actes. Or si vous ôtez le surnaturel de l'Évangile, il vous reste tout au plus une légende: «Dieu visitant les siens et les siens ne le reconnaissant pas». Les histoires nourrissent l’inconscient collectif mais elles ne changeront pas le monde. Cette autre initiative mérite d'être saluée. Cependant à en croire le contenu, tous ceux qui ont voulu sortir du statu-quo évangélique sont désormais surveillés et n'ont plus droit au moindre faux pas, sans égard pour les fruits qu'ils portent. On y trouve également les hésitations habituelles quant à la volonté de Dieu de guérir, qui trop souvent servent à justifier l'absence de résultats des chrétiens. Car là où il y a hésitation, il ne peut y avoir la foi et la Bible est claire à ce sujet: sans la foi nous ne recevons rien. Gardons-nous par conséquent de jeter le bébé avec l'eau du bain, mais ne soyons pas naïfs. La Bible regorge de mises en garde à l'égard des influences du monde cherchant à s'infiltrer dans l'église, et Dieu considère leur promotion au même titre qu'une trahison conjugale. Parfois certains vous diront : «Prenez ce qu'il y a de bon chez les uns et chez les autres, et crachez les pépins». Mais Jésus sait de quoi nous sommes pétris et il est beaucoup plus radical : «Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais; car on connaît l’arbre par le fruit».

Vous avez sans doute vu cette émission de télé-réalité qui montre à quel point les hommes peuvent être influençables, et sont parfois suffisamment inconscients pour se prêter à de telles manipulations, dans laquelle le sorcier hypnotiseur Messmer prend le contrôle d'un groupe d'individus, en les faisant tomber à terre ou en les transformant en animaux si cela lui chante. Ceci existait au temps des apôtres. Dans Actes 8, nous est relatée l'histoire de Simon le magicien, «qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie. Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande. Mais quand Simon vit les miracles qui s'opéraient par les apôtres, il fut impressionné et il voulut leur acheter ce pouvoir. Simon se considérait comme un disciple de Jésus et il voulait lui-même devenir un apôtre. Mais Pierre et Jean le reprirent sévèrement: «Tu n’as ni part ni droit dans cette affaire, car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. Détourne-toi donc du mal qui est en toi, et demande au Seigneur de te pardonner, s’il est possible d’avoir eu de telles intentions dans ton cœur. Car, à ce que je vois, tu es rempli d’amertume et de méchanceté et tu es captif du mal.» Une caractéristique de ce phénomène, c'est la confusion spirituelle. Ceux qui sont pris par cet esprit s'imaginent faire le bien et ne sont pas conscients de la véritable nature de ce qui les habite. C’est exactement ce qui était arrivé à Jean quelque temps auparavant, qui voulait appeler le feu d’en haut sur une bourgade dans laquelle Jésus et ses disciples n’avaient pas été reçus dignement. Ceci nous laisse supposer que les principaux évangélistes de l'époque étaient influencés, voire largement acquis, à une forme de puissance qui n'avait rien à voir avec le Saint Esprit, et Jésus fut forcé de les admonester : «Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés !». C'est pourquoi, dans Matthieu 7, Jésus nous met en garde. Et ceci constitue une phrase clé de l’Évangile: «Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire: «Seigneur! Seigneur!», mais il faut accomplir la volonté de mon Père céleste.  Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront: «Seigneur! Seigneur! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom.»  Je leur déclarerai alors: «Je ne vous ai jamais connus! Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal!»   La pensée que beaucoup de ceux qui accomplissent des miracles puissent en fin de compte être réprouvés, est troublante. Nous pensons à tort, car ceci a été largement enseigné par la religion, qu'accomplir des miracles est une preuve de sainteté en soi. En réalité, les miracles ne prouvent rien. Les magiciens du pharaon reproduirent la plupart des miracles de Moïse. Comme il existe des lois physiques qui s'appliquent à tous, bons et méchants, il existe des lois spirituelles. La Bible dit que Dieu ne se repend pas de ses dons, c'est à dire qu'il ne va pas automatiquement sanctionner un homme en lui retirant ses acquis spirituels. Les gens de Babel par exemple, avaient découvert la clé divine à la réalisation des voeux. Mais parce qu'ils agissaient indépendamment de lui et en réalité dans un autre esprit, Dieu dut intervenir. Il sapa leur unité pour les empêcher de mener à bien leurs projets mégalomanes. Et dans 2 Thessaloniciens 2, Paul dit que «la venue de «l'homme de la révolte» se fera par toutes sortes d’actes extraordinaires, de signes impressionnants et de prodiges trompeurs, et qu'il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés». Ceci pour répondre à ceux qui verraient dans ces mises en garde, une attaque à l'encontre de l'unité des chrétiens. Dans 2 Corinthiens 11, Paul implore les Grecs de Corinthe: «Oui, supportez-moi! Car je brûle pour vous d’un amour qui vient de Dieu lui-même. Je vous ai, en effet, fiancés à un seul époux pour vous présenter à Christ comme une jeune fille pure. Or, j’ai bien peur que vous laissiez votre esprit se corrompre et se détourner de votre attachement sincère et pur à Christ, comme Eve s’est laissé séduire par le mensonge «tortueux» du serpent. Si quelqu’un vient vous annoncer un autre Jésus que celui que nous avons prêché, vous le supportez fort bien! Vous supportez bien, aussi, de recevoir un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez accepté.» Peut-on être chrétien et être fermé à l’amour de la vérité? Je crains que la réponse soit un oui sans hésitation. Tous ceux qui ont substitué à la paternité du Saint-Esprit, une tradition, un mouvement, un saint-père ou un apôtre, sont en grand danger d’être perdus.

Certains prédicateurs contemporains transmettent par l'imposition de leurs mains ce qu'ils appellent : une onction de puissance, ou de «dunamis». La pratique pourrait sembler biblique, à première vue. Dans le livre des Actes, nous lisons à plusieurs reprises que les apôtres ont posé leurs mains sur les gens et qu'ensuite le Saint-Esprit est venu sur eux, ou qu'ils ont reçu l'Esprit de Jésus suite à l'imposition des mains des Apôtres. Après avoir reçu le Saint-Esprit, les gens étaient désormais capables de faire les choses que Jésus avait faites — à savoir : parler en d'autres langues, accéder à une sagesse inhabituelle, voir dans l'invisible, écouter ce que dit l'Esprit et suivre ses instructions, annoncer avec hardiesse le Royaume qui vient et voir les hommes être convaincus de leur besoin de repentance, guérir les malades, chasser les démons; parfois même: se déplacer dans l'espace temps à la manière de Jésus ou de Philippe, travailler de concert avec les anges, vivre ensemble en bonne harmonie et en réalité une foule de démonstrations très convaincantes, nécessaires à la propagation de la bonne nouvelle de Jésus le Sauveur de l'Humanité. Dans 2 Timothée 1:6, Paul demande à Timothée de raviver le charisme qu’il lui a transmis par l’imposition de ses mains. Ce charisme consistait en une confiance particulière qui devait l'aider à surmonter sa timidité pour proclamer l’évangile. Parmi les Juifs, une pratique ancestrale consistait à imposer les mains. Ce geste pouvait être à double sens. Il servait aussi bien à transmettre une bénédiction au sein d'une famille, par exemple lorsque Jacob bénit ses fils sur son lit de mort, ou à réhabiliter au sein du groupe la personne qui avait été temporairement exclue, qu'à transférer sur une personne qui avait gravement fauté, la responsabilité de sa faute afin que la communauté soit libérée des conséquences d'une faute qui avait été commise en son sein. Et ensuite, Paul rappelle à Timothée que L'Esprit que Dieu nous a donné n'est pas un esprit de timidité, ou de crainte et de lâcheté, mais un esprit de force (dunamis), d'amour (agape), et de sagesse (sophronismos). Paul dit également à Timothée, qu’il ne doit pas imposer les mains avec précipitation, de peur de participer aux péchés d’autrui. Mais en réalité, la Parole de Dieu ne dit jamais que les Apôtres ont transmis le Saint-Esprit par l'imposition de leurs mains. Ce qu’ils ont fait en plaçant leurs mains sur les gens, c’était l’expiation des fautes après qu’ils eussent été baptisés. C’était aussi et surtout transmettre la bénédiction rédemptrice et libérer les captifs en chassant les maladies et les mauvais esprits. Ce n'est que dans la mesure où un verre a été vidé de son contenu qu'il peut ensuite être rempli avec un vin nouveau. Dieu n'a pas besoin de nous pour remplir les autres de son Esprit. Mais étant donné que l'église est une famille, Dieu a choisi de nous demander d'accueillir les nouveaux membres de cette façon, afin que la Vie qui est avec la famille soit également présente sur chacun de ses membres. Le Saint Esprit de Dieu est un esprit de famille. Vous rencontrez des chrétiens d'autres cultures, et tout de suite vous réalisez que vous êtes de la même famille. … Cette signification peut échapper à ceux qui n'ont pas les bons motifs, comme ce fut le cas pour Simon le magicien, qui s'imagina que le Saint Esprit était une puissance que possédaient les Apôtres et qu'ils transmettaient par l'imposition de leurs mains. Il voyait en cette présence de Dieu un pouvoir miraculeux, une «dunamis» dont il pourrait tirer profit s’il se la procurait à prix d'argent. Cet aspect, sur lequel Dieu m'a fait trébucher, est en réalité ce qui m'a permis de découvrir comment distinguer le vrai du faux. Car à cause de nos imperfections, de notre éducation, des avertissements et menaces parfois de ceux qui vont qualifier nos interrogations d’attaques à l’encontre de ceux qui sont oints de Dieu, il peut être très difficile de faire cette distinction et d'oser exprimer son ressenti. Dans Matthieu 23, Jésus lui-même nous encourage à ne pas céder aux intimidations du paternalisme religieux : «Un seul est votre Père, un seul est votre maître, un seul est votre conducteur». Le Saint-Esprit est tout cela à la fois, et l'église est sa famille avant d'être aussi la nôtre.

Dans 2 Chroniques 18, nous lisons que le prophète Michée dit au roi: «L’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tes prophètes». Sédécias, qui était l'un des quatre cents prophètes égarés visés par Michée, lui répondit après l'avoir frappé : «Par quel chemin l’Esprit de l’Éternel est-il sorti de moi pour te parler?» Nous comprenons à travers cet événement que l'avis de la majorité ne correspond pas forcément à la vérité, et ce quand bien même nous serions en présence de toute une assemblée de prophètes. Nous voyons également à quel point l'orgueil peut aveugler les hommes de Dieu, et les rendre arrogants dès lors qu'ils ont des appuis politique. Dans le premier Livre des Rois au chapitre 19, Élie le prophète vivait à une époque où les Baal étaient vénérés en Israël. Le roi Achab et sa Reine Jézabel entretenaient une foule de prophètes qui tous étaient à leur botte, et le peuple avalait l'eau. Au point qu'Élie se demandait s'il était seul à voir encore clair dans leur jeu, ou s'il était peut-être devenu fou. Dieu le rassura sur ce point. Il lui révéla aussi que ces gens allaient tous périr, mais qu'il s'était réservé un reste parmi le peuple : sept mille hommes qui n'avaient pas fléchi le genou devant les Baal. Une étude sur ce que représentent les Baal serait sans doute très instructive. Achab et Jézabel représentent un paradigme que l'on retrouve régulièrement dans le monde politique, mais également dans les églises : l'alliance d'une personnalité masculine aux grandes responsabilités mais influençable et par certains aspects puérile, et d'une personnalité féminine perturbée mais décidée à effacer ses frustrations en usant du statut et du pouvoir décisionnaire de son mari. Jézabel était la fille d'Ithobaal, roi de Tyr et de Sidon. Elle représentait au sein d'Israël, les valeurs du new-age de son époque. Toute cette intelligentsia politique et religieuse semblait florissante et prospère. Mais Dieu allait placer sur leur trajectoire une pierre d'achoppement en la personne d'un certain Jéhu, pour faire s'écrouler tout l'édifice et mettre un terme à cette folie. Dans Matthieu 21, Jésus a affirmé être lui-même un rocher de scandale : «Celui qui tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé».

Contrastant avec la prétention stérile de la classe politique et religieuse, lorsque Paul et Barnabas guérirent cet homme qui n'avait jamais marché, ils durent ensuite s'humilier pour ne pas qu'on les élève au rang de dieux, à tel point qu'on les méprisa et qu'on finit par les lapider. Et lorsque Pierre et Jean guérirent le paralytique de la Belle Porte, ils s'exprimèrent ainsi: «Pourquoi nous fixez-vous avec tant d’insistance, comme si c’était nous qui, par notre propre pouvoir ou notre piété, avions fait marcher cet homme? C’est parce que nous croyons en Jésus, que la puissance de ce Jésus que nous avons invoqué a rendu à cet homme que vous voyez et que vous connaissez, la force de se tenir debout. Oui, cette foi qui est efficace par Jésus a donné à cet homme une parfaite guérison, comme vous pouvez tous vous en rendre compte.» Nous devrions comprendre que la puissance du chrétien n'habite pas en lui, mais elle se trouve —dans sa foi dans le nom de Jésus—. Le programme ne réside pas dans l'ordinateur, mais il est dans «le Cloud», si je puis m'exprimer ainsi. Si nous désirons savoir en quoi consiste la guérison divine, nous devrions écouter ce qu’en disent ceux qui obtiennent des résultats, plutôt que les théoriciens des facultés de théologie. J'aime la façon dont Art Thomas, qui est un excellent enseignant en matière de guérison, l'exprime: «C'est une union avec lui, un partenariat. C'est une danse dans laquelle nous le laissons conduire. Les sarments portent les fruits, mais c'est le cep qui porte les sarments.» Du reste, Jésus l'avait clairement décrit de cette façon lorsque nous lisons dans Actes 1:8 : «Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant —sur vous—, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.» Et effectivement, le jour de la Pentecôte, «des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent —sur— chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.» Nous voyons encore une fois que dans sa sagesse, Jésus ne nous a pas équipés de telle manière à ce que nous puissions agir indépendamment de lui. Mais si nous lui obéissons, il promet de nous accompagner et d'intervenir lui-même par des actes surnaturels, pour confirmer que ce que nous annonçons est vrai. «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai». Jean 14. Le but premier des miracles n'est donc pas de soulager les maux de l'humanité. Il n'est pas non plus d'attirer les gens vers les église. Dieu ne veut pas faire de nous des super-héros dotés de super-pouvoirs qui les mettrions au service de l'humanité. Mais il veut faire de nous des super-serviteurs du Christ remplis d'une super-confiance en leur Seigneur, et qui entretiennent avec lui une super-relation à travers son Saint-Esprit, et c'est cette relation qui devrait donner envie aux gens de connaître Dieu. Les miracles sont destinés à glorifier—non pas nous—, mais notre Père en nous. Si nous l'honorons de cette manière, notre Père se glorifiera en nous et ceci nous sera plus que suffisant. Qui est notre Père, sinon Celui qui nous a donné son Esprit dans une nouvelle naissance? «Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient». Marc 16:20.

L’homme n’existe qu’en relation avec Dieu et avec ses semblables. L’Évangile de Jésus-Christ concerne cette relation retrouvée entre les hommes et leur Père céleste. Or lorsque nous sommes dans cette relation, il nous suffit d'avoir reçu le Saint-Esprit et d'avoir été introduits à travers lui dans une nouvelle façon d'envisager toutes choses, pour être désormais pleinement équipés pour les tâches que Jésus nous a assignées. Même si la maturité s'acquerra avec l'expérience, il n'est nul besoin de recevoir une onction apostolique ou un manteau prophétique ou que sais-je, pour pouvoir apporter la guérison — ces soi-disantes onctions sont un concept de l'ancienne alliance au cours de laquelle les choses n'avaient pas atteint leur complétude. Les prophètes et les rois de l'ancienne alliance n'avaient pas l'Esprit de Jésus avec eux tous les jours, comme il est maintenant avec nous. Nous aurons peut-être besoin d'une activation, c'est à dire de pouvoir apprendre à libérer notre foi à travers l'exemple de quelqu'un, mais ce ne devrait jamais être un bonus spirituel ou une soi-disante onction transmise par ce quelqu'un. Le monde religieux est rempli de personnes qui par manque de discernement ont reçu ce qu’ils n’ont pas su reconnaitre comme étant un pouvoir démoniaque, et qui au travers de l’imposition des mains, souhaitent transmettre ce pouvoir à d’autres pour les placer sous cette influence. Mais en réalité, il nous suffit d'avoir une foi entière dans le fait que Jésus est tout puissant et tout suffisant, et qu'il nous accompagne. Si, en obéissance à ses paroles, nous nous engageons à apporter son Évangile, et pas celui de quelqu'un d'autre, son Saint-Esprit se tiendra à nos côtés et il apportera la guérison et la délivrance. Le problème, s'il y en a un, n'est jamais du côté de Dieu. Nous pourrions cependant devoir apprendre ce que signifie avoir une foi entière en lui.

Mais la tentation a toujours été de recevoir les dons et de laisser de côté le donateur, ou de recevoir la domination sans accepter la soumission. L'idée initiale de Jésus n'a jamais été de constituer des églises qui fonctionneraient pour elles-mêmes. Jésus veut que nous soyons une lumière dans la maison, ses témoins au milieu du monde. Dès qu'un groupe de chrétiens s'éloigne ou se ferme à cette vision, ce groupe perd la conduite et le renouvellement de l'Esprit. Ceux qui sont appelés à des responsabilités se mettent alors à cannibaliser le troupeau, et tout devient pathétique. Dans Apocalypse 17, nous voyons que les dirigeants obtiennent leur pouvoir en passant une heure avec la bête. C'est tout ce qui leur est demandé: Trois ans avec Jésus et entretenir ensuite une relation permanente avec lui par le moyen du Saint-Esprit, ou alors juste une heure passée avec le diable, et vous êtes intronisé apôtre ou dirigeant. Ceci nous indique que lors de cet entretien, un esprit est transmis à ces dirigeant, et cet esprit les utilise désormais comme des marionnettes pour accomplir l'œuvre du diable. Dans la première lettre de Jean, au chapitre 2, nous lisons que le signe distinctif de l'esprit de l'Antéchrist est à rechercher dans le statut qu'il accorde à Jésus. Par exemple, le pape François a dit que la mort de Jésus sur la croix a représenté un échec. Dieu aurait-il échoué? Et comme c'est le cas dans de nombreuses sectes, les dirigeants de la NAR croient que Jésus a marché dans la chair en tant qu’homme et non en tant que Dieu. Pour eux, l'expérience de la foi doit aller au-delà de ce que Jésus a fait. Il nous faut recevoir un pouvoir spirituel que nous devons apprendre à canaliser, comme le font les guérisseurs du Reiki. Ainsi, ceux qui ont reçu le pouvoir en eux-mêmes à travers l'expérience du tunnel de feu, dans le cadre de l'Ecole du Ministère Surnaturel mise en place par l'église de la Nouvelle Réforme Apostolique, décrivent cette expérience comme une charge d'électricité et «d'amour liquide», coulant sur leur tête, envahissant leur bras, et qui leur fait perdre le contrôle d'eux-mêmes et se comporter d'une manière étrange. Bizarrement, cette formule correspond à ce que décrivent ceux qui ont été activés ou éveillés à la Kundalini. Elle correspond également à ce qu'ont ressenti certaines personne qui ont eu recours à des guérisseurs hindous ou à des magnétiseurs. Si vous ressentez, lorsque vous priez ardemment pour votre propre délivrance, qu'une force vous contrôle, enserrant votre tête et présente dans vos bras comme s'ils étaient traversés par une charge d'électricité, n'allez pas penser qu'il s'agit du Saint-Esprit. Il s'agit en réalité d'un pouvoir satanique et vous avez besoin d'en être délivré (voir ce témoignage). Dans les religions orientales, la Shakti permet aux gourous de captiver leurs fidèles en les plaçant sous de puissants esprits de contrôle. Les personnes qui, subissant l'oppression d'esprits qu'ils peuvent localiser le long de leur colonne vertébrale, sont ensuite contraintes de consulter en psychothérapie, se décrivent comme se sentant désengagées par rapport à leur sentiment de soi d’avant (n'étant plus vraiment elles-mêmes), ayant des comportements irrationnels, des visions étranges, subissant des mouvements involontaires habituellement associés à la maladie mentale, souffrant de douleurs et de changements physiques. Cette onction charismatique, vous l'aurez compris, n'est qu'une perversion de l'effusion du Saint-Esprit imputable à l'esprit de la Kundalini. N'oublions pas que Satan est un imposteur depuis le commencement. Son intention a toujours été de ravir l'attention des hommes afin qu'ils l'exaltent lui en lieu et place de son rival : le Christ. Plus il peut nous rapprocher de la chose véritable et plus ses pièges seront efficaces et pourront perdurer. Qu'on l'appelle Jéhovah, Allah, Krishna, Saint-Esprit, Marie Reine du Ciel ou même Jésus, tout masque est bon pour lui tant qu'il lui permet d'usurper l'identité christique afin de garder les hommes captifs de ses esprits de domination terrestres. C'est triste à dire, mais les chrétiens sont les meilleurs missionnaires du diable. L'adoration et les louanges que le faux christianisme offre à ses dieux, nourrissent ce monde de ténèbres et l'élèvent bien plus que ne pourrait le faire le satanisme à proprement parler. Leur but en trompant les âmes est de les maintenir en esclavage. Jusqu'au jour, bien sûr, où le véritable Christ apparaissant en gloire d'une extrémité du ciel à l'autre, fera tomber tous les masques.

«De faux messies surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper même, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis.» Mat 24:24. Et dans 2 Corinthiens 11:13-15, Paul nous rappelle que, comme son nom l'indique, Lucifer s'est fait une spécialité d'apparaître sous la forme d'un ange de lumière. Des siècles de christianisme lui ont permis de parfaire ses talents de comédien. Ses ambassadeurs et ambassadrices sont au-dessus de tout soupçon et ont un talent fou pour séduire et corrompre même les serviteurs de Dieu les plus aguerris, car tout ce qu'il touche se corrompt. Bientôt les chrétiens auront pour ennemis les gens de leur propre maison, comme l’a prédit le Christ. Certes, Lucifer a été créé initialement avec la charge de transmettre la lumière de Dieu aux hommes. Mais par sa rébellion, la lumière de Dieu qui était en lui s'est éteinte, et la mort et les ténèbres ont envahi son camp. Car la vie est dans la Lumière. Jésus est la nouvelle Lumière du monde et celui qui le suit ne marche pas dans les ténèbres. C'est pourquoi Satan et ses anges se tiennent dans le giron des hommes qui cherchent Dieu, afin de pouvoir tirer parti de la lumière qu'ils reçoivent d'en haut. En réalité, beaucoup de choses peuvent sembler authentiques et bonnes dans ces mouvements. Ils produisent une musique entraînante qui dans le monde chrétien passe pour être inspirée, mais qui a souvent le «moi» pour centre au lieu d’élever Dieu, et qui parfois est scandée de manière répétitive afin d'obtenir un effet hypnotique. Ils déclarent opérer des signes et des miracles, et les jeunes sont attirés et semblent déborder d'enthousiasme. Leurs prédicateurs mettent le feu et vont jusqu'à prétendre vouloir apporter au christianisme une dimension jusqu'ici inconnue, dépassant l’œuvre du Christ—Jésus n'a-t-il pas dit que ceux qui croiraient en lui feraient de plus grandes choses que lui? Pour ceux qui sont à la recherche d'un christianisme efficace, l'offre est séduisante. Je dois confesser qu'à un moment donné, après une longue période de sécheresse spirituelle, j'ai envisagé d'y souscrire. Avant de revenir au bon sens biblique et de prendre position. Car, si vous êtes sensible à la vérité, vous ne devriez pas tarder à comprendre que quelque chose ne va pas.

L'impression qui émane de ce mouvement, c'est que les gens y sont manipulés à travers des émotions. On voudrait les conditionner par des déclarations verbales et musicales fortes, soutenues par des démonstrations charismatiques et un affect de type universaliste qui n'est pas sans rappeler l'esprit du bouddhisme, afin de gagner leur allégeance à leurs leaders, pour ensuite les entraîner dans le sillage de la «Jesus Culture». Alors certes, nous avons besoin d'être bousculés par le Saint-Esprit, mais afin d'être conduits en toute humilité et dans la pleine vérité jusqu'à Celui qui doit être élevé. Car si Dieu est amour, l'amour dissocié de la vérité caractérise la séduction de la fausse religion. Le risque, c'est en effet que le mouvement devienne Dieu et qu'une sorte d'exaltation qu'il faut garder vibrante par toutes sortes d'artifices soit son Saint-Esprit. Et pourquoi pas? Les gens ont le droit de faire ce qu'ils veulent ou presque dans notre société. S'ils veulent une meilleure humanité dont la religion sera une autre mouvance pseudo-chrétienne—une de plus—, qu'on la leur donne. Mais les chrétiens qui se veulent authentiques doivent être avertis, et c'est aussi la raison pour laquelle j'ai dû supprimer certains liens sur ma page, et d'autres pourraient devoir l'être également. Le Christianisme ne consiste pas à s'entourer de gens cool et qui nous ressemblent. Vous savez, la beauté, la puissance, la sagesse, la gloire, la joie, l'amour, le bien-être, les richesses, les miracles de guérison — l'autre sait aussi comment nous procurer ces choses. Mais fonder sa religion sur l'innocence d'un cœur pur, acceptant de s'offrir en sacrifice sur l'autel de la folie des hommes afin de nous réconcilier avec le Père, la chose reste très malvenue dans le monde diabolique. Tuer les autres ou les damner pour se nourrir de leur substance, il continuera à le faire sans aucune hésitation. Le christianisme véritable n'existe que dans une pleine obéissance au Père. La malédiction causée par la chute de l'homme doit être inversée. Et malheureusement, nous ne pouvons prétendre aimer le Père et lui obéir et continuer à frayer avec les traîtres à son autorité qui détiennent le pouvoir spirituel sur terre. Nous avons le pouvoir de choisir entre deux paternités, et Jésus n’a pas hésité à dire à ses coreligionnaires qu’ils avaient pour père le diable.

L’église de Bethel prône le dominationnisme : il faudrait que les chrétiens prennent le contrôle de «sept montagnes» qui sont sept sphères de la société: la religion, la famille, l’enseignement, les gouvernements, les médias, l’art et les divertissements, l’économie. Or cette intention peut sembler tout à fait louable. Après tout, Dieu a dit à Moïse que si nous obéissions à ses ordres, il nous mettrait à la tête et non à la queue. Jésus a dit que nous sommes «le sel de la terre». Le sel apporte du goût et c'est aussi un conservateur. Il a ajouté que «personne n'allume une lampe pour la cacher sous la table ou sous un pot. Au lieu de cela, on la place sur un pied afin que tous ceux qui sont dans la maison voient la lumière». Mais en réalité, nulle part dans les évangiles nous ne trouvons la mention d'un ordre de mission nous invitant à conquérir les domaines d'influence de ce monde pour en faire «un monde chrétien». Sommes-nous plus malins que Jésus? «Le serviteur n'est pas plus grand que son maître» a dit Jésus, si toutefois nous sommes encore ses serviteurs. Quand Joseph reçut de Pharaon, la gouvernance sur l’Égypte, ils purent manger le blé de l’Égypte à satiété. Mais il en coûta à son peuple quatre cents ans de captivité et toute la génération qui sortit fut perde dans la traversée du désert. Il fallut une génération qui soit née dans le désert pour que la mentalité de l’Égypte s’estompe enfin. Lorsque Constantin a promu le christianisme au rang de religion d'État, les chrétiens furent comme le chien qui retourne à son vomi. Délaissant leur pouvoir dans le domaine spirituel, ils ont voulu dominer sur les hommes et sur le monde matériel. Mis en confiance et désormais intégrés aux systèmes politiques, ces chrétiens devenus traditionnels ont adopté le fascisme et plus tard le nationalisme et sont devenus les pires contrevenants aux lois de Dieu. Si, selon le sens que l'on donne à ce mot, le dominationnisme doit être considéré comme un piège et une erreur, l'Évangile en revanche représente notre appel en tant que chrétiens. Appliquer l’Évangile consiste à régner, non pas sur le monde présent, mais sur le monde spirituel, sur le péché et sur ce qui découle du péché comme la maladie et la mort. Nous ne voulons pas nous emparer du monde pour Jésus et encore moins le revendiquer pour nous-mêmes au nom de Jésus. Mais nous voulons annoncer le Royaume qui vient en affirmant la souveraineté du Christ sur l'Univers, et le faire à travers des signes forts à l'égard du chaos et du monde démoniaque. Les courants sectaires font leur lit dans le délitement des valeurs évangéliques. Au siècle dernier, on a beaucoup mis l’accent sur l’eschatologie, c’est à dire sur l’enchainement probable des événements des derniers temps. Mais on était parvenu à une conclusion peu convaincante et qui nous désengageait face à nos responsabilités vis-à-vis du monde, qu'on avait appelée: l’enlèvement de l’église. Alors que Dieu avait tant aimé le monde qu'il avait donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle, Dieu maintenant jugeait le monde pour avoir fait fi de sa générosité. Comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, le monde allait se réveiller un beau matin abandonné de tous les chrétiens qui auraient subrepticement quitté le navire. Ceci avait donné lieu à une guerre d'idées parmi les théologiens, concernant un pré-tribulationisme ou un post-tribulationisme, ou pourquoi pas un mi-tribulationisme. La grande angoisse des chrétiens avertis n'était plus de voir leurs frères périr sans connaître le Christ, mais c'était celle de s'assoupir dans la halle d'attente, de manquer le seul vol d’évacuation prévu et de se retrouver dispersés sur une terre qui allait rapidement se transformer en un enfer. Certains films montrent encore la manière dont les gens se représentaient les choses, et bien qu'il y ait du vrai là-dedans, l'angle sous lequel nous avons abordé cet espoir d’un sauvetage miraculeux était certainement faux. On avait également adopté une conception très étriquée de la guérison divine appelée «souveraineté de Dieu», selon laquelle l’homme propose, mais Dieu décide ensuite de s’il veut guérir ou non. En gros, cela consistait à dire que même si Jésus nous a demandé de guérir les malades et qu'il a payé la note pour tous, c'est lui qui en réalité continue de décider de chaque cas. On était simplement revenus à la situation d'avant le Christ et le résultat fut qu’il n’y eut plus de guérisons dans les églises. Ces vues ont fait leur temps. La maladie et les tempêtes de la vie ne doivent pas être considérées comme des outil pédagogique divins, mais elle sont des expressions du chaos sur lesquelles Jésus veut que nous régnions sans partage par sa parole d'autorité. Jésus ne nous a pas laissés démunis face aux circonstances adverses: Parlez aux montagnes qui s’élèvent sur votre route, chassez les démons, guérissez les malades. Si les mauvaises herbes et les ronces envahissent notre jardin, allons-nous rester longtemps les bras croisés à chercher à comprendre ce que Dieu pourrait bien vouloir nous enseigner? Nous allons retrousser nos manches et repousser les envahisseurs! Si du moins nous avons une vision de ce que notre jardin devrait être. La mentalité du Royaume de Dieu correspond à une conversion complète dans notre façon d’envisager Dieu et les choses de la vie.

Les gens doivent être gagnés de toute urgence à cet autre règne, car il est maintenant grand temps pour nous tous de prendre une décision. «Celui qui ne récolte pas avec moi, disperse» a dit Jésus. Appartenons-nous à cette masse de ceux que la vie et les circonstances poussent en avant, et continuerons-nous à subir la tyrannie du méchant sans comprendre, en attribuant nos réussites à la chance et nos malheurs à une fatalité? Ou allons-nous gagner le camp de ceux que le Christ a rachetés de cette vaine manière de vivre héritée de nos pères? Jésus nous dit : «C'est aujourd'hui le jour où tu dois prendre cette décision. Prie-moi maintenant d'entrer dans ta vie, et bientôt tout va changer à tes yeux». Une simple prière comme celle-ci peut nous mener au plus grand miracle que nous connaîtrons dans toute notre existence, qui sera notre nouvelle naissance et le Royaume de Dieu venant dans notre cœur. Mais nous ne devrions pas basculer d’une mauvaise conception de la vie dans une autre, et penser que le royaume, c'est maintenant et pour tout de suite. Les gens ne doivent pas adhérer à ce concept issu du New Age. «Mon royaume n’est pas de ce monde, a dit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs se seraient battus pour que je ne tombe pas aux mains des Juifs. Non, réellement, mon royaume n’est pas d’ici». Qui sont ces serviteurs auxquels le Christ fait allusion? Ce ne sont certainement pas cette poignée d’apôtres apeurés et croulant sous la fatigue qui l’accompagnaient. L’avènement du règne du Christ est un combat épique qui se déroule en réalité au dessus de nous, dans les lieux célestes du monde angélique. Mais nous avons en revanche une responsabilité majeure dans cet avènement : c’est de prier pour que le règne du Seigneur soit établi sur la terre comme il règne déjà dans le ciel, c’est à dire dans l’absolu spirituel, et de nous préparer à l’accueillir. Car si ce règne n’est pas encore établi sur terre, la raison évidente c’est que les hommes n’en veulent pas.

Jésus nous a avertis que pour que son royaume céleste devienne manifeste sur terre, il faudra que survienne une terrible épreuve, semblable à celle à laquelle seuls Noé et les siens et ceux qu’ils embarquèrent avec eux dans l'arche échappèrent. Jésus est désormais la nouvelle arche dans laquelle nous allons trouver refuge, car notre foi ne suffira pas à nous sauver en fin de compte. La Bible annonce que les hommes, sous le patronage des anges rebelles dont on comprend qu’ils ont tout intérêt à vouloir préserver l’existence d’un monde qu’ils se sont accaparé et dont nous sommes les otages, vont travailler à une paix mondiale. Ils vont y parvenir en instaurant un pouvoir politique fort et centralisé et en établissant une religion unique, syncrétique, prenant en compte les diverses sources d'influences. L'idée générale étant que nul ne détient toute la vérité mais que tous y contribuent pour une part. Il est facile d'imaginer qu'une religion conçue pour réconcilier tous les points de vue aboutira à cette situation dépeinte dans Esaïe 5:20, et que Jésus décrit en disant: «Si la lumière qui est en toi devient ténèbres…». Aussi Paul dit que lorsque nous y serons parvenus, lorsque les hommes auront fait taire les prophètes et qu'ils se seront entourés de faux prophètes qui ne leur diront que ce qu'ils voudront entendre, et qu'ils seront parvenus par ce moyen à une situation politique pacifiée et sécuritaire, une ruine soudaine les surprendra. Mes amis, le monde présent est comme le Titanic : il a heurté un iceberg et il est condamné à sombrer. Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, Dieu n’est pas le capitaine de ce navire, mais il est l’iceberg! Jésus ne nous demande pas de prendre la barre d’un navire en perdition pour tenter de le ramener à bon port, c'est à dire de dédouaner notre société en lui procurant un certificat de bonne moralité ou de baptême. Mais il nous supplie en revanche de monter sur le pont du navire pour y organiser le sauvetage des hommes. La famille de Lot dût sortir précipitamment de Sodome sans rien pouvoir emporter. Mais une femme se retourna sur ce qu'ils laissaient derrière eux, et nous connaissons la suite. Jésus nous a prévenus que ceci arrivera pareillement au jour de son avènement. D'où vient alors cette école de pensée selon laquelle les chrétiens vont devoir gagner le monde à la Seigneurie du Christ avant de lui en remettre les clés? Nous aurions chacun nos raisons d’aimer ce monde et de vouloir le préserver dans sa forme actuelle. Il suffit ensuite d’une gymnastique intellectuelle autour du chapitre 16 de Matthieu pour justifier notre voeu sur un plan théologique. D’autres l’on fait avant nous.

Mais Jésus a dit, et nous le trouvons écrit noir sur blanc dans ce même chapitre 16 : «Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la retrouvera. Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme? Ou que pourra donner un homme en échange de son âme? En effet, le Fils de l'homme va venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes.»   Pourquoi n'acceptons-nous pas cette parole avec simplicité de coeur? Ces mots laissent peu de place pour une vision dominationniste. L’histoire à elle seule ne devrait-elle pas nous avoir enseignés sur cette aberration que représente une alliance entre l’église et le monde séculier? Dieu avait dit à nos ancêtres que si nous mangions de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, nous mourrions. «Vous ne mourrez pas mais vous serez comme des dieux!» avait rétorqué le serpent—aujourd'hui il dira que nous deviendrons des «super-chrétiens dotés de pouvoirs exceptionnels». Et nous l'avons cru, et nous avons tout perdu. Toutes sortes de théories circulent autour du millenium, qui voudraient que ces événements annoncés dans la Bible ne soient qu'une vue de l'esprit et que nous soyons entrés dans cette période de paix tout en douceur et sans même nous en être aperçus. Ne soyons pas naïfs. Jésus ne nous dit-il pas que pour que son règne puisse venir, il nous faudra mourir d'une façon ou d'une autre? C'est en tout cas ce que je lis dans ce chapitre 16 de Matthieu et j’en suis désolé pour les coeurs sensibles. Mais Jésus n'a pas la même conception que nous des mots vivre et mourir. En mangeant de l'arbre de la connaissance, nous avons appris que mourir est la pire des chose qui puisse arriver à quiconque, et que nous devrions l'éviter à tout prix. La théologie de la «troisième vague», fait une quasi fixation sur la «dunamis et sur le pouvoir de résurrection». Le christianisme se serait-il lancé dans une quête effrénée de l'arbre de vie? Les chrétiens ne devraient pas chercher à échapper à leur peur viscérale de la mort, comme le monde, c'est à dire dans une fuite en avant. Mais nous avons tous besoin de connaitre la vérité, et la vérité c'est que Jésus a privé la mort de son pouvoir sur nous. Mais Jésus a-t-il promis pour autant que nous ne mourrions pas? Dans un sens, oui. Mais voici ce qu'il dit exactement: «L’heure est venue où le Fils de l’homme va entrer dans sa gloire. Vraiment, je vous l’assure: si le grain de blé que l’on a jeté en terre ne meurt pas, il reste un grain unique. Mais s’il meurt, il porte du fruit en abondance. Celui qui s’attache à sa propre vie la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle». Jean 12: 23-25. Notre victoire sur la mort ne sera pas en évitant de mourir, ou en nous dotant d'une «dunamis», d'un pouvoir qui nous permettra de nous ressusciter les uns les autres. Mais cette victoire consiste à ne plus devoir considérer la mort comme étant l'échec de la vie.

Nous savons que lorsque Jésus est mort, la vie qui était en lui a été multipliée par des millions, et les martyrs le savaient également. Jésus dit aussi que ceux qui se seront réellement attachés à lui ne mourront jamais et qu'ils vivront quand même ils seraient morts. C’est de cette façon que je peux m’imaginer une mise à l'abri de l’église plutôt que son enlèvement. Dans 1 Thessaloniciens 4, Paul parle de la parousie. Il dit que nous les «vivants» qui seront restés, nous serons «enlevés dans les airs pour aller accueillir notre Seigneur». Or nous savons que Paul et tous ceux à qui il s'adressait dans cette lettre sont passés dans l'au-delà. Ceci voudrait dire que dans la pensée de ces premiers chrétiens, ceux qui sont morts en Christ sont vivants pour Dieu, et qu'ils se reposent, ou peut-être pas, dans un lieu où ils attendent le jour de l'avènement de notre Seigneur. Ce lieu ou cette dimension, n'est peut-être pas aussi éloignée que nous le pensons parfois. Il est fait mention dans Hébreux 12, d'une «nuée de témoins qui nous environne». Israël fut à l’abri du pharaon dès qu’ils eurent traversé la mer rouge. Or il est écrit que cette fois-ci, c'est la terre qui s’ouvrira pour engloutir la colère que le dragon aura vomie comme un fleuve afin de noyer la postérité du Christ. Jésus a dit que nous ne devions pas craindre celui qui tue le corps, mais qui ensuite ne peut rien faire de plus. Quand nous, les chrétiens fidèles, nous mourrons ou nous serons mis à mort par les sbires du pouvoir et de la nouvelle religion, les anges nous inviteront à les accompagner dans un endroit sûr, hors de portée du dragon. Sous cette forme immortelle qui est notre véritable identité, nous serons rassemblés dans un lieu ou dans une dimension où nous serons ensemble, nourris, enseignés, envisionnés et affermis, jusqu'à ce que le dragon soit finalement enchaîné par les anges et jeté dans le gouffre de l'enfer. Puis, lorsque la grande épreuve sera passée sur le monde, alors nous apparaîtrons avec notre Seigneur et ses anges, venant sur les nuées comme dit l'Ecriture, et ensemble nous rejoindrons ceux qui auront déjà été ressuscités. Comme aux jours de Noé, avait dit Jésus. Dans son Apocalypse, Jean nous annonce que nous ressusciterons tous au son d'une trompette et que nous deviendrons les artisans d'un règne de paix de mille ans sur la terre. Oh, peut-être que certains survivront à ces événements, sinon sur qui règnerions-nous hormis les souffles du chaos? La Bible nous donne beaucoup d'autres détails sur cette pâque, sur ce passage de l’homme et son accès au règne de Dieu. Une vie suffirait à peine à en étudier tous les tenants et aboutissants. Il est très facile de perdre la vision du but et de s'arrêter au bord de la route en voulant disséquer la parole de Dieu. Mais si nous nous sommes préparés pour le scénario dont Jésus nous brosse le tableau d'une manière simplifiée dans les Évangiles, alors nous devrions pouvoir être intégrés d'une manière optimale à cette nouvelle création.

Les voyages nous ont habitués à pouvoir accéder au meilleur de deux mondes. Malheureusement, je crains que certains évangiles ne nous aient entraînés aux antipodes de l'Evangile de Jésus Christ, et moi le premier. Revenons pendant qu’il en est encore temps, car bientôt il n'y aura plus de retour possible. Les hommes de Dieu de la Bible étaient prêts à subir la faim et la nudité, la torture et les bêtes féroces, plutôt que de se compromettre avec l'adversaire en recevant de sa main la gouvernance du monde. Nous ferions bien de nous inspirer d'eux en ces jours où Satan souhaite «prospérer» les chrétiens de toutes sortes de manières. Il veut nous réjouir et nous divertir, il veut nous enrichir, et il souhaite même nous guérir à travers des miracles étonnants! Mais il voudrait surtout s'emparer des chrétiens en mettant en nous l'autre feu, celui de l'esprit de domination et de puissance qui est en abomination à Dieu, et ainsi marquer nos consciences d'une flétrissure faite au fer rouge, comme étant sa propriété. Sommes-nous comme Ésaü: «peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse», ou allons-nous subir une disette temporaire s'il le faut, afin d'hériter d'une destinée éternelle sur une Terre enfin délivrée du péché? Cet Évangile adressé à un monde qui se perd est malvenu dans une époque où l'homme pense que tout est sous son contrôle, y compris la façon dont il peut influer sur les événements en interprétant les Écritures d'une manière ou d'une autre. Ce message radical était pourtant l'essence même des grands réveils du passé.

Jusqu'à son dernier cri, Jésus est resté entièrement soumis à son Père. Tant de prédicateurs ont bien commencé en étant les fidèles serviteurs de l'Esprit de Jésus. Mais emportés par leur succès ou influencés par leur entourage, ils ont poursuivi leurs programmes dans un esprit très différent, en ambitionnant leur notoriété et celle de leur mouvement au préjudice de l'avènement de leur Maître. Il est très important de prier pour nos dirigeants et ce quel que soit leur mouvement ou leur église, car les responsables de groupes sont la cible de choix des esprits mystificateurs. Souvenons-nous de la tentation du Christ dans le désert, qui fut réitérée lors de sa montée vers Jérusalem, ou encore au Jardin de Gethsémané et finalement au Mont Golgotha : «Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m’a été donnée et je la donne à qui je veux.» En de nombreuses occasions, Jésus aurait pu faire des choix qui l'auraient conduit à devenir l'Antéchrist avant l'heure. Il aurait pu céder s'il n'avait été dévoré par l'amour pour son Père Céleste et pour Sa maison. C'est pourquoi, Jean nous exhorte: «Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.» 1 Jean 4. Jean doit nous rappeler que, hélas, «tout ce qui brille n'est pas de l'or.»

Dieu n'a certainement rien contre les gens branchés et sa création nous montre de mille et une façon qu'il n'est pas un promoteur de l'uniformité. Mais dans Apocalypse 2:14, Jésus nous met en garde contre la doctrine dite de Balaam, qui consiste à vouloir importer les influences du monde dans la spiritualité et la foi chrétiennes. Dans Nombres 22, on découvre l'histoire de ce Balaam. Balaam était une sorte de prophète. Imbu de son statut d'homme de Dieu, il aménageait sa théologie selon les besoins et utilisait ses compétences à la demande. Dieu dut finalement le ramener à la raison en lui parlant à travers son âne. La tradition expose l’Église à vouloir créer un substitut humain à l’œuvre de Dieu. Comme les gens de Babel, la religion veut par tous les moyens se faire un nom et rallier le monde à sa cause. Nous voyons clairement cette tendance émerger du catholicisme. Les initiatives du pape François visant à rapprocher les religions du monde sont conformes à ce que le livre de l'Apocalypse annonce. Ces efforts visant à instaurer la paix dans le monde sont en réalité destinés à prolonger le règne de Satan sur la terre. En contribuant au développement d'une religion mondiale, le prophète du catholicisme facilitera l'avènement de l'Antéchrist. Bientôt, tous ces gens pourraient être désagréablement surpris... Et parallèlement, certaines soi-disantes «onctions charismatiques» ne sont rien d'autre qu'un raccourci vers le surnaturel consistant à inviter des forces occultes à prendre le contrôle d'une communauté. Dans le Lévitique au chapitre 10, nous voyons les fils d'Aaron: Nadab et Abihu, apporter sur l'autel des parfums un feu étranger, c'est à dire un feu qui ne provenait pas de l'autel des holocaustes. Cet acte profondément irrespectueux irrita l’Éternel au plus haut point. Nadab signifie entre autres: «inciter, rendre bien disposé». La racine Ab du nom Abihu signifie «père d'un individu». Nous retrouvons dans ces deux noms la notion d'une contrainte de soumission et celle de vouloir plaire aux hommes, de plaire à son maître, à ses pères spirituels, ou peut-être à un apôtre. Un feu sortit alors de l'autel de l’Éternel et les consuma tous les deux. Ils furent plus tard remplacés par les deux autre fils d'Aaron : Eléazar et Ithamar. Eléazar signifie : «Le Dieu puissant a secouru» et les racines du nom Ithamar peuvent vouloir dire : «qui désire être redressé», comme un disciple, ou encore : dressé comme un palmier, ou peut-être comme une croix. Tout feu de l'esprit qui ne provient pas de la mort sacrificielle de Jésus et de sa résurrection est assimilable à un feu étranger. Il nous est interdit d'intégrer un tel feu à notre adoration et à notre service. Souvenez-vous de cela lorsque vous entendrez un prédicateur «appeler le feu» d'une voix tonitruante sur une personne ou sur une assemblée. Le vrai feu ne tombe pas du ciel sur notre ordre, mais il accompagne ceux qui adorent Dieu en Esprit et en Vérité et qui marchent avec lui avec humilité et un profond respect. «Les justes croissent comme le palmier, Ils s’élèvent comme le cèdre du Liban. Plantés dans la maison de l’Éternel, Ils prospèrent dans les parvis de notre Dieu; Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, Ils sont pleins de sève et verdoyants, Pour faire connaître que l’Éternel est juste. Il est mon rocher, et il n’y a point en lui de méchanceté». Ps. 92:13-16.

Nous devons être enracinés dans une relation personnelle avec le Seigneur, et ceci implique que nous soyons entièrement et fermement fondés sur sa Parole. «Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas», a dit Jésus comme il nous est rapporté dans les Évangiles. Et dans Apocalypse 22, Jésus nous avertit solennellement de ce qui arrivera à ceux qui voudraient ajouter ou retirer à ses paroles. L'église primitive était en proie à une hérésie appelée gnosticisme, un terme qui vient du mot grec gnosis qui signifie connaissance, et qui implique qu'il existe une connaissance expérimentale de Dieu que peu de gens possèdent, et qui intervient au même titre que la parole de Dieu. Or, vouloir adapter la parole afin de légitimer l'expérience nous met en grand danger de nous tromper nous-même et peut être à la source de toutes les erreurs imaginables. Genèse 3 nous raconte comment le malin a tenté nos ancêtres pour qu'ils se nourrissent du fruit de l'arbre de la connaissance. En acquérant pouvoir et sagesse par ce raccourci et par eux-mêmes, ils deviendraient alors «comme des dieux» et seraient suffisamment indépendants pour ne plus avoir à rester dans la proximité de Dieu, à subir son éducation. C'est du moins ce que le serpent leur a fait croire, puisqu'il avait lui-même ouvert cette voie vers l'indépendance par sa rébellion. Mais nous savons ce qui s'est passé en réalité. Par leur désobéissance à Dieu et leur allégeance au malin, les hommes ont pénétré dans l'autre camp et ils ont transféré les prérogatives sur le monde que Dieu leur avait confiées, aux anges déchus. Par conséquent, ils devaient être bannis de la présence de Dieu.   Des résurgences de ce gnosticisme païen sont apparues tout au long de l'histoire de l'église et ont conduit dans les années soixante à des mouvements sectaires comme la Science chrétienne et à des dérives hippies. Cette forme déviante de réveil spirituel est réapparue en 1994 avec la «bénédiction de Toronto», également connue sous le nom de «Lakeland's Revival», et sévit désormais par le biais du «Bill Johnson's Tunnel of Fire», une expérience spirituelle supportée par la NAR, la Nouvelle Réforme Apostolique, qu’il ne faut toutefois pas confondre avec TLR, le mouvement dit de la Dernière Réforme, un mouvement dont la candeur confirme l'authenticité. Cette contrefaçon du réveil est propagée d'une manière subtile et parfois imperceptible pour ceux qui n'ont pas ce discernement, par quelques mouvements évangéliques qui se sont saisis de ce qu'ils n'ont pas su reconnaitre comme étant un ersatz New-Age de puissance et de vision évangélique, avec l'ambition de s'en servir pour conquérir le monde «pour Jésus»— mais peut-être pas exactement avec lui. Pour une personne attirée par les manifestations du réveil, il est consternant et déroutant de se retrouver face à des chrétiens qui sont dominés par ces démons qu’ils imaginent être le Saint-Esprit. Le reste du monde étant prompt à faire des amalgames, ceci cause un tort considérable au véritable mouvement de Dieu.

La leçon à tirer, c’est peut-être de ne pas rechercher une onction particulière auprès des hommes, mais de rechercher Jésus. De ne pas rechercher les frissons et l'effet de groupe, de ne pas aspirer à revêtir le «manteau» d'hommes de Dieu vivants ou décédés—toutes ces choses sont de l'idolâtrie et Dieu les considère comme détestables. De ne pas rechercher non plus une ivresse, mais de rechercher une relation plus profonde, plus engagée et plus sainte avec le Fils de Dieu qui est aussi le Verbe exprimé dans la Bible. Son Saint-Esprit avec nous et en nous est une grâce qui agit avec une puissance sans limite, autres que les restrictions que nous imposons à Dieu en nous les imposant à nous-mêmes. Mais il y a dans les églises dites charismatiques, un énorme problème qui à mon avis trouve son origine dans une mauvaise interprétation du récit de la Pentecôte. Lorsqu'ils furent remplis du Saint-Esprit, les disciples étaient dans un tel état d'excitation et de jubilation que les gens qui les aperçurent pensèrent qu'ils étaient ivres. Être joyeux et sûrs de soi en dépit de la morosité d'un monde qui ne voit que des raisons de se lamenter, peut faire croire à certains que ces gens ont pris des substances. Mais en réalité, personne n'était ivre au jour de la Pentecôte, pas même ivre dans l'esprit. Les gens étaient simplement joyeux ! Paul dit dans 1 Thessaloniciens 1:6: «Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup d’afflictions, avec la joie du Saint-Esprit, en sorte que vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de la Macédoine et de l’Achaïe». Paul les prend en modèle car dans leurs épreuves, ils ont gardé la parole et la joie du Saint Esprit. Dans Néhémie 8:10, nous lisons: «Ne vous affligez pas, car la joie de l’Eternel sera votre force.» Mais certains, sous l'inspiration de qui nous savons, ont voulu nous faire croire, et ceci depuis longtemps, que le signe du baptême dans le Saint-Esprit était une expérience invasive, hilarante et enivrante. Alors, où est passée cette colombe simple et pure qui descendit sur Jésus? Les prédicateurs de la nouvelle vague apostolique insistent sur le fait que nous devrions supplier le Saint-Esprit d'entrer en nous et de nous posséder. Possédés par le Saint Esprit?… Plusieurs videos nous montre des jeunes qui sont frappés par cet esprit, perdre tous leurs moyens et se contorsionner sur le sol comme des ivrognes ou parfois même comme des animaux agonisants. Résister ou contester cette compréhension du baptême dans l'esprit revient pour ces gens à mépriser le Saint-Esprit. C'est effrayant… Voir à quel point les gens peuvent facilement être trompés a de quoi nous inquiéter, surtout lorsqu'on sait que ce phénomène va aller crescendo.

Galates 5:21 nous met en garde contre toute forme d'ivresse, mais précise au verset 22 : «Le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi». Mais le fruit du baptême dans ce faux saint-esprit se manifeste par beaucoup d'agitation et de bruit. Avez-vous vu ces vidéos montrant des chiens rigolos qui poursuivent inlassablement leur queue? Je ne peux m'empêcher de voir en certains prédicateurs contemporains, des agités. La Bible est à peine citée avant que leurs discours ne fusent dans toutes les directions, comme si leurs paroles devaient frapper plus vite que nous ne sommes capables de les esquiver. Il faut sans relâche motiver les troupes et ne pas laisser le soufflé retomber. On sent que les cours de management d'entreprises sont passés par là. Un homme de Dieu que je respecte avait dit un jour: «Le problème qu'on rencontre dans beaucoup d'églises, c'est que ceux qui devraient écouter ne peuvent pas s'arrêter de parler tandis que ceux qui devraient prendre la parole ne trouvent plus rien à dire». Il y a la peur de la page blanche, mais il y a aussi cette logorrhée qui sert à repousser la peur du vide lorsqu'on devrait lâcher prise. Une sagesse populaire dit la parole est d'argent mais le silence est d'or. Mais la Bible dit que comme des pommes d'or sur des ciselures d'argent, ainsi est une parole dite à propos. Je remercie Dieu pour les micros, mais Jésus ne faisait pas vibrer les foules dans des salles aux murs peints en noir à travers les megawatts des amplis. Pouvez-vous imaginer Jésus, mitraillant ses béatitudes de cette façon? Jésus emmenait les gens au soleil de la vraie vie. Et là il leur parlait des oiseaux, des lys des champs, des figuiers, du blé, de la vigne, du travail et des soucis du quotidiens. Il prenait les enfants sur ses genoux, il se penchait sur les estropiés et les aveugles et les touchait. Il prenait à partie les scribes dans leurs bastions, ou il félicitait un passant pour sa répartie. Et les gens qui voyaient cela pouvaient apprendre par son exemple. Ils glorifiaient Dieu en découvrant la bonté et la sagesse de son fils. «Le Fils est le rayonnement de la gloire de Dieu et la représentation exacte de son être», et le Saint-Esprit est l'Esprit de Jésus. Jésus m'est apparu un jour. Pas comme le représentent les images pieuses, mais sous sa forme glorifiée—une expérience qui ne s'est jamais reproduite et que je ne suis pas près d’oublier. Lorsque, tel un soleil, son regard s'est posé sur moi, j'ai été transpercé, sondé dans des profondeurs dont je ne soupçonnais pas l'existence. J'étais un jeune converti, j'avais voulu m'approcher de Dieu, et j'ai pris peur en réalisant mon audace. Mais si je n'avais pas mis un terme à cette vision, mon coeur et mes résistances auraient fondu comme de la glace emportée dans une rivière d'eau chaude, et cette rivière serait probablement devenue un fleuve d'eau vive coulant à travers moi. Lorsque nous sommes dans le Saint Esprit, tout s'arrête et tout reprend, mais d'une façon différente. Ce qui est de l'homme cède au divin. «Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d’elle: elle n’est point ébranlée; Dieu la secourt dès l’aube du matin… Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre», dit Dieu dans le Psaume 46. Alors bien sûr, une génération a grandi avec une console de jeu dans une main et un smartphone dans l'autre… Nous ne pouvons pas rester plus de dix secondes dans cette Présence, sans nous sentir mourir par manque de stimulations neuronales. Nous lisons cependant dans Esaïe 30 : «Car ainsi parle le Seigneur, l’Eternel, le Saint d’Israël: C’est si vous revenez à moi, si vous restez tranquilles, que vous serez sauvés, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force! Mais vous ne l’avez pas voulu et vous avez dit: «Non, nous fuirons à cheval! » Eh bien: Oui, vous fuirez! Vous avez ajouté: «Nous irons sur des chars rapides! » Eh bien! Vos poursuivants seront rapides, eux aussi!…Et pourtant, l’Eternel attend le moment de vous faire grâce». Paul dit que l'Esprit que Dieu nous a donné est un esprit de «sophronismos». Ce mot grec habituellement traduit par sagesse signifie: discipline, maîtrise de soi, tempérance et modération. Mes amis, sachons distinguer la voix de Dieu au milieu du brouhaha du monde. Elie, après avoir expérimenté le vent et la tempête, le feu et le tremblement de terre, l'a reconnue dans un murmure doux et léger. Jésus nous a dit une chose qui n'a pas plu aux religieux: Il a dit que notre Père nous aime. Un père parle avec douceur et il donne de bonnes choses à ses enfants. L' Esprit de Jésus ne nous contraindra jamais. Il ne s'emparera pas de nous et jamais il ne suggérera que nous simulions une onction spirituelle ou singions les attitudes d'un groupe. Il ne nous humiliera pas en nous jetant à terre, à moins que nous venions contre lui en armes. Il ne nous mettra pas un scorpion dans la main ou un serpent dans la colonne vertébrale. Mais il sera en toute circonstance ce que son nom indique: Saint, c'est à dire digne d'être aimé, imposant le respect et l'honneur par sa seule Présence. Toutes ses initiatives auront un sens et elles conduiront à glorifier le Père et Seigneur Dieu Tout Puissant, dans et à travers notre vie.

«Large est la porte et spacieuse est la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et resserré le sentier qui mènent à la vie! Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent!», a dit Jésus. Et Paul a dit à Timothée : «Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi (en Jésus) pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons.» 1 Tim 4. L'église chrétienne a de tous temps été partagée sur certaines questions. Mais désormais, des influences contradictoires se côtoient et se mêlent, pas seulement au sein des communautés, mais dans l'esprit même d'un chrétien. Cette situation devenue inextricable est une malheureuse illustration de la parabole de l’Évangile de Matthieu : «Jésus leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla. Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie? Il leur répondit: C'est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l'arracher? Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.» Matthieu 13. «Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l'une sera emmenée et l'autre laissée; de deux femmes qui moudront ensemble, l'une sera emmenée et l'autre laissée. De deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera emmené et l'autre laissé. “Où Seigneur”, demandèrent-ils? Il répondit: “Là où il y aura un corps, là s'assembleront les aigles”». Luc 17.

Comment cet ennemi de Dieu a-t-il pu semer, dans l'église, une herbe étrangère qui de loin ressemble à du blé mais dont la récolte ne produit rien pour le grenier de Dieu, et qui désormais remplit le champ en dérobant le cœur de tant de braves gens qui se revendiquent pourtant comme étant engagés envers Dieu ? — L’église dormait… Réveillons-nous à la chose véritable ! Si un ersatz de réveil peut être aussi démonstratif, combien plus glorieux sera le véritable réveil ! Suivre Jésus est à la fois la chose la plus simple, et la plus exigeante. Je me suis longtemps achoppé à ces paroles du livre de l'Apocalypse dans lesquelles sont mentionnés ceux qui participeront au règne de Jésus. Il y est écrit : «Ils ont vaincu le diable à cause du sang de l'agneau et de la parole de leur témoignage, et parce qu'ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort». En bref, ils n'auront peut-être rien accompli de très extraordinaire. Mais ils auront su reconnaître celui qui est la Vérité, et ils lui seront restés fidèles en actes et en paroles, jusqu'à la mort. Et aussi peu que cela puisse paraître, tenir cette position représentera le combat ultime de la fin des temps. Ceci devrait nous faire prendre conscience de l'étendue de la séduction qui prévaudra. Ayons de l’ambition pour Jésus, mais sachons distinguer les temps et reconnaitre les valeurs qui vont faire une différence. Qui voulons-nous être? Jésus enseigne que dans son Royaume, il existe un large éventail de positions ou de fonctions, et qu’il nous appartient dès maintenant de choisir celle à laquelle nous voulons aspirer. Il y a forcément les chiens, les ennemis, les opportunistes, les religieux qui se sont approprié la vigne et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge. Ils seront jetés hors de son Royaume. Il y a ensuite les serviteurs, ceux qui ont compris qu’ils ont tout intérêt à accepter que Jésus le Roi des Rois règne sur eux. Mais ils ne savent pas ce que fait Dieu, et dans le fond, ce que fait leur maître ne les intéresse pas car ils n’ont pas saisi le sens de leur filiation. Et puis il y a justement ces fils, ceux qui ont été engendrés selon l’Esprit de Vérité. L’apôtre Paul dit dans Romains 18 que la révélation de ces fils de Dieu est attendue avec une grande impatience par toute la création. Dans cette catégorie des Fils, il existe un groupe dont le statut est encore plus enviable. Il s’agit des amis de l’époux, des confidents du Roi. Ils accompagnent l’Agneau partout où il va, ils contemplent sa gloire, et leur joie est complète. Qui a dit que le christianisme devait être ennuyeux? Le Saint Esprit n'est pas une force impersonnelle. Le Saint Esprit est une Personne et cette personne est toute puissante, de même que la Vérité est la personne de Dieu. On comprendra que le règne de Dieu ne se limite pas à un soi-disant éveil spirituel accompagné de phénomènes étranges—nuée, poussière d'or, plumes d'anges, onctions collectives à caractère impur et déroutant. Tout ça c’est de la poudre aux yeux dont l’origine ne devrait faire aucun doute. Parce que la question ultime que Jésus — l’Époux — nous posera, est celle-ci : T'es-tu laissé distraire de la relation filiale que je t’avais destinée par des personnalités charismatiques, séduisantes, que tu m’as substituées et qui t’ont égaré? Ou t'es-tu au contraire attaché à moi qui suis la seule Vérité, parce que tu m'aimais plus que tout?  — Jésus nous rappelle que les règles qui prévalent dans le mariage sont celles qui vont préserver la sécurité de notre relation avec Lui. Examinons par conséquent chaque chose à la Lumière de la Bible, et retournons à Jésus seul.

 

D'autres passages des Écritures comprennent: Lévitique 10:1-6, Deutéronome 13, Matthieu 7, Matthieu 12:22-35, Matthieu 16:10, Actes 20:28-32, Galates 1:8-9, 2 Thessaloniciens 2, 2 Timothée 3, 2 Pierre 2, Jude 3,4, Apocalypse 22:18-28.

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KUNDALINI WARNING — A false “Holy Spirit” is invading the Church.

This is a hot and in fact very sad topic that all Christians should be aware of, especially young people who are not yet firmly rooted in the scriptural context.

One characteristic of the end times we have entered is an unprecedented spiritual confusion. After the false gospel of the Church and that of the hyper-grace, we are now confronted with a gospel of signs and wonders whose source is certainly not the Holy Spirit.

EXTERNAL LINKS

• Strange Fire Conference — What is happening to Christianity?
• New Age “Jesus” in the Church — The Pentecostal Church has derailed by the Word of Faith movement.
• Christians Together — Kundalini in the church.
• The Lighthouse — About Bethel
• Eric Barger — Is your Church New Age, Emergent, or Christian? Learn to exercise your discernment.
• A. Strom — the New Age shift at Bethel church – Shocking.
• OTG Ministry — Demons Are Real - Holy Spirit versus Kundalini - Must Watch
• Be Vigilant  ! — The Kundalini Spirit has Invaded The Church, masquerading as The Holy Spirit !!!
• TLR — Man set free from the spirit of Bethel.
• TLR — Warning about false spirits creeping into the church.
• Rod Page — “The Bethel Menace.” Words from a man who lived the changes from within.
• BE WATCHFUL — Is my Church under the influence of the “NAR”, the New Apostolic Reformation movement?
• CHALK TALK — Is Your Church Practicing New Age?
• Paul Washer — Unbiblical church music
• Rise on Fire
— What is the Kundalini aiming for, maskerading the Holy Spirit in the Church?
• Heidi Baker (and others) Imparting Demons And Casting Spells At Bethel Church .

Last updated: april 17 2019

Listen US voice

Listen AUS voice

 

• THE SPIRIT OF THE KUNDALINI (A documentary film, but please watch only what is necessary to convince yourself and then take a deep breath of fresh air by reading the Bible.)


Imported decades ago within a fringe of Pentecostal Christianity by the promoters of eastern meditation techniques, the Kundalini or spirit of the "Serpent of Fire" continues to spread around the world, carried by the apostles and the evangelists of the NAR, the New Apostolic Reformation movement. Combining a kind of spiritual invasion described as a charge of electricity and “liquid love” to the Christian faith, this experience appeals to people of all ages, but mainly to young people who have not known the real thing.

Many would witness that after receiving the Holy Spirit, they experienced great inner freedom and felt subsequently more alive than ever. But when the Spirit of God does a beautiful and pure work, the Babylonian Christ—the governor of this world and the author of all religious counterfeits—is never far behind ! Having attended a newly established local evangelical church, there I was surprised to see some of the young people evolve very strangely, shouting involuntarily, taken with spasms and jolts as if struck, casting their heads back and swaying right and left like snakes during the times of prayer. I say it out of hand, these manifestations which sometimes remind a syndrome of Gilles de la Tourette, are not manifestations of the Holy Spirit. But they emanate from demons propagated by Hinduism and present in disciplines such as New Age Reiki and yoga. They are particularly related to the awakening to the Kundalini, the “Serpent of Fire”. After investigating the origin of this strange phenomenon in the church, I found that these young people had been in direct or indirect contact with the Bethel Church movement in Redding, California. Several Christian organizations warn of what is happening there, explaining that the organisation is infiltrated by the spirits of the New Age. Well-known names in evangelical circles are actively involved, but many other pastors and evangelists may have been contaminated to some extent. The trend is promoted by some Christian television networks and spreads exponentially to many local churches around the world. Supported by a Bible school, by pastors and evangelists and by music labels, this movement feeds mainly on the lifeblood of other churches, and by the magnitude of the phenomenon, this becomes a real concern. A very sad situation really, because many people drawn into this movement are exceptional, both in human terms and in their faith and commitment. Unlike other churches where people drowse while waiting for Jesus to pick them up, they are very active in the areas of healing and in the transmission of spiritual knowledge. They kind of evangelise young people and are keen to promote a culture of honour towards their members and the many visitors who come to Redding for a school or simply for an initiatory trip. These churches are also doing remarkable humanitarian work. The movement inspires confidence. But unfortunately, praise must stop here, because behind this apparent honourability lies a much darker reality which relates to the nature of the spirit that manifests itself in this place.

We are not called to criticise other churches and people and to expose their errors. Instead of being productive, this attitude would place us in the midst of a bucket of crabs where those who try to get out are grabbed by others and pulled back. The missed Derek Prince once said, “Do not get caught up in trying to correct other's errors, but expose the whole truth instead (author's note: in the manner of Stephen). The error is voluble as the strange woman of the Book of Proverbs who seeks a lover. You are trying to bring her back to her sense, but a dozen more solicitations may have arisen before you ever succeeded”. So let's not get caught up in a fight of uncertain outcome we would probably not win. But the Bible urges us to beware of false prophets and to ensure that the Gospel we keep is not a denatured gospel. When unconventional manifestations emerge, the occasion is sometimes too good for the sorrowful minds to deny the whole supernatural aspect of the Gospel. This website for instance, provides detailed and sometimes useful information on many sectarian currents. The problem is simply that its initiators do not believe that the supernatural power of the Gospel has survived the Book of Acts. But if you take the supernatural from the Gospel, you have at most a legend: “God visiting his own and his own not recognising him”. Stories entertain but they will not change the world. This other initiative deserves to be welcomed. However, after seeing the list of content, I realise that all those who wanted to leave the evangelical status quo are now watched closely and are no longer entitled to the slightest misstep, regardless of the fruits they carry. There are also the usual hesitations about God's willingness to heal, which too often serve to justify the lack of results of Christians. The Bible is clear: Where there is hesitation, there can be no faith, and as long as we are double minded, we receive nothing. So let's keep from throwing the baby out with the bathwater, but let's not be naïve. The Bible is full of warnings against world influences seeking to creep into the church, and God sees their fostering as marital treason. Some would say : “Take what is good from anywhere, and spit out the pips”. But Jesus knows what we are made of and he is far more radical : “Make a tree good and its fruit will be good, or make a tree bad and its fruit will be bad, for a tree is recognized by its fruit”.

You've probably seen this reality show that demonstrates how much men can be influenced and are sometimes unaware enough to lend themselves to such spiritual manipulation, in which the wizard and hypnotiser Messmer takes control of a group of individuals, making them all fall to the floor, or transforming them into whatever he wants, even into animals. This already existed in the time of the apostles. In Acts 8:10, we are told of the story of Simon the Magician, “who, thinking of himself as an important person, exercised magic and amazed the people of Samaria. All, from the least to the greatest, listened attentively to him, and said: This is the power of God, which is called the great”. But when Simon saw the miracles performed by the apostles, he was impressed and he wanted to buy that power from them. Simon considered himself a follower of Jesus. He wanted to become like the apostles. But Peter and John reproved him severely: "You have neither part nor right in this matter, for your heart is not right before God. So turn away from the evil that is in you, and ask the Lord to forgive you, if it is possible to have such intentions in your heart. Because, as I see, you are filled with bitterness and malice and you are captive to evil”. A characteristic of this phenomenon is spiritual confusion. Those who are caught by this spirit believe that they are doing good, and are not even aware of the true nature of what lives in them. This is exactly what had happened to John some time before, who wanted to call fire from above on a town where Jesus and the disciples had not been welcomed worthily. This suggests that the key evangelists of the day were influenced or even largely won over to a form of power that had nothing to do with the Holy Spirit, and Jesus had to rebuke them: “You don’t know what kind of spirit you belong to. This is why, in Matthew 7, Jesus warns us, and this is a key phrase of the Gospel : “Not everyone who says to me, ‘Lord, Lord,’ will enter the kingdom of heaven, but only the one who does the will of my Father who is in heaven. Many will say to me on that day, ‘Lord, Lord, did we not prophesy in your name and in your name drive out demons and in your name perform many miracles?’ Then I will tell them plainly, ‘I never knew you. Away from me, you evildoers!’ The thought that many of those who performed miracles may ultimately be reprobate, is troubling. We often think, and this has been widely taught by religion, that accomplishing miracles is a proof of holiness in itself. In fact, miracles prove nothing. Pharaohs magicians reproduced most of the miracles of Moses. Just as there are physical laws that apply to all, good and evil, there are spiritual laws. The Bible says that God does not repent on his gifts, that is, he will not automatically sanction a man by taking away his spiritual capabilities. The people of Babel, for instance, had found the divine key to fulfilling wishes. But because they acted independently from him and in fact in another spirit, God had to intervene. He undermined their unity to prevent them from completing their megalomaniac projects. And in 2 Thessalonians 2 Paul says : “The coming of the lawless one will be in accordance with how Satan works. He will use all sorts of displays of power through signs and wonders that serve the lie, and all the ways that wickedness deceives those who are perishing. They perish because they refused to love the truth and so be saved.” This should answer those who would see in my speech an attack on the unity of Christians. Paul says in 2 Corinthians 11: «The thing that has me so upset is that I care about you so much — this is the passion of God burning inside me! I promised your hand in marriage to Christ, presented you as a pure virgin to her husband. And now I’m afraid that exactly as the Snake seduced Eve with his smooth patter, you are being lured away from the simple purity of your love for Christ. It seems that if someone shows up preaching quite another Jesus than we preached — different spirit, different message — you put up with him quite nicely». Can one be a Christian and be closed to the love of truth? I fear that the answer is a yes without hesitation. All who have substituted for the paternity of the Holy Spirit, a tradition, a movement, a holy father or an apostle, are in great danger of being lost.

Some contemporary preachers pass on by the laying on of hands, what they call : a impartation of power or a “dunamis”. The practice might seem Biblical since in the book of Acts, we read repeatedly that the apostles laid their hands on people and then the Holy Spirit came upon them, or that they received the Spirit of Jesus after the imposition of the hands of the Apostles. After receiving the Holy Spirit, people were able to do the same things Jesus did — namely, to speak in other languages, to access an unusual wisdom, to see in the invisible, to hear what the Spirit says in order to follow his instructions, to boldly announce the coming Kingdom and see men convinced of their need for repentance, to heal the sick, to drive out demons; sometimes even to move in the space-time in the manner of Jesus or Philip, to work with the angels, to live together in good harmony and in reality a host of very convincing demonstrations, necessary for the propagation of the good news of Jesus, the Saviour of Humanity. In 2 Timothy 4:6, Paul reminds Timothy to rekindle the “charisma” he has received through the laying on of his hands, which consisted in a particular boldness to overcome his natural shyness and to speak out the truth. There was this ancestral practice amongst the Jews that consisted of imparting blessings to others by the laying on of hands. This act could be two-sided. It was used to convey a blessing in a family, for example as when Jacob blessed his sons on his death bed, or to rehabilitate the person who had been excluded within the group. It was also used to transfer a curse to for instance a person who had sinned, so that the community would be relieved from the consequences of the fault that had been committed within it. And then Paul reminds Timothy that the Spirit God has given us is not a spirit of shyness, or fear and cowardice, but a spirit of strength (dunamis), love (agape), and wisdom (sophronismos). Paul also tells Timothy that he should not lay hands hastily for fear of participating in the sins of others. But in reality, the Word of God never says that the Apostles transmitted the Holy Spirit through the laying on of their hands. What they did when they put their hands on people was the expiation of the sins after they had been baptized. It was also and foremost, transmitting the redemptive blessing and freeing the captives by driving out diseases and evil spirits. It is only to the extent that a glass has been emptied of its contents that it can then be filled with a new wine. God does not need us to fill others with his Spirit. But since the church is a family, God has chosen to ask us to welcome new members in this way, so that the Life that is with the family is also present on each of its members. The Holy Spirit of God is a family spirit. You meet Christians from other cultures and you immediately realize that you are from the same family. … This meaning may be missed those who do not have the right motives, as was the case with Simon the magician who imagined that the Holy Spirit was simply a force possessed by the Apostles and transmitted by the laying on of their hands. He saw in this blessing a miraculous power, a “dunamis” from which he could get profit if he bought it for money. This aspect on which God has made me stumble is actually what allowed me to discover how to distinguish truth from falsehood. For, due to our imperfections, our education, the warnings and threats sometimes of those who will qualify our questioning of attacks on those who are anointed by God, it can be very difficult for us to make this distinction and dare to express our feelings. In Matthew 23, Jesus himself encourages us not to yield to the intimidations of religious paternalism: “One is your Father, one is your master, one is your leader.” The Holy Spirit is this all at once, and the church is his family first, and He makes it ours too.

In 2 Chronicles 18, we read that Micaiah said to the king, “So now the Lord has put a deceiving spirit in the mouths of these prophets of yours.” To which Zedekiah, who was one of these four hundred erring prophets, answered after having struck Micaiah: “Which way did the spirit from the Lord go when he went from me to speak to you?. We understand through this event that the opinion of the greatest number is not necessarily the truth, even though we would be in the presence of a whole assembly of prophets. We also see how pride can blind men of God, and make them arrogant when they have political support. In the first Book of Kings in chapter 19, Elijah the prophet lived at a time when the Baal were revered in Israel. King Ahab and his Queen Jezebel entertained a crowd of prophets who were all at their heels, and the people swallowed the water. So much so that Elie wondered if he was alone in seeing their game clearly, or if he might have gone mad. God reassured him on this point. He also revealed to him that these people were all going to perish, but that he had reserved for himself a remnant among the people: seven thousand men who had not bowed their knee before the Baal. A study of what the Baal represent would no doubt be very instructive. Ahab and Jezebel represent a paradigm that is regularly found in the political world, but also in the churches: the alliance of a male personality with great responsibilities but impressionable and in some aspects puerile, and a female personality disturbed but determined to overcome her frustrations by using the status and decision-making power of her husband. Jezebel was the daughter of Ithobaal, king of Tire and Sidon. She represented in Israel, the values ​​of the new age of her time. All this political and religious intelligentsia seemed flourishing and prosperous. But God was going to place a stumbling block in the person of a certain Jehu, to crush the whole building and put an end to this madness. In Matthew 21, Jesus claimed to be himself a rock of scandal : “Anyone who falls on this stone will be broken to pieces; anyone on whom it falls will be crushed”.

Contrasting with the sterile pompousness of the political and religious class, when Paul and Barnabas healed this man who had never walked, they then had to humble themselves in order not to be elevated to the rank of gods, so much so that they were despised and finally stoned. And when Peter and John healed the paralytic, they had to explain what had happened and said : “Oh, Israelites, why does this take you by such complete surprise, and why stare at us as if our power or piety made him walk?”.   “Faith in Jesus’ name put this man, whose condition you know so well, on his feet — yes, faith and nothing but faith put this man healed and whole right before your eyes”. The power available to Christians does not reside in them, but resides in their faith in the name of Jesus. The program does not reside in the computer, but it is in the “Cloud”, so to speak. I like the way Art Thomas who is a leading teacher in healing puts it: “It's a union with Him, it's a partnership. It's a dance where we let Him lead. It's the branches that bear fruit, but the vine bears the branches”. Moreover, Jesus clearly described it this way when we read in Acts 1: 8, “But you will receive power when the Holy Spirit comes upon you; and you will be my witnesses in Jerusalem, and in all Judea and Samaria, and to the ends of the earth”. And indeed on the day of Pentecost: “They saw what seemed to be tongues of fire that separated and came to rest on each of them. All of them were filled with the Holy Spirit and began to speak in other tongues as the Spirit enabled them.” We read that they were filled with the Holy Spirit, but that the power rested upon them. We see again that Jesus did not mean this partnership in such a way that we would be equipped to do the job on our own. But if we obey him, he promises to accompany us and to intervene with supernatural acts, to confirm that what we are announcing is the truth. “Very truly I tell you, whoever believes in me will do the works I have been doing, and they will do even greater things than these, because I am going to the Father. And I will do whatever you ask in my name, so that the Father may be glorified in the Son. You may ask me for anything in my name, and I will do it.” John 14. Again, the primary purpose of miracles is not to relieve the ills of humanity. Nor is it to draw people to church. God does not want to make us superheroes with superpowers who would put them at the disposal of our fellow men. But he wants to make us super-servants of Christ who are super-confident in their Lord, and who have a super-relationship with Him through His Holy Spirit, and that should make people envy. Miracles are meant to glorify–not us–but our Father in us. If we honour Him this way, our Father will glorify himself in us and this will be more than sufficient for us. Who is our Father if not He who gave us his Spirit in a new birth? “Then the disciples went out and preached everywhere, and the Lord worked with them and confirmed his word by the signs that accompanied it. Mark 16:20.

The gospel of Jesus Christ is really about this newfound relationship between men and their heavenly Father. Now, when we are in this relationship, it is enough to have received the Holy Spirit and to have been introduced through him in a new way of considering all things, to be now fully equipped for the tasks Jesus has assigned us. Even though maturity will be acquired with the experience, there is no need to receive an additional anointing or apostolic mantle or whatever, in order to bring healing — these so-called anointings are a concept of the old covenant in which things had not yet reached their completeness. The prophets and kings of the old covenant did not have the Spirit of Jesus with them in the way he is now with us. We may need an activation though, but that's a matter of learning to release our faith through the example of someone, and never a spiritual bonus passed on by that someone. In order to see the most amazing demonstrations of divine power, it is actually enough to have an entire faith in the fact that Jesus is all mighty and that he accompanies us. And as we obey his words and get committed to bringing the Gospel, his Holy Spirit will stand at our side and bring healing and freedom. The problem, if there is, is never on God’ side. We might however have to learn what having an entire faith in him means.

But the temptation has always been to receive the gifts and to leave out the donor, or to receive dominion without accepting submission. Jesus' original idea was never to build churches that would work for themselves. Jesus wants us to be a light in the house, his witnesses in the midst of the world. As soon as a group of Christians moves away or closes to this vision, this group loses the leadership and the renewal of the Spirit. Those who are called to responsibilities then cannibalise the flock, and all becomes pathetic.

In Revelation 17, we see that rulers get their power by spending one hour with the beast. That's all they are required: Three years walking with Jesus and then maintaining a permanent relationship with Him through the Holy Spirit, or just an hour spent with the devil, and you are appointed apostle or leader. This tells us that during that interview, rulers are passed on a spirit, and that spirit is then using those rulers as puppets to accomplish the work of the devil. In John's first letter, in chapter 2, we read that the distinctive sign of the spirit of the Antichrist is to be found in the status he gives to Jesus. For example, Pope Francis said that Jesus' death on the cross was a failure. Would God have failed? And as is the case in many cults, the leaders of the NAR believe that Jesus walked in the flesh as a man, and not as God. For them, the experience of faith must go beyond what Jesus has done. We ought to be entrusted with a spiritual power and we must learn to channel it, just like the Reiki healers. Thus, those who have received power in themselves through the Tunnel of Fire experience as part of the School of the Supernatural Ministry set up by the Church of the New Apostolic Reformation, describe this experience as a charge of electricity and “liquid love”, flowing on their head and invading their arms, causing them to lose control of themselves and behave irrationally. Strangely, this formula matches what those who have been activated or awakened to the Kundalini describe. It also matches what some people who resorted to Hindu healers or to magnetisers have felt. If you feel, when you pray earnestly for your own deliverance, that a force is controlling you, clasping your head, present in your arms as if they were crossed by electricity, do not think that it is the Holy Spirit. It is a satanic power and you need to be set free. In Eastern religions, the Shakti allows Gurus to captivate their followers by placing them under powerful controlling spirits. People who, undergoing the oppression of spirits they can locate along their spine, are then forced to consult in psychotherapy, describe themselves as feeling disengaged from their previous sense of self (experiencing a personality change), having irrational compulsory behaviours, strange visions, undergoing involuntary movements usually associated with mental illness, suffering from pain and physical changes. This charismatic anointing, as you will have understood, is a perversion of the spreading of the Holy Spirit attributable to the spirit of the Kundalini. Let's not forget that Satan is an impostor from the beginning. His intention has always been to divert the attention that men bring to God so that they may exalt him instead of his rival: the Christ. The closer he can bring us to the real thing, the more effective his snares and the longer they will last. Whether called Jehovah, Allah, Krishna, Holy Spirit, Mary Queen of Heaven or even Jesus, every mask is good for him as long as it allows him to usurp Christlike identity in order to keep men captive of his spirits who rule on this earth. This is sad to say, but christians are the devil's best missionaries. The adoration and praise that false christianity offers to its gods feeds this world of darkness and raises it far more than Satanism properly speaking could ever do. Their purpose in deceiving the souls is to keep them enslaved. Until the day, of course, when the true Christ appearing in glory from one end of the sky to the other, will bring down all masks.

«For false messiahs and false prophets will rise up and perform great signs and wonders so as to deceive, if possible, even God’s chosen ones. See, I have warned you about this ahead of time.» Matt 24:24. And in 2 Corinthians 11: 13-15, Paul reminds us that as his or her name suggests, Lucifer has made a specialty of appearing as an angel of light. Centuries of Christianity have allowed him to perfect his acting skills. His ambassadors and ambassadresses are above all suspicion and have mad skills to seduce and corrupt even the most seasoned servants of God, because everything he touches gets corrupted. Soon, Christians will have for enemies the people of their own house, as predicted by Christ. True: Lucifer was was originally created with the charge of transmitting divine light to men. But by his rebellion, the light of God that was in him was extinguished, and death and darkness invaded his camp. Life is in the Light and Jesus is the new Light of the world. He who follows him does not walk in darkness. That is why Satan and his angels hang around those who seek God, so that they can take advantage of the light they receive from above. In reality, many things may seem authentic and good in these movements. They produce catchy music that in the Christian world is thought to be inspired, but which has often the “me” at the centre instead of elevating God, and is used sometimes repetitively with a hypnotic effect. Young people are attracted and overflow with enthusiasm. Their preachers are set on fire and they claim to want to bring a hitherto unknown dimension to Christianity, going even beyond the work of Christ—did Jesus not say that those who believe in him may do greater things than he did ? For those who seek an effective Christianity, the offer can be very attractive. I must confess that at some point, after a long period of spiritual drought, I considered subscribing to it. Before returning to biblical good sense and taking a stand. For, if you are sensitive to the truth, you should soon realise that something is wrong.

The impression that emanates from this movement is that people are manipulated through their emotions. They are being conditioned through loud verbal and musical declarations supported by charismatic demonstrations and a universalist type of affect that is reminiscent of the spirit of Buddhism, which serve to win their allegiance to their leaders, and are then embarked in the train of “The Jesus' Culture”. So, of course, we need to be jostled by the Holy Spirit, but in order to be led in all humility and full truth to Him who must be lifted up. For if God is love, love dissociated from truth characterises the seduction of false religion. The risk is that the movement becomes God, and a kind of exaltation that must be kept vibrant by all sorts of devices is his Holy Spirit. And why not? People have the right to do more or less what they want in our society. If they want another pseudo-Christian religion —one more—, give it to them. But Christians who want to be authentic must be warned and that is also the reason why I had to delete some links on my page, and others might have to. Christianity is not about surrounding ourselves with cool people who look and think like us. You know : beauty, power, glory, wisdom, joy, well-being, riches, healing miracles — the other knows how to get us those things. But to base one's religion on the innocence of a pure heart, accepting to offer himself as a sacrifice on the altar of the folly of men in order to reconcile us with the Father, this remains very untimely in the devilish world. To kill others or to damn them to feed on their substance, he shall continue to do it without hesitation. But true Christianity exists only in full obedience to the Father. The curse caused by the fall of man must be reversed. And unfortunately, we can not claim to love the Father God and obey Him, and continue to fray with traitors to His authority who hold spiritual power on earth. We have the power to choose between two paternities, and Jesus did not hesitate to tell his fellow believers that their father was the devil.

The Church of Bethel advocates dominationism : Christians must take control of “seven mountains” which are seven spheres of society : religion, family, education, governments, the media, art and entertainment, economics. This intention may seem quite commendable. After all, God said to Moses that if we obeyed His commands, He would put us at the head and not at the tail. Jesus said that we are the salt of the earth. Salt brings taste and it is a preservative. He said also that “no one lights a lamp and puts it in a place where it will be hidden, or under a bowl. Instead, we place it on a stand so that everyone in the room sees the light”. But in reality, nowhere in the Gospels do we find mention of an order of mission inviting us to conquer the world's domains of influence to make this world a “Christian world”. Are we smarter than Jesus? The servant is no greater than his master, if at least we are still his servants. When Joseph received from Pharaoh, the governance over Egypt, they could eat the wheat of Egypt to satiety but it cost his people four hundred years of captivity and the whole generation that went out was lost during the crossing of the desert. It took another generation that was born in the wilderness for the the mentality of Egypt to start fading away. When Constantine promoted Christianity to statehood, Christians were like dogs returning to their vomit. Abandoning their authority in the spiritual realm, they wanted to dominate over men and the material world. Trusted and now integrated into the political systems, they turned their faith into a tradition and adopted fascism and later nationalism, and became the worst offenders to the laws of God. If, depending on the meaning given to the word, dominationism should be considered as an error and a snare, the Gospel on the other hand represents our call as Christians. To apply the gospel is to reign, not in the present world, but over the spiritual world, over sin and that which flows from sin like sickness and death. We do not want to take the world for Jesus, let alone for ourselves in the name of Jesus. But we want to announce the coming Kingdom by affirming Christ's sovereignty over the Universe, and to do so through strong signs aimed at chaos and the demonic world. The sectarian currents make their bed in the disintegration of evangelical values. In the last century, much emphasis was placed on eschatology, that is, on the probable sequence of events of the end times. But we came to an unconvincing theory that disengaged us from our responsibilities towards the world, which had been called: “the rapture of the church”. While God so loved the world that He had given His only begotten Son so that whoever believes in Him should not perish but have eternal life, God now judged the world for ignoring His generosity. Like a thunderclap in a blue sky, the world would wake up one fine morning abandoned by all the Christians who would have surreptitiously left the ship. This had given rise to a war of ideas among theologians concerning pre-tribulationism or post-tribulationism, or why not a mid-tribulationism. The great anguish of wise Christians was no longer to see their brothers perish without knowing Christ, but it was to fall asleep in the waiting hall, to miss the only planned evacuation flight and to remain scattered on an earth that would soon turn into hell. Some films remain that show the way people were portraying things, and although there is some truth in it, the angle by which we approached that hope for a miraculous rescue was certainly wrong. There was also a very narrow conception of divine healing called “the sovereignty of God”. Man proposes, but God disposes. Man prays and asks God to heal someone and then God decides whether he wants to heal or not. Basically, it was as to say that even though Jesus asked us to heal the sick and he paid the bill for everyone, God continues to decide on case by case whether that person deserves to be healed or not. We had simply returned to the situation that prevailed before Christ and the result was that there were no more healings in the churches. These views have had their day. Sickness and the storms of life should not be considered as divine teaching tools, but they are expressions of the chaos on which Jesus wants us to reign unchallenged by his word of authority. Jesus did not leave us helpless to face adverse circumstances: “Speak to the mountains that rise in your way, cast out demons, heal the sick”. If weeds and brambles invade our garden, are we going to sit idly by and try to understand what God might want to teach us? We will roll up our sleeves and repel the invaders! If at least we have a vision of what our garden should be. The mentality of the Kingdom of God corresponds to a complete conversion in our way of looking at God and the things of life.

People must be urgently won over to this other reign, because it is now high time for all of us to make a decision. “He who does not reap with me, scatters”, said Jesus. Do we belong to this mass of those whom life and circumstances push forward, and will we continue to suffer the tyranny of the wicked without understanding, attributing our successes to luck and our misfortunes to a fatality? Or are we going to rejoin the camp of those whom Christ redeemed from this the vain way of life inherited from our fathers? Jesus tells us: “Today is the day when you must make this decision. Ask me now to enter in your life, and soon everything will change in your eyes”. A simple prayer like this can lead us to the greatest miracle we will ever experience, which will be our new birth and the Kingdom of God coming to our heart. But we must not fall from one misconception into another and think that “the kingdom is now”. People must not adhere to this New Age concept. My kingdom is not of this world, said Jesus. If it were, my servants would fight to prevent my arrest by the Jewish leaders. But now my kingdom is from another place.” Who are these servants to whom Christ refers? It is certainly not this handful of apostles who accompanied him, who were overcome by fatigue and fear. The advent of the reign of Christ is an epic combat that is taking place above us, in the heavenly realms of the angelic world. But on the other hand, we have a major responsibility in this advent: It is to pray for the Lord's reign to be established on the earth as he already reigns in heaven, that is, in the spiritual absolute, and to prepare to welcome him. For if this reign is not yet established on earth, the obvious reason is that men do not want it.

Jesus warned us that before his heavenly kingdom becomes manifested on earth, men will face great adversity, something similar to that which only Noah and his own and those that embarked in the Ark escaped. Jesus is now this new ark in which we can take refuge, for faith alone will not be enough to save us in the end. The Bible announces that men, under the patronage of rebellious angels who we understand have every interest in wanting to preserve the existence of a world they have monopolised and of which we are now hostages, will work for world peace. They will achieve this by establishing a strong and centralised political government and by creating a unique syncretic religion, taking into account the various sources of influence. The general idea is that no one holds the whole truth but all contribute to it. It is easy to imagine that a religion designed to reconcile all points of view will lead to this situation portrayed in Isaiah 5:20, and that Jesus describes by saying, “If the light that is in you becomes darkness ...” Therefore, Paul says that when we will have reached that goal, when men will have silenced the true prophets and surrounded themselves with prophets who will tell them only what they want to hear, and will believe that by achieving this they reached a safe and secure political climat, “sudden ruin will surprise them”. My friends, the present world is like the Titanic: it has hit an iceberg and it is doomed to sink. Contrary to what many people think, God is not the captain of this ship, but he is the iceberg! Jesus does not ask us to take the helm of a ship in distress to try to bring it back to some safe haven, that is to say, to clear our society by giving it a certificate of good morality or of baptism. But he begs us on the contrary to get on deck and to organise the rescue of the men. Lot's family had to rush out of Sodom without being able to take anything away. But a woman turned and looked at what they had left behind, and we know what happened. Jesus warned us that this will happen just in the same way on the day of his coming. Where does this school of thought come from, according to which Christians will have to win the world to the Lordship of Christ before handing over the keys to him? We would each have some good reasons to love this world and to want to preserve it. All it takes is some mental gymnastics around chapter 16 of Matthew, to justify our vow on a theological level. Others have done it before. Jesus said, and we find it written black on white in this same chapter 16: “Whoever wants to be my disciple must deny themselves and take up their cross and follow me. For whoever wants to save their life will lose it, but whoever loses their life for me will find it. What good will it be for someone to gain the whole world, yet forfeit their soul? Or what can anyone give in exchange for their soul? For the Son of Man is going to come in his Father’s glory with his angels, and then he will reward each person according to what they have done.”

Why don't we accept his words with simplicity of heart? These words leave little room for a dominationist vision. Should not history alone have taught us about this aberration that represents an alliance between the church and the secular world? God once said to our ancestors that if we ate from the tree of knowledge of good and evil, we would die. “Not at all, you shall not die but you will become like gods”, the snake retorted. Today he doesn't say “gods”, but he says “super-Christians imparted with extraordinary powers”. And so we believed the lie, and we lost everything. All sorts of theories are circulating around the millennium, saying that the events announced in the Bible are only a view of the mind and that we have already entered this period of peace, smoothly and without even realising it. Let's not be naive. Jesus said that in one way or another, we will all have to die. Yes, that's what I read in this chapter 16 of Matthew, and I'm sorry for the faint hearted. But Jesus does not have the same definition as us of the words live and die. By eating of the tree of knowledge we know that to die is the worst thing that can happen to anyone, and that we should avoid it at all costs. Today's “Third Wave” theology is all about “dunamis and resurrection power”. Is Christianity just about seeking the Tree of life? It is not a wild rush forward that people need, but it's truth. We know that Jesus ript death from it's power over us, but did Jesus promise that we should not die? In a sense, yes. But his exact statement is this: “The hour has come for the Son of Man to be glorified. Very truly I tell you, unless a kernel of wheat falls to the ground and dies, it remains only a single seed. But if it dies, it produces many seeds. Anyone who loves their life will lose it, while anyone who hates their life in this world will keep it for eternal life.” John 12:23-25. Our victory over death is not that we should not die or that we should get hold of some “dunamis” to resurrect one another, but it is that we no longer have to fear death as failure to live. We know that when Jesus died, the life that was in him was multiplied by millions, and it's something the martyrs knew also. Jesus says elsewhere that those who are really attached to him will never die, and that they will live even they should die. That's how I can imagine a sheltering of the church rather than its rapture. In 1 Thessalonians 4, Paul speaks of the “parousia”. He says that we, the “living” who have remained, we will be "taken up into the air to welcome our Lord". Now, we know that Paul and those he addressed in this letter have all passed into the hereafter. This would mean that in the thinking of these early Christians, those who died in Christ are still alive to God, and that they remain somewhere where they wait for the day of the coming of our Lord. This somewhere could be a dimension that is not as far away as we may think. There is, in Hebrews 12, the mention of a “cloud of witnesses that surrounds us”. Jesus said that we should not fear the one who kills the body but who can't do anything more. When as faithful christians, we will die or when we will be put to death by the henchmen of power and the new religion, the angels will invite us to accompany them in a safe place, out of the reach of the dragon. In this immortal form which is the real us, we will be gathered in a dimension where we will be together, fed, taught, envisioned and empowered, until the dragon is eventually chained by the angels and thrown into the pit of hell. And once this great trial over the earth is over, then will we appear with our Lord and his angels, coming on the clouds as the Scripture says, and we will join those who have already been resurrected. Just as in Noah's days, Jesus said. In his Apocalypse, John tells us that we will all resurrect at the sound of a trumpet and that we will become the artisans of a thousand-year reign of peace on earth. Oh, maybe there will be some who survived these events if not who would we rule on except the breaths of chaos? The Bible gives us many more details about this Passover, this passage of man and his access to the reign of God. One life would hardly be enough to study all the ins and outs. It is very easy to lose the vision of the goal and to stop on the road side trying to dissect the word of God. But if we have prepared for the very simple scenario that Jesus pictures for us in the Gospels, then we should be optimally integrated into this new creation.

Travel has get us used to access the best of two worlds. Unfortunately, I fear that some gospels have drawn us to the antipodes of the Gospel of Jesus Christ, and perhaps me the first. Let us convert while there is still time, because soon there will be no return possible. The men of God of the Bible were prepared to suffer hunger and nakedness, torture and ferocious beasts, rather than compromising with the adversary by taking from his hand the governance of the world. We would do well to be inspired by them in these days when Satan wishes to “prosper” Christians in all sorts of ways. He wants to entertain us, he wants to enrich us and he wants to heal us through amazing miracles ! But above all, he would like to take possession of the Christians by placing in them the other fire, the spirit of dominion and power that is an abomination to God, and so to mark our conscience with a wilt made with a hot iron, as being his property. Are we like Esau: “No matter the bottle, provided we have drunkenness,” or are we going to suffer a temporary shortage if we must, in order to inherit an eternal destiny on an earth eventually set free from sin? This gospel addressed to a world that is lost is unwelcome in days when man thinks that he has everything under his control, including the course of the events that he can influence by interpreting the scriptures in different ways. Yet this message was the essence of the great revivals of the past.

Until his last cry, Jesus remained fully submissive to his Father. So many preachers have started well, being the faithful servants of the Spirit of Jesus. But carried away by success or influenced by those around them, they continued their programs in a very different spirit, ambitioning their notoriety and that of their movement, to the prejudice of their Master's advent. It is very important to pray for our leaders whatever their movement or church, because group leaders are targets of choice for the spirits of delusion. Let us remember the temptation of Christ in the wilderness, which was reiterated on his ascent to Jerusalem, or in the Garden of Gethsemane, and finally at Mount Golgotha: : “I will give you all this power, and the glory of these kingdoms; for it has been given to me, and I give it to whom I wish.” On many occasions, Jesus could have made choices that would have led him to become the Antichrist before the hour. And he could have yielded had he not been devoured with love for his Heavenly Father and for his House. Therefore, John exhorts us in 1 John 4 : “Dear friends, do not believe every spirit, but test the spirits to see if they are from God, because many false prophets have gone out into the world.” 1 John 4. John must remind us that alas, all that glitters is not gold.

God has certainly nothing against the hipsters and his creation shows in a thousand ways that he is not a promoter of uniformity. But in Revelation 2:14, Jesus warns us against Balaam's doctrine which consists of importing influences from the world into Christian spirituality and faith. In Numbers 22, we find the story of Balaam. Balaam was a kind of prophet. Imbued with his status as a man of God, he arranged his theology as needed and used his skills on demand. God finally had to bring him to his senses by talking to him through Balaam's donkey. Tradition exposes the church to want to shape a human substitute to the work of God. Just as the people of Babel did, religion wants by all means to make a name for herself and to rally others to her cause. We see it clearly emerging in Catholicism. The initiatives of Pope Francis who seeks to bring the world religions together are in line with what the book of Revelation announces. Those efforts to bring about world peace are actually intended to prolong Satan's reign on the earth. By contributing to the development of a world religion, the prophet of Catholicism will facilitate the advent of the Antichrist. Soon, all these people could be unpleasantly surprised.   And on the other hand, some so-called charismatic anointings are nothing else than a short-cut to the supernatural by inviting demonic forces to take control over a fellowship. In Leviticus chapter 10, we read that the sons of Aaron, Nadab and Abihu, had brought to the altar of perfumes the wrong kind of fire, and this act of disrespect irritated the Lord to the utmost. A fire then came out of the altar and consumed them both. Nadab means among other things: “to incite, to force, to bring into an agreement”. The “Ab” root of the name Abihu means “father of an individual”. We find in these two names a notion of submissive constraint and that of pleasing men, pleasing his master, his spiritual fathers or perhaps an apostle. A fire then came out of the altar of the Lord and consumed them both. They were later replaced by Aaron's two other sons: Eleazar and Ithamar. Eleazar means: “The mighty God has saved”, and the roots of the name Ithamar may mean: “who desires to be straightened out” as a disciple, or standing up like a palm tree, or perhaps like a cross. Any fire of the spirit that is not initiated through the sacrificial death of Jesus and his resurrection is comparable to this strange fire. We are forbidden to incorporate such fire to our worship and service. Remember this when you hear a preacher call with a thundering voice “fire” to fall on an individual or on an assembly. True fire does not fall from heaven at our command, but it accompanies those who worship God in Spirit and Truth, and who have a deep reverence for Him. “The righteous will flourish like a palm tree, they will grow like a cedar of Lebanon; planted in the house of the Lord, they will flourish in the courts of our God. They will still bear fruit in old age, they will stay fresh and green, proclaiming, “The Lord is upright; he is my Rock, and there is no wickedness in him.” Psalm 92: 12-15.

We must be rooted in a personal relationship with the Lord, and this implies that we are fully and firmly grounded in His Word. “Heaven and earth will pass away, but my words will not pass away," said Jesus in the Gospels. Moreover, in Revelation 22, Jesus solemnly warns us of what will be done to those who add or withdraw from his words. The early church was plagued by a heresy called Gnosticism, from the Greek word gnosis, which means knowledge, and implies that there is an experiential knowledge of God that few may possess that intervenes on par with the word of God. However, wanting to legitimize the experience by adapting the word to justify it puts us in great danger, and can be at the source of all imaginable errors. Genesis 3 tells us how the evil one tempted our ancestors to feed on the fruit of the tree of knowledge. By acquiring power and wisdom through this short-cut and by themselves, they would become “like gods”, which means that they would be independent enough not to have to remain in God's closeness and undergo his education any more. That's at least what the serpent made them believe, because he himself had opened that path to independence through his own rebellion. But we know what actually happened. Through their disobedience to God and their obedience to the evil one, they stepped into the other camp and transferred the prerogatives on the world that God had entrusted them with, to the evil one. Therefore, they had to be banished from the presence of God. Resurgences of this pagan Gnosticism came up all throughout the church's history, and led to sectarian movements like the Christian Science, and to some hippie drifts in the sixties. This deviant form of revival has reappeared in 1994 with the “Toronto blessing”, also known as “Lakeland's Revival”, and now as “Bill Johnson's Tunnel of Fire” and the NAR, the New Apostolic Reformation (not to be confused with TLR, the movement called The Last Reformation, a movement whose apparent lack of maturity only confirms the authenticity). This counterfeit of revival is propagated in a subtle manner and sometimes imperceptibly for those who lack this discernment, by some evangelical groups that have seized what they failed to recognise as a New Age ersatz of gospel power and vision, with the ambition to use it to conquer the world “for Jesus” — but perhaps not exactly “with him”. For a person attracted by the manifestations of revival, it is shocking and confusing to be confronted to Christians who are dominated by those demons whom they believe are the Spirit of God. The rest of the world being quick to amalgamate, this causes considerable harm to the genuine moves of God.

The lesson to be learned, is perhaps not to seek a particular anointing with men but to rather seek Jesus. Not to seek chills and group effect, not to seek an anointing, not to suck an apostolic mantel from dead or living ministers. All these things are idolatry and God considers them hateful. But to seek a deeper, more committed and holier relationship with the Son of God who is also the Word expressed in the Bible. His Holy Spirit with us and in us is a grace that acts with unlimited power, other than the restrictions we impose on God by imposing them on ourselves. But there is in the so-called charismatic churches, an enormous problem which, in my opinion, stems from a misinterpretation of the Pentecost narrative. When they were filled with the Holy Spirit, the disciples were in such a state of excitement and jubilation that the people who saw them thought they were drunk. Being merry and confident despite the gloom of a world that sees only reason to whine, may make some believe that these people are on substances. But in reality, no one was drunk on the day of Pentecost, not even drunk in the spirit. People were just happy! Paul says in 1 Thessalonians 1:6, “You became imitators of us and of the Lord, for you welcomed the message in the midst of severe suffering with the joy given by the Holy Spirit. And so you became a model to all the believers in Macedonia and Achaia”. Paul takes them as models because in their trials, they kept the message, and they had the joy of the Holy Spirit. In Nehemiah 8:10, we read: “This day is holy to our Lord. Do not grieve, for the joy of the Lord is your strength”. But some, inspired by whom we know, have made us believe, and this has been going on for a long time, that the sign of baptism in the Holy Spirit is an invasive, hilarious and intoxicating experience. So where is that simple and pure dove that came down on Jesus gone? The preachers of the new apostolic wave insist that we should beg the Holy Spirit to enter into us and possess us. To be possessed by the Holy Spirit?? ... Several videos show how young people are struck by this spirit and lose all their means, and contort on the floor like drunkards or sometimes like agonising animals. And for these people, resisting or challenging this understanding of the baptism in the spirit is equal to despising the Holy Spirit. It's scary. To see how easily people can be deceived has to worry us about, especially when we know that this phenomenon will grow crescendo.

Galatians 5:21 warns us against any form of intoxication or drunkenness, but says in verse 22: “The fruit of the Spirit is love, joy, peace, forbearance, kindness, goodness, faithfulness, gentleness and self-control. But the fruit of the baptism in this false holy spirit manifests itself in agitation and constraint. Many contemporary preachers are agitated. The Bible is hardly quoted before their speeches fire out in all directions, as if everything had to go faster than we are able to assimilate. Have you seen the videos with those funny dogs chasing their tail? Can you imagine Jesus, shelling out his beatitudes this way? The Bible says that Jesus is the image of the Father, and that the Holy Spirit is the Spirit of Jesus. Jesus has appeared to me one day. An experience that has never been repeated, and yet it has marked me for life. When his gaze rested on me, I was pierced, probed in depths that I did not know existed. I was young and I got scared. But if I had not put an end to the experience, my heart and my resistance would have melted like ice carried in a river of hot water, and this river would have become a river of living water. When we are in the true Holy Spirit, everything stops, and everything moves on but in a different way. “There is a river whose streams make glad the city of God, the holy place where the Most High dwells… Be still, and know that I am God; I will be exalted among the nations, I will be exalted in the earth” says God in Psalm 46. So of course, the generation who grew up with a game console in one hand and a smartphone in the other... We can not stand to stay two minutes in this Presence without feeling that we are dying for lack of neuronal stimulation. We read, however, in Isaiah 30: In repentance and rest is your salvation, in quietness and trust is your strength, but you would have none of it. You said, ‘No, we will flee on horses.’ Therefore you will flee! You said, ‘We will ride off on swift horses.’ Therefore your pursuers will be swift! … Yet the Lord longs to be gracious to you. Paul says that the Spirit God has given us is a spirit of sophronismos. This Greek word means discipline, self control, temperance and moderation. My friends, let us distinguish the Spirit of God in the midst of the sounds of the world. Elijah, after having experienced the wind, the fire and the earthquake, recognized God in a soft and gentle whisper. Jesus said that a father gives good things to his children. The Spirit of Jesus will never compel us. He will not take hold of us and he will never suggest that we simulate a spiritual anointing or ape the attitudes of a group. He will not humiliate us by throwing us to the floor, unless we come against him armed. He will not put a scorpion in our hand or a snake in our spine. But it will be in all circumstances what his name indicates: Holy, that is dignified, worthy to be loved, imposing respect and honor by its sole Presence. All his initiatives will have meaning and they will lead to glorify the Father and Lord God Almighty, in and through our life.

 

Paul said to Timothy : «The Spirit clearly says that in later times, some will abandon the faith (in Jesus) and follow deceiving spirits and things taught by demons.» 1 Tim 4. The Christian church has always been divided on some issues. But from now on, contradictory spiritual influences mix and mingle not just within the same community, but in the very mind of a Christian. This inextricable situation is an unfortunate illustration of the parable found in the Gospel of Matthew : “Another parable He set forth before them, saying, The kingdom of heaven is like a man who sowed good seed in his field. But while he was sleeping, his enemy came and sowed also darnel (weeds resembling wheat) among the wheat, and went on his way. So when the plants sprouted and formed grain, the darnel appeared also. And the servants of the owner came to him and said, Sir, did you not sow good seed in your field? Then how does it have darnel shoots in it? He replied to them, An enemy has done this. The servants said to him, Then do you want us to go and weed them out? But he said, No, lest in gathering the wild wheat (weeds resembling wheat), you root up the true wheat along with it. Let them grow together until the harvest; and at harvest time I will say to the reapers, Gather the darnel first and bind it in bundles to be burned, but gather the wheat into my granary”. Matthew 13. “I tell you, on that night two people will be in one bed; one will be taken and the other left. Two women will be grinding grain together; one will be taken and the other left. “Where, Lord?” they asked. He replied, “Where there is a body, there the eagles will gather.” Luke 17.

So, how could this enemy of God sow in the church a weed that from far resembles wheat, but whose harvest produces nothing for the granary of God, and which now fills the field, robbing the heart of so many nice folks who claim to be committed to God? — The church was sleeping ... Let's wake up to the real thing ! If an awakening can be so demonstrative, how much more glorious will be the true revival ! Following Jesus is both the simplest and the most demanding thing. I have long stumbled over these words of the book of Revelation in which are mentioned those who will participate in the reign of Christ Jesus. It is written that “They triumphed over the devil by the blood of the Lamb and by the word of their testimony; and they did not love their lives so much as to shrink from death”. In short, they might not have accomplished anything extraordinary, but they will have recognised the one who is the Truth and will have remained faithful to Him in deeds and words, until death. As little as it may seem, holding this position will represent the ultimate war of the end times. This should bring our awareness on the extent of he seduction that will prevail. Let's have an ambition for Jesus, but know how to recognise the times and the values that will make a difference. Who do we want to be? Jesus teaches that in His Kingdom there is a wide variety of positions or functions, and it is up to us right now to choose the one we want to aspire to. There are inevitably dogs, enemies, opportunists, religious who have taken the vineyard for themselves and those who love and practice lies. They will be thrown out of his kingdom. Then there are the servants who have understood that they have every interest in accepting that Jesus the King of Kings reigns over them. But they do not know what God is doing and in the end, they are not interested in what their master does because they have not grasped the sense of their belonging. And then there are these sons, those who were begotten according to the Spirit of Truth. The apostle Paul says in Romans 18 that the revelation of these sons of God is awaited with great impatience by all creation. In this category of the Sons, there is a group whose status is even more enviable. These are the friends of the bridegroom, the confidants of the King. They accompany the Lamb wherever he goes, they contemplate his glory and their joy is complete. Who said that Christianity must be boring? The Holy Spirit is not an impersonal force. The Holy Spirit is a Person and that person is all-mighty, just as the Truth is the Person of God. Then we should understand that the reign of God is not limited to a so-called spiritual awakening accompanied by strange phenomena: cloud, gold dust, angel feathers, collective anointings of unclean and confusing character. All this is smoke and mirrors whose origin should make no doubt. Because the ultimate question that Jesus – the Bridegroom – will ask us, is this: Have you been distracted from the sonship I had for you by charismatic, seductive personalities, whom you have substituted for me, and who misled you? Or were you on the contrary attached to me, the only Truth, because you loved me more than anything? - Jesus reminds us that the rules that prevail in marriag are those that will preserve the security of our relationship with Him. Let us therefore examine everything in the Light of the Bible, and return to Jesus alone.

 

Other Bible passages lookup include : Leviticus 10, Deuteronomy 13, Mat 7, Mat 10:16, Mat 12:22-35, Acts 20:20-28, Galatians 1:8-9, 2 Timothy 3, 2 Thessalonians 2, 2 Peter 2, Jude 3-4, Revelation 2:18-28.