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KUNDALINI : Une contrefaÇon New-Age du Saint-Esprit envahit l'Église!

C'est un sujet brûlant et en réalité très triste auquel tous les chrétiens devraient s'intéresser, et en particulier les jeunes qui ne sont pas encore solidement enracinés dans le contexte scripturaire.

Une des particularités des temps de la fin dans lesquels nous sommes entrés, est une confusion spirituelle sans précédent. Après les faux évangiles de l’Église, de l'hyper-grâce et de la prospérité, nous sommes désormais confrontés à un évangile de manifestations et de prodiges dont la source n'est certainement pas le Saint-Esprit.

 


LIENS EXTERNES

• Voir ce témoignage: Kundalini : Ils invitent le Serpent dans leur colonne vertébrale.
• Voir également : cette séquence en anglais.
• Témoignage — Libéré du démon du Tunnel de Feu de Bethel Church
• Jean-Marc Thobois
— Son regard sur le Mouvement de la Nouvelle Réforme Apostolique.
• Le chritianisme cantique de Bethel, ou l'alliance universelle retrouvée.
• Un site
suisse propose une analyse détaillée du phénomène.
• Strange Fire Conference — What is happening to Christianity?
• New Age “Jesus” in the Church — The Pentecostal Church has derailed by the Word of Faith movement.
• Eric BARGER — Is your Church New Age, Emergent, or Christian? Learn to exercise your discernement.
• Christians Together — Kundalini in the church.
• A. STROM — the New Age shift at Bethel church – Shocking.
• OTG Ministry — Demons Are Real - Holy Spirit versus Kundalini - Must Watch
• Be Vigilant  ! — The Kundalini Spirit has Invaded The Church, masquerading as The Holy Spirit !!!
• TLR — Man set free from the spirit of Bethel.
• TLR — Warning about false spirits creeping into the church.
• Rod Page — “The Bethel Menace.” Words from a man who lived the changes from within.
• BE WATCHFUL — Is my Church under the influence of the “NAR”, the New Apostolic Reformation movement?
• CHALK TALK — Is Your Church Practicing New Age?
• Paul Washer — Unbiblical church music
• Rise on Fire
— What is the Kundalini aiming for, maskerading the Holy Spirit in the Church?
• Heidi Baker — The drunken Delusion.



ÉCOUTER (dernière mise à jour: 11 mai 2019)

 

• L'ESPRIT DE LA KUNDALINI  (Un film à voir, mais s'il vous plaît ne regardez que ce qui est nécessaire à vous convaincre, et prenez ensuite une grande bouffée d'air frais en lisant la Bible.)


Importée il y a plusieurs décennies déjà au sein même d'une frange du christianisme pentecôtiste par les promoteurs des techniques méditatives orientales, la Kundalini ou esprit du «Serpent de Feu» ne cesse de se répandre autour du monde, propagée par les apôtres et évangélistes du mouvement de la Nouvelle Réforme Apostolique. Alliant une sorte d'envahissement spirituel décrit comme une charge d'électricité et d'«amour liquide», à la foi chrétienne, cette expérience séduit des gens de tous âges, mais principalement des jeunes qui n'ont pas connu la chose véritable.

De nombreuses personnes, après avoir reçu le Saint-Esprit, ont témoigné avoir fait l'expérience d'une grande libération intérieure et s'être senties plus vivantes que jamais. Mais lorsque l’Esprit de Dieu accomplit une œuvre belle et pure, le Christ de Babylone — gouverneur de ce monde et l'auteur de toutes les contrefaçons religieuses — n'est jamais loin derrière! Ayant fréquenté une église locale évangélique nouvellement implantée, quelle ne fut pas ma surprise d'y voir évoluer quelques jeunes aux manières étranges, émettant des cris de manière involontaire, pris de spasmes et de soubresauts comme s'ils étaient frappés, rejetant la tête et se balançant de droite et de gauche à la façon des serpents durant les temps de prière. Je le dis d'emblée, ces manifestations, qui rappellent parfois un syndrome de Gilles de la Tourette, ne sont pas des manifestations du Saint-Esprit. Mais elles émanent des démons propagés par l'hindouisme et présents dans les disciplines telles que le Reiki New Age et le yoga. Elles sont tout particulièrement liées à l'éveil à la Kundalini, le «Serpent de Feu». Après avoir enquêté sur l'origine de ce phénomène étrange dans l'église, j'ai découvert que ces jeunes gens avaient été en contact, direct ou indirect, avec le mouvement de l'église Bethel, de Redding en Californie. Plusieurs organisations chrétiennes émettent des mises en garde à l'égard de ce mouvement, expliquant qu'il serait infiltré par les démons du New-Age. Des noms très connus dans les milieux évangéliques sont activement impliqués, mais beaucoup d'autres pasteurs pourraient avoir été contaminés à des degrés divers. La tendance est promue par quelques chaines de télévision chrétiennes et se propage d'une manière exponentielle vers de nombreuses églises locales à travers le monde. Soutenue par une école biblique, par des pasteurs et évangélistes et par des maisons de disques, cette mouvance se nourrit principalement des forces vives provenant d’autres églises, et de par l'ampleur que prend le phénomène, ceci devient un réel sujet de préoccupation. Une situation en réalité consternante, car beaucoup de personnes engagées dans ce mouvement sont exceptionnelles, tant sur le plan humain que par leur foi et leur engagement. Contrairement à d'autres églises où l'on sommeille en attendant que Jésus vienne nous chercher, ils sont très actifs dans les domaines de la guérison et de la transmission de la connaissance spirituelle. Ils évangélisent les jeunes et ont a cœur de promouvoir une culture de l'honneur envers leurs membres et les nombreux visiteurs qui se rendent à Redding pour une école ou simplement pour un voyage initiatique. Ces églises font par ailleurs un travail humanitaire remarquable. Le mouvement inspire confiance. Mais malheureusement, là doit s'arrêter la louange, car derrière cette apparente honorabilité se cache une réalité beaucoup plus sombre, et qui a trait à la nature de l'esprit qui se manifeste en ce lieu. Pour une personne attirée par les manifestations du réveil, il est consternant et déroutant de se retrouver face à des chrétiens qui sont dominés par ces démons qu’ils imaginent être le Saint-Esprit. Le reste du monde étant prompt à faire des amalgames, ceci cause un tort considérable au véritable mouvement de Dieu.

 

L'erreur: cet esprit «très malin».

L'erreur est une herbe folle qui pousse dans les friches du savoir. Une connaissance incomplète ou altérée du plan divin pour l'humanité, laisse le champ libre à toutes les «interprétations» possibles. Combattre l'erreur pour ce qu'elle représente équivaudrait à faire la guerre aux moulins à vent, comme le célèbre Don Quichotte de Cervantes. Nous ne sommes pas appelés à critiquer d'autres églises ou des hommes. Au lieu d’être productive, cette attitude nous placerait au milieu d'un panier de crabes où ceux qui tentent d’en sortir sont agrippés par d'autres et tirés en arrière. Le regretté Derek Prince disait: «Ne vous laissez pas prendre au jeu de vouloir corriger les erreurs, mais exposez plutôt la pleine vérité (n.d.l'a. : à la façon d'Étienne). L'erreur est volubile comme la femme infidèle du Livre des Proverbes, celle qui se cherche un amant. Vous tentez de la ramener dans le droit chemin et une douzaine d'autres sollicitations auront surgi avant même que vous y soyez parvenu.» Ne nous lançons pas dans une lutte à l'issue incertaine et dont nous ne sortirions probablement pas vainqueurs. Mais la Bible nous enjoint à prendre garde aux faux prophètes et à veiller à ce que l’Évangile que nous retenons ne soit pas un Évangile dénaturé. Lorsque des manifestations peu conventionnelles surgissent, l'occasion est parfois trop belle pour les esprits chagrins de discréditer tout l'aspect surnaturel de l’Évangile. Ce site par exemple, fournit des informations détaillées et qui peuvent être utiles sur de nombreux courants sectaires. Le problème, c'est simplement que ses initiateurs ne croient pas que la puissance surnaturelle de l'Évangile ait pu survivre au Livre des Actes. Or, si vous ôtez le surnaturel de l'Évangile, il vous reste tout au plus une légende: «Dieu visitant les siens et les siens ne le reconnaissant pas». Les histoires nourrissent l’inconscient collectif mais elles ne changeront pas le monde. Cette autre initiative mérite d'être saluée. Cependant, à en croire le contenu, tous ceux qui ont voulu sortir du statu-quo évangélique sont désormais surveillés et n'ont plus droit au moindre faux pas, sans égard pour les fruits qu'ils portent. On y trouve également les hésitations habituelles quant à la volonté de Dieu de guérir, qui trop souvent servent à justifier l'absence de résultats des chrétiens. Car là où il y a hésitation, il ne peut y avoir la foi, et la Bible est claire à ce sujet : sans la foi nous ne recevons rien. Gardons-nous en conséquence de jeter le bébé avec l'eau du bain, mais ne soyons pas naïfs : La Bible regorge de mises en garde à l'encontre des influences du monde cherchant à s'infiltrer dans l'église et Dieu considère leur promotion au même titre qu'une trahison conjugale. Parfois certains vous diront : «Prenez ce qu'il y a de bon chez les uns et chez les autres, et crachez les pépins». Mais Jésus sait de quoi nous sommes pétris et il est beaucoup plus radical : «Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais; car on connaît l’arbre par le fruit». La meilleure façon de contenir un feu de forêt est d’allumer des contre-feux. Les faux évangiles doivent être confrontés au plein évangile — un évangile de puissance qui trouve sa légitimité dans le message de la croix.

 

Les magiciens de Dieu.

Vous avez sans doute vu cette émission de télé-réalité qui montre à quel point les hommes peuvent être influençables, et sont parfois suffisamment inconscients pour se prêter à de telles manipulations, dans laquelle le sorcier hypnotiseur Messmer prend le contrôle d'un groupe d'individus, en les faisant tomber à terre ou en les transformant en animaux si cela lui chante. Ceci existait au temps des apôtres. Dans Actes 8, nous est relatée l'histoire de Simon le magicien, «qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie. Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande. Mais quand Simon vit les miracles qui s'opéraient par les apôtres, il fut impressionné et il voulut leur acheter ce pouvoir. Simon se considérait comme un disciple de Jésus et il voulait lui-même devenir un apôtre. Mais Pierre et Jean le reprirent sévèrement: «Tu n’as ni part ni droit dans cette affaire, car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. Détourne-toi donc du mal qui est en toi, et demande au Seigneur de te pardonner, s’il est possible, d’avoir eu de telles intentions dans ton cœur. Car, à ce que je vois, tu es rempli d’amertume et de méchanceté et tu es captif du mal.» Une caractéristique de ce phénomène, c'est la confusion spirituelle. Ceux qui sont pris par cet esprit s'imaginent faire le bien et ne sont pas conscients de la véritable nature de ce qui les habite. C’est exactement ce qui était arrivé à Jean quelque temps auparavant, qui voulait appeler le feu d’en haut sur une bourgade dans laquelle Jésus et ses disciples n’avaient pas été reçus dignement. Ceci nous laisse supposer que les principaux évangélistes de l'époque étaient influencés, voire largement acquis, à une forme de puissance qui n'avait rien à voir avec le Saint-Esprit, et Jésus fut forcé de les admonester : «Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés !». C'est pourquoi, dans Matthieu 7, Jésus nous met en garde, et ceci constitue une phrase clé de l’Évangile: «Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire: «Seigneur! Seigneur!», mais il faut accomplir la volonté de mon Père céleste.  Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront: «Seigneur! Seigneur! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom.»  Je leur déclarerai alors: «Je ne vous ai jamais connus! Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal!»   La pensée que beaucoup de ceux qui accomplissent des miracles puissent en fin de compte être réprouvés, est troublante. Nous pensons à tort, car ceci a été largement enseigné par la religion, qu'accomplir des miracles est une preuve de sainteté en soi. En réalité, les miracles ne prouvent rien. Les magiciens du pharaon reproduirent la plupart des miracles de Moïse. Comme il existe des lois physiques qui s'appliquent à tous, bons et méchants, il existe des lois spirituelles. La Bible dit que Dieu ne se repend pas de ses dons, c'est à dire qu'il ne va pas automatiquement sanctionner un homme en lui retirant ses acquis spirituels. Les gens de Babel par exemple, avaient découvert la clé divine à la réalisation des vœux. Mais parce qu'ils agissaient indépendamment de lui et en réalité dans un autre esprit, Dieu dut intervenir. Il sapa leur unité pour les empêcher de mener à bien leurs projets mégalomanes. Et dans 2 Thessaloniciens 2, Paul dit que «la venue de «l'homme de la révolte» se fera par toutes sortes d’actes extraordinaires, de signes impressionnants et de prodiges trompeurs, et qu'il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés». Ceci pour répondre à ceux qui verraient dans ces mises en garde, une attaque à l'encontre de l'unité des chrétiens. Dans 2 Corinthiens 11, Paul implore les Grecs de Corinthe: «Oui, supportez-moi! Car je brûle pour vous d’un amour qui vient de Dieu lui-même. Je vous ai, en effet, fiancés à un seul époux pour vous présenter à Christ comme une jeune fille pure. Or, j’ai bien peur que vous laissiez votre esprit se corrompre et se détourner de votre attachement sincère et pur à Christ, comme Ève s’est laissé séduire par le mensonge «tortueux» du serpent. Si quelqu’un vient vous annoncer un autre Jésus que celui que nous avons prêché, vous le supportez fort bien! Vous supportez bien, aussi, de recevoir un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez accepté.» Peut-on être chrétien et être fermé à l’amour de la vérité? Je crains que la réponse soit un oui sans hésitation. Tous ceux qui ont substitué à la paternité du Saint-Esprit, une tradition, un mouvement, un saint-père ou un apôtre, sont en grand danger d’être perdus.

 

Le transfert de la bénédiction.

Nous devons être enracinés dans une relation personnelle avec le Seigneur, et ceci implique que nous soyons entièrement et fermement fondés sur sa Parole. «Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas», a dit Jésus, et ces paroles nous sont rapportées dans les Évangiles. De plus, dans Apocalypse 22, Jésus nous avertit solennellement de ce qui sera fait à ceux qui voudront ajouter, ou retirer à ses paroles. L'église primitive était en proie à une hérésie appelée gnosticisme, un terme qui vient du mot grec gnosis, qui signifie connaissance, et qui implique qu'il existe une connaissance expérimentale de Dieu que peu de gens possèdent et qui intervient au même titre que la parole de Dieu. Or, vouloir adapter la parole afin de légitimer l'expérience nous met en grand danger de nous tromper nous-même, et peut être à la source de toutes les erreurs imaginables. Genèse 3 nous raconte comment le malin a tenté nos ancêtres pour qu'ils se nourrissent du fruit de l'arbre de la connaissance. En acquérant pouvoir et sagesse par ce raccourci et par eux-mêmes, ils deviendraient alors «comme des dieux», et seraient suffisamment indépendants pour ne plus avoir à rester dans la proximité de Dieu, à subir son éducation. C'est du moins ce que le serpent leur a fait croire, puisqu'il avait lui-même ouvert cette voie vers l'indépendance par sa rébellion. Mais nous savons ce qui s'est passé en réalité. Par leur désobéissance à Dieu et leur allégeance au malin, les hommes ont pénétré dans l'autre camp et ils ont transféré les prérogatives sur le monde que Dieu leur avait confiées, aux anges déchus. Par conséquent, ils devaient être bannis de la présence de Dieu.   Des résurgences de ce gnosticisme païen sont apparues tout au long de l'histoire de l'église, et ont conduit dans les années soixante, à des mouvements sectaires comme la Science chrétienne et à des dérives hippies. Cette forme déviante de réveil spirituel est réapparue en 1994, avec la «bénédiction de Toronto», également connue sous le nom de «Lakeland's Revival», et sévit désormais par le biais du «Bill Johnson's Tunnel of Fire», une expérience spirituelle supportée par la NAR, la Nouvelle Réforme Apostolique, qu’il ne faut toutefois pas confondre avec TLR, le mouvement dit de la Dernière Réforme, un mouvement dont la candeur confirme l'authenticité. Cette contrefaçon du réveil est propagée d'une manière subtile et parfois imperceptible pour ceux qui n'ont pas ce discernement, par quelques mouvements évangéliques qui se sont saisis de ce qu'ils n'ont pas su reconnaitre comme étant un ersatz New-Age de puissance et de vision évangélique, avec l'ambition de s'en servir pour conquérir le monde «pour Jésus» — mais peut-être pas exactement «avec lui».

 

Dieu: une puissance, ou une Personne?

Certains prédicateurs contemporains transmettent par l'imposition de leurs mains, ce qu'ils appellent : une onction de puissance, ou de «dunamis». La pratique semble biblique, à première vue. Dans le livre des Actes, nous lisons à plusieurs reprises que les apôtres ont posé leurs mains sur les gens et qu'ensuite le Saint-Esprit est venu sur eux, ou qu'ils ont reçu l'Esprit de Jésus suite à l'imposition des mains des Apôtres. Après avoir reçu le Saint-Esprit, les gens étaient désormais capables de faire les choses que Jésus avait faites — à savoir : parler en d'autres langues, accéder à une sagesse inhabituelle, voir dans l'invisible, écouter ce que dit l'Esprit et suivre ses instructions, annoncer avec hardiesse le Royaume qui vient et voir les hommes être convaincus de leur besoin de repentance, guérir les malades, chasser les démons; parfois même: se déplacer dans l'espace temps à la manière de Jésus ou de Philippe, travailler de concert avec les anges, vivre ensemble en bonne harmonie et en réalité une foule de démonstrations très convaincantes, nécessaires à la propagation de la bonne nouvelle de Jésus le Sauveur de l'Humanité. Parmi les Juifs, une pratique ancestrale consistait à imposer les mains. Il faudrait un livre pour en expliquer toutes les facettes, mais pour ce que je peux comprendre, ce geste était à double sens. Il servait aussi bien à transmettre une bénédiction au sein d'une famille, par exemple lorsque Jacob bénit ses fils sur son lit de mort, ou à réhabiliter au sein du groupe la personne qui avait été temporairement exclue, qu'à transférer sur une personne qui avait gravement fauté, la responsabilité de sa faute, afin que la communauté soit libérée des conséquences d'une faute qui avait été commise en son sein. Dans 2 Timothée 1:6, Paul demande à Timothée de raviver le charisme qu’il lui a transmis par l’imposition de ses mains. Nous comprenons par le contexte que ce charisme consistait en une hardiesse particulière qui devait aider Timothée à surmonter sa timidité pour proclamer l’évangile. Paul précise que L'Esprit que Dieu nous a donné n'est pas un esprit de timidité—ou de crainte et de lâcheté—, mais un esprit de force (dunamis), d'amour (agape), et de sagesse (sophronismos). Paul dit également à Timothée qu’il ne doit pas imposer les mains avec précipitation, de peur de participer aux péchés d’autrui. Mais si la Bible nous raconte que le Saint-Esprit fut accordé aux croyants suite à l'imposition des mains de ceux qui l'avaient déjà reçu, la Parole ne dit pas explicitement que les Apôtres ont transmis l'Esprit par l'imposition de leurs mains. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en plaçant leurs mains sur les gens, les apôtres les ont préparés pour qu'ils puissent recevoir le Saint-Esprit. Après que les nouveaux disciples furent baptisés, d'autres croyants leur ont imposé les mains pour le pardon de leurs péchés, comme Jésus l'avait demandé. Ceci correspondait à l'ancien rite d’expiation des fautes. Plus important encore, ils leur ont transmis la bénédiction rédemptrice en les libérant des maladies et des mauvais esprits qui avaient prise sur eux. Ce n'est que dans la mesure où un verre a été vidé de son contenu qu'il peut ensuite être rempli avec un vin nouveau. Cette autre image peut nous aider à comprendre. L’esprit de Dieu plane au-dessus des eaux, raconte le texte de la Genèse. Dans la Bible, le mot «eaux» est un langage imagé qui désigne les peuples non sauvés de la terre. Ceci veut dire que l'Esprit de Jésus est en réalité partout, comme les ondes radio invisibles sont partout. À la différence toutefois que l'Esprit de Jésus remplit la terre et qu'il n'est pas limité par des autorisations qui l'obligeraient par exemple à ne pas émettre hors des églises. Ce n'est donc pas à nous, vases insignifiants, de transmettre l'Esprit de Dieu aux autres. Mais lorsque nous le manifestons, comme lorsqu'un poste radio est réglé sur la bonne fréquence, les autres vont prendre conscience de sa présence et ils pourront ajuster leur récepteur afin de le capter eux aussi. Le Grand Architecte nous a tous dotés des circuits nécessaires à capter son Esprit, puisque c'était son intention lorsqu'il a créé l'homme au milieu des animaux. Mais le péché nous avait branchés sur le bruit de fond de l’Univers, ou sur d’autres stations émettrices. L'église est une famille. Nous pouvons recevoir une certaine mesure de l'Esprit-Saint, simplement en lisant la Bible comme cela m'est arrivé, ou en écoutant une prédication inspirée. Mais Dieu a choisi de nous demander d'accueillir les nouveaux membres en leur transmettant la Vie et toutes les bénédictions qui reposent sur la famille. Le Saint-Esprit de Dieu est un esprit de famille. Il peut être tour à tour maternel ou paternel, fraternel, selon les besoins de chaque individu à un moment donné. Vous rencontrez des chrétiens d'autres cultures, et tout de suite vous réalisez que vous êtes de la même famille. … Mais tout ce sens—et il est infiniment plus vaste que ce que j'ai pu en traduire ici—, peut échapper à ceux qui n'ont pas les bons motifs, comme ce fut le cas pour Simon le magicien, qui s'imagina que le Saint-Esprit était une puissance que possédaient les Apôtres et qu'ils transmettaient par l'imposition de leurs mains, à l'image des pouvoirs des guérisseurs et des sorciers. Simon ne voyait dans le Saint-Esprit qu'une source d'énergie, une «dunamis» dont il pourrait tirer profit, et il était prêt à payer les apôtres pour se voir attribuer ce pouvoir, et pourquoi pas, d'une manière exclusive. Cette compréhension, sur laquelle Dieu m'a fait trébucher, est en réalité ce qui m'a permis de découvrir comment distinguer le vrai du faux. Car à cause de nos imperfections, de notre éducation, des avertissements et menaces parfois de ceux qui vont qualifier nos interrogations d’attaques à l’encontre de ceux qui ont été établis par Dieu, il peut être très difficile de faire cette distinction et d'oser exprimer son ressenti. Dans Matthieu 23, Jésus lui-même nous encourage à ne pas céder aux intimidations du paternalisme religieux : «Un seul est votre Père, un seul est votre maître, un seul est votre conducteur». Le Saint-Esprit est tout cela à la fois, et l'église est sa famille, avant d'être aussi la nôtre. Dans 2 Corinthiens 16, Paul nous rappelle qu'en nous donnant son Esprit, Dieu nous a dotés de la capacité d'évaluer chaque chose. Nul n’a le droit, sous prétexte d’obéissance, de nous dissuader d’exercer ce libre arbitre.

 

Un caillou sur l'avenue des prophètes.

Voici une histoire très instructive: Dans 2 Chroniques 18, nous lisons que le prophète Michée dit au roi: «L’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tes prophètes». Sédécias, qui était l'un des quatre cents prophètes égarés visés par Michée, lui répondit après l'avoir frappé : «Par quel chemin l’Esprit de l’Éternel est-il sorti de moi pour te parler?» Nous comprenons à travers cet événement que l'avis de la majorité ne correspond pas forcément à la vérité, et ce quand bien même nous serions en présence de toute une assemblée de prophètes. Nous voyons également à quel point l'orgueil peut aveugler les hommes de Dieu, et les rendre arrogants dès lors qu'ils ont des appuis politique. Dans le premier Livre des Rois au chapitre 19, Élie le prophète vivait à une époque où les Baal étaient vénérés en Israël. Le roi Achab et sa Reine Jézabel entretenaient une foule de prophètes qui tous étaient à leur botte, et le peuple avalait l'eau. Au point qu'Élie se demandait s'il était seul à voir encore clair dans leur jeu, ou s'il était peut-être devenu fou. Dieu le rassura sur ce point. Il lui révéla aussi que ces gens allaient tous périr, mais qu'il s'était réservé un reste parmi le peuple : sept mille hommes qui n'avaient pas fléchi le genou devant les Baal. Une étude sur ce que représentent les Baal serait sans doute très instructive. Achab et Jézabel représentent un paradigme que l'on retrouve régulièrement dans le monde, en politique, mais également dans les églises : l'alliance d'une personnalité masculine aux grandes responsabilités mais influençable et par certains aspects puérile, et d'une personnalité féminine perturbée mais décidée à effacer ses frustrations en usant du statut et du pouvoir décisionnaire de son mari. Jézabel était la fille d'Ithobaal, roi de Tyr et de Sidon. Elle représentait au sein d'Israël, les valeurs du New-age de son époque. Toute cette intelligentsia politique et religieuse semblait florissante et prospère. Mais Dieu allait placer sur leur trajectoire une pierre d'achoppement en la personne d'un certain Jéhu, pour faire s'écrouler tout l'édifice et mettre un terme à cette folie. Dans Matthieu 21, Jésus a affirmé être lui-même un rocher de scandale : «Celui qui tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé». Pratiquement tous les mouvements religieux prêchent l'allégeance à une idéologie et à des points de vue doctrinaux. Cette transmission du savoir, par des dirigeants à leurs subordonnés, représente l'essence du culte des Baal. On nous dépeint parfois Baal comme étant un sauvage mangeur d'enfants. Pas du tout! Moloch est le mangeur d'enfants. Baal est un statut: celui des gardiens de la maison. Les Baal sont les gardiens de la religion et des traditions, des valeurs, les patriotes et les gardiens de la terre. Si la terre est surpeuplée, n'est-il pas salutaire pour la planète que Baal ait recours aux services de Moloch? Mais Dieu n’est pas limité à notre petite planète. En nourrissant cinq mille hommes, leurs femmes et leurs enfants, à partir de quelques pains et d’une poignée de petits poissons, Dieu nous a montré qu’il dispose de ressources renouvelables en quantités illimitées. C’est pourquoi Dieu a dit: Tu n'auras pas d'autre Dieu devant ma face. Est-ce faire preuve d'orgueil que de refuser de se soumettre à la sagesse limitée des hommes et de s’en remettre à Dieu et à sa providence? Paul dit qu'il a reçu du Seigneur, tout ce qu'il a enseigné. Ces propos sont étonnants lorsqu'on sait que Paul n'a jamais suivi Jésus sur les routes de Galilée, comme Pierre et d'autres l’ont fait, qui auraient sans doute été mieux placés pour avancer cet argument. Pourtant, Paul s'est vu parfois contraint de réfuter les arguments de ces «plus excellents» apôtres, justement parce qu'ils s'étaient pliés à la loi des Baal. Pourtant s'il en est un à qui l'on aurait pu reprocher d'avoir servi «les ordres», c'est bien Paul. Pour le Jésuite, la fin justifie les moyens. Paul n'était pas jésuite, mais il était probablement son équivalant le plus abouti. Il s'est si bien consacré à sa tâche d'épuration qu'il était devenu malgré lui, un ennemi personnel du Dieu de ses pères. Sa conviction, et la repentance qui a marqué le reste de sa vie, furent sa force pour réfuter les idéologies qui ont prise d'assaut le christianisme naissant. De nos jours, de moins en moins de chrétiens sont établis sur une relation personnelle avec le Christ au travers de sa parole. Ou alors, ils vous diront qu'ils sont établis sur le Christ, et sur la théologie promue par tel ou tel mouvement. Jésus a dit aux théologiens de son temps: Vous annulez la parole de Dieu au profit de votre tradition.

 

Accompagnés, et pas utilisés.

Contrastant avec la prétention stérile de la classe politique et religieuse, lorsque Paul et Barnabas guérirent cet homme qui n'avait jamais marché, ils durent ensuite s'humilier pour ne pas qu'on les élève au rang de dieux, à tel point qu'on les méprisa et qu'on finit par les lapider. Et lorsque Pierre et Jean guérirent le paralytique de la Belle Porte, ils s'exprimèrent ainsi: «Pourquoi nous fixez-vous avec tant d’insistance, comme si c’était nous qui, par notre propre pouvoir ou notre piété, avions fait marcher cet homme? C’est parce que nous croyons en Jésus, que la puissance de ce Jésus que nous avons invoqué a rendu à cet homme que vous voyez et que vous connaissez, la force de se tenir debout. Oui, cette foi qui est efficace par Jésus a donné à cet homme une parfaite guérison, comme vous pouvez tous vous en rendre compte.» Nous devrions comprendre que la puissance du chrétien n'habite pas en lui, mais elle se trouve —dans sa foi dans le nom de Jésus—. Le programme ne réside pas dans l'ordinateur, mais il est dans «le Cloud», si je puis m'exprimer ainsi. Si nous désirons savoir en quoi consiste la guérison divine, nous devrions écouter ce qu’en disent ceux qui obtiennent des résultats, plutôt que les théoriciens des facultés de théologie. J'aime la façon dont Art Thomas, qui est un excellent enseignant en matière de guérison, l'exprime: «C'est une union avec lui, un partenariat. C'est une danse dans laquelle nous le laissons conduire. Les sarments portent les fruits, mais c'est le cep qui porte les sarments.» Du reste, Jésus l'avait clairement décrit de cette façon lorsque nous lisons dans Actes 1:8 : «Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant —sur vous—, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.» Et effectivement, le jour de la Pentecôte, «des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent —sur— chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.» Nous voyons encore une fois que dans sa sagesse, Jésus ne nous a pas équipés de telle manière à ce que nous puissions agir indépendamment de lui. Mais si nous lui obéissons, il promet de nous accompagner et d'intervenir lui-même par des actes surnaturels, pour confirmer que ce que nous annonçons est vrai. «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai». Jean 14. Le but premier des miracles n'est donc pas de soulager les maux de l'humanité. Il n'est pas non plus d'attirer les gens vers les église. Dieu ne veut pas faire de nous des super-héros dotés de super-pouvoirs qui les mettrions au service de l'humanité. Mais il veut faire de nous des super-serviteurs du Christ remplis d'une super-confiance en leur Seigneur, et qui entretiennent avec lui une super-relation à travers son Saint-Esprit, et cette relation privilégiée devrait donner envie aux gens de connaître Dieu. Les miracles sont destinés à glorifier—non pas nous—, mais notre Père en nous. Si nous l'honorons de cette manière, notre Père se glorifiera en nous et ceci nous sera plus que suffisant. Qui est notre Père, sinon Celui qui nous a donné son Esprit dans une nouvelle naissance? «Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient». Marc 16:20.

 

Jésus Tout-Suffisant.

Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de lire le livre que le prédicateur anglais John Bunyan a écrit en 1678 alors qu'il était emprisonné pour sa foi, intitulé: le Voyage du Pèlerin (disponible en lecture audio). J'ai eu la chance de lire cet ouvrage alors que j'étais moi-même un jeune converti. La sagesse que le récit des péripéties du jeune chrétien en chemin pour la Cité céleste m'a transmise, continue à me servir bien des années plus tard. Les apparences sont trompeuses et même dans la vie chrétienne, nos amis le sont rarement pour longtemps. Large est le chemin qui mène à la destruction, mais étroit et resserré est celui qui mène à la vie, et il y en a peu qui le trouvent, a dit Jésus. La guérison est un domaine des plus indispensables, et elle est forcément l'objet de bien des convoitises. Dieu souhaite que nous comprenions d'où vient la guérison. Mais avant que nous y parvenions, l'autre aura su mettre dans notre esprit cette théologies de l’incrédulité qui domine l'église et toutes sortes d'idées fausses qui vont nous empêcher de voir la simplicité de la chose, et nous pousser à rechercher la clé de la guérison dans les nombreuses contrefaçons qui nous sont proposées par les diverses sagesses d'ici-bas. L'adversaire mettra sur notre route ces faux amis chrétiens qui auront cédé au chant des sirènes, et qui vont suggérer que nous les accompagnions sur ce chemin plus direct et plus gratifiant.

L’homme n’existe qu’en relation avec Dieu et avec ses semblables. L’Évangile de Jésus-Christ concerne cette relation retrouvée entre les hommes et leur Père céleste. Or, et c’est la chose que notre ennemi ne veut pas que nous sachions: lorsque nous sommes dans cette relation, il nous suffit d'avoir reçu le Saint-Esprit et d'avoir été introduits à travers lui dans une nouvelle façon d'envisager toutes choses, pour être désormais pleinement équipés pour les tâches que Jésus nous a assignées. Même si la maturité s'acquerra avec l'expérience, il n'est nul besoin de recevoir une onction apostolique ou un manteau prophétique ou que sais-je, pour pouvoir apporter la guérison — ces soi-disantes onctions sont un concept de l'ancienne alliance au cours de laquelle les choses n'avaient pas atteint leur complétude. Les prophètes et les rois de l'ancienne alliance n'avaient pas l'Esprit de Jésus avec eux tous les jours, comme il est maintenant avec nous. Nous aurons peut-être besoin d'une activation, c'est à dire, de pouvoir apprendre à libérer notre foi à travers l'exemple de quelqu'un. Mais ce ne devrait jamais être un bonus spirituel ou une soi-disante onction de ministère transmise par ce quelqu'un. Le monde religieux est rempli de personnes qui par manque de discernement, ont reçu ce qu’ils n’ont pas su reconnaitre comme étant un pouvoir démoniaque, et qui au travers de l’imposition des mains, souhaitent transmettre ce pouvoir à d’autres pour les placer sous cette influence. Mais en réalité, il nous suffit d'avoir une foi entière dans le fait que Jésus est tout puissant et tout suffisant, et qu'il nous accompagne. Si, en obéissance à ses paroles, nous nous engageons à apporter son Évangile, et pas celui de quelqu'un d'autre, son Saint-Esprit se tiendra à nos côtés et il manifestera la guérison et la délivrance. Le problème, s'il y en a un, n'est jamais du côté de Dieu. Nous pourrions cependant devoir apprendre ce qu'avoir une foi entière en lui signifie.

 

Jésus aurait-il échoué?

Mais la tentation a toujours été de recevoir les dons et de laisser de côté le donateur, ou de recevoir la domination sans accepter la soumission. L'idée initiale de Jésus n'a jamais été de constituer des églises qui fonctionneraient pour elles-mêmes. Jésus veut que nous soyons une lumière dans la maison, ses témoins au milieu du monde. Dès qu'un groupe de chrétiens s'éloigne ou se ferme à cette vision, ce groupe perd la conduite et le renouvellement de l'Esprit. Ceux qui sont appelés à des responsabilités se mettent alors à cannibaliser le troupeau, et tout devient pathétique. Dans Apocalypse 17, nous voyons que les dirigeants obtiennent leur pouvoir en passant une heure avec la bête. C'est tout ce qui leur est demandé: Trois ans avec Jésus et entretenir ensuite une relation permanente avec lui par le moyen du Saint-Esprit, ou alors juste une heure passée avec le diable, et vous êtes intronisé apôtre ou dirigeant. Ceci nous indique que lors de cet entretien, un esprit est transmis à ces dirigeants, et cet esprit les utilise désormais comme des marionnettes pour accomplir l'œuvre du diable. Dans la première lettre de Jean, au chapitre 2, nous lisons que le signe distinctif de l'esprit de l'Antéchrist est à rechercher dans le statut qu'il accorde à Jésus. Par exemple, le pape François a dit que la mort de Jésus sur la croix a représenté un échec. Dieu aurait-il échoué? Et comme c'est le cas dans de nombreuses sectes, les dirigeants de la NAR croient que Jésus a marché dans la chair en tant qu’homme, et non en tant que Dieu. Pour eux, l'expérience de la foi doit aller au-delà de ce que Jésus a fait. Il nous faut recevoir un pouvoir spirituel que nous devons apprendre à canaliser, comme le font les guérisseurs du Reiki. Ainsi, ceux qui ont reçu le pouvoir en eux-mêmes à travers l'expérience du tunnel de feu, dans le cadre de l’École du Ministère Surnaturel mise en place par l'église de la Nouvelle Réforme Apostolique, décrivent cette expérience comme une charge d'électricité et «d'amour liquide», coulant sur leur tête, envahissant leur bras et qui leur fait perdre le contrôle d'eux-mêmes et se comporter d'une manière étrange. Bizarrement, cette formule correspond à ce que décrivent ceux qui ont été activés ou éveillés à la Kundalini. Elle correspond également à ce qu'ont ressenti certaines personne qui ont eu recours à des guérisseurs hindous ou à des magnétiseurs. Si vous ressentez, lorsque vous priez ardemment pour votre propre délivrance, qu'une force vous contrôle, enserrant votre tête et présente dans vos bras comme s'ils étaient traversés par une charge d'électricité, n'allez pas penser qu'il s'agit du Saint-Esprit. Il s'agit en réalité d'un pouvoir satanique et vous avez besoin d'en être délivré (voir ce témoignage). Dans les religions orientales, la Shakti permet aux gourous de captiver leurs fidèles en les plaçant sous de puissants esprits de contrôle. Les personnes qui, subissant l'oppression d'esprits qu'ils peuvent localiser le long de leur colonne vertébrale, sont ensuite contraintes de consulter en psychothérapie, se décrivent comme se sentant désengagées par rapport à leur sentiment de soi d’avant (n'étant plus vraiment elles-mêmes), ayant des comportements irrationnels, des visions étranges, subissant des mouvements involontaires habituellement associés à la maladie mentale, souffrant de douleurs et de changements physiques. Cette onction charismatique, vous l'aurez compris, n'est qu'une perversion de l'effusion du Saint-Esprit imputable à l'esprit de la Kundalini. N'oublions pas que Satan est un imposteur depuis le commencement. Son intention a toujours été de ravir l'attention des hommes afin qu'ils l'exaltent lui en lieu et place de son rival : le Christ. Plus il peut nous rapprocher de la chose véritable et plus ses pièges seront efficaces et pourront perdurer. Qu'on l'appelle Jéhovah, Allah, Krishna, Saint-Esprit, Marie Reine du Ciel ou même Jésus, tout masque est bon pour lui tant qu'il lui permet d'usurper l'identité christique afin de garder les hommes captifs de ses esprits de domination terrestres. C'est triste à dire, mais les chrétiens sont les meilleurs missionnaires du diable. L'adoration et les louanges que le faux christianisme offre à ses dieux, nourrissent ce monde de ténèbres et l'élèvent bien plus que ne pourrait le faire le satanisme à proprement parler. Son but en trompant les âmes est de les maintenir en esclavage. Jusqu'au jour, bien sûr, où le véritable Christ apparaissant en gloire d'une extrémité du ciel à l'autre, fera tomber tous les masques.

 

Des signes conçus pour tromper.

«De faux messies surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper même, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis.» Mat 24:24. Et dans 2 Corinthiens 11:13-15, Paul nous rappelle que, comme son nom l'indique, Lucifer s'est fait une spécialité d'apparaître sous la forme d'un ange de lumière. Des siècles de christianisme lui ont permis de parfaire ses talents de comédien. Ses ambassadeurs et ambassadrices sont au-dessus de tout soupçon et ont un talent fou pour séduire et corrompre même les serviteurs de Dieu les plus aguerris, car tout ce qu'il touche se corrompt. Bientôt les chrétiens auront pour ennemis les gens de leur propre maison, comme l’a prédit le Christ. Certes, Lucifer a été créé initialement avec la charge de transmettre la lumière de Dieu aux hommes. Mais par sa rébellion, la lumière de Dieu qui était en lui s'est éteinte, et la mort et les ténèbres ont envahi son camp. Car la vie est dans la Lumière. Jésus est la nouvelle Lumière du monde et celui qui le suit ne marche pas dans les ténèbres. C'est pourquoi Satan et ses anges se tiennent dans le giron des hommes qui cherchent Dieu, afin de pouvoir tirer parti de la lumière qu'ils reçoivent d'en haut. En réalité, beaucoup de choses peuvent sembler authentiques et bonnes dans ces mouvements. Ils produisent une musique entraînante qui dans le monde chrétien passe pour être inspirée, mais qui a souvent le «moi» pour centre au lieu d’élever Dieu, et qui parfois est scandée de manière répétitive afin d'obtenir un effet hypnotique. Ils déclarent opérer des signes et des miracles, et les jeunes sont attirés et semblent déborder d'enthousiasme. Leurs prédicateurs mettent le feu et vont jusqu'à prétendre vouloir apporter au christianisme une dimension jusqu'ici inconnue, dépassant l’œuvre du Christ—Jésus n'a-t-il pas dit que ceux qui croiraient en lui feraient de plus grandes choses que lui? Pour ceux qui sont à la recherche d'un christianisme efficace, l'offre est séduisante. Je dois confesser qu'à un moment donné, après une longue période de sécheresse spirituelle, j'ai envisagé d'y souscrire. Avant de revenir au bon sens biblique et de prendre position. Car, si vous êtes sensible à la vérité, vous ne devriez pas tarder à comprendre que quelque chose ne va pas.

 

Amour ou Vérité?

L'impression qui émane de ce mouvement, c'est que les gens y sont manipulés à travers des émotions. On voudrait les conditionner par des déclarations verbales et musicales fortes, soutenues par des démonstrations charismatiques et un affect de type universaliste qui n'est pas sans rappeler l'esprit du bouddhisme, afin de gagner leur allégeance à leurs leaders, pour ensuite les entraîner dans le sillage de la «Jesus Culture». Alors certes, nous avons besoin d'être bousculés par le Saint-Esprit, mais afin d'être conduits en toute humilité et dans la pleine vérité jusqu'à Celui qui doit être élevé. Car si Dieu est amour, l'amour dissocié de la vérité caractérise la séduction de la fausse religion. Le risque, c'est en effet que le mouvement devienne Dieu et qu'une sorte d'exaltation qu'il faut garder vibrante par toutes sortes d'artifices soit son Saint-Esprit. Et pourquoi pas? Les gens ont le droit de faire ce qu'ils veulent ou presque dans notre société. S'ils veulent une meilleure humanité dont la religion sera une autre mouvance pseudo-chrétienne—une de plus—, qu'on la leur donne. Mais les chrétiens qui se veulent authentiques doivent être avertis, et c'est aussi la raison pour laquelle j'ai dû supprimer certains liens sur ma page, et d'autres pourraient devoir l'être également. Le Christianisme ne consiste pas à s'entourer de gens cool et qui nous ressemblent. Vous savez, la beauté, la puissance, la sagesse, la gloire, la joie, l'amour, le bien-être, les richesses, les miracles de guérison — l'autre sait aussi comment nous procurer ces choses. Mais fonder sa religion sur l'innocence d'un cœur pur, acceptant de s'offrir en sacrifice sur l'autel de la folie des hommes afin de nous réconcilier avec le Père, la chose reste très malvenue dans le monde diabolique. Tuer les autres ou les damner pour se nourrir de leur substance, il continuera à le faire sans aucune hésitation. Le christianisme véritable n'existe que dans une pleine obéissance au Père. La malédiction causée par la chute de l'homme doit être inversée. Et malheureusement, nous ne pouvons prétendre aimer le Père et lui obéir et continuer à frayer avec les traîtres à son autorité qui détiennent le pouvoir spirituel sur terre. Nous avons le pouvoir de choisir entre deux paternités, et Jésus n’a pas hésité à dire à ses coreligionnaires qu’ils avaient pour père le diable.

 

Est-ce maintenant le temps de l'avènement du nouvel Adam?

L’église de Bethel prône le dominionisme, ou dominationisme. La doctrine enseigne que les chrétiens doivent prendre le contrôle de «sept montagnes», qui sont sept sphères de la société: la religion, la famille, l’enseignement, les gouvernements, les médias, l’art et les divertissements, l’économie. Or cette intention peut sembler tout à fait louable. Après tout, Dieu a dit à Moïse que si nous obéissions à ses ordres, il nous mettrait à la tête et non à la queue. Jésus a dit que nous sommes «le sel de la terre». Le sel apporte du goût et c'est aussi un conservateur. Il a ajouté que «personne n'allume une lampe pour la cacher sous la table ou sous un pot. Au lieu de cela, on la place sur un pied afin que tous ceux qui sont dans la maison voient la lumière». Mais en réalité, nulle part dans les évangiles nous ne trouvons la mention d'un ordre de mission nous invitant à conquérir les domaines d'influence de ce monde pour en faire «un monde chrétien». Sommes-nous plus malins que Jésus? «Le serviteur n'est pas plus grand que son maître» a dit Jésus, si toutefois nous sommes encore ses serviteurs. Quand Joseph reçut de Pharaon, la gouvernance sur l’Égypte, ils purent manger le blé de l’Égypte à satiété. Mais il en coûta à son peuple quatre cents ans de captivité et toute la génération qui sortit fut perde dans la traversée du désert. Il fallut une génération qui soit née dans le désert pour que la mentalité de l’Égypte s’estompe enfin. Lorsque Constantin a promu le christianisme au rang de religion d'État, les chrétiens furent comme le chien qui retourne à son vomi. Délaissant leur pouvoir dans le domaine spirituel, ils ont voulu dominer sur les hommes et sur le monde matériel. Mis en confiance et désormais intégrés aux systèmes politiques, ces chrétiens devenus traditionnels ont adopté le fascisme et plus tard le nationalisme, et sont devenus les pires contrevenants aux lois de Dieu. Si, selon le sens que l'on donne à ce mot, le dominionisme doit être considéré comme un piège et une erreur, l'Évangile en revanche représente notre appel en tant que chrétiens. Appliquer l’Évangile consiste à régner, non pas sur le monde présent, mais sur le monde spirituel, sur le péché et sur ce qui découle du péché comme la maladie et la mort. Nous ne voulons pas nous emparer du monde pour Jésus et encore moins le revendiquer pour nous-mêmes au nom de Jésus. Mais nous voulons annoncer le Royaume qui vient en affirmant la souveraineté du Christ sur l'Univers, et le faire à travers des signes forts à l'égard du chaos et du monde démoniaque. Je recommande à ce sujet l’enseignement du pasteur Curry Blake intitulé «God's Master Plan», (malheureusement non traduit), que je mets ici en lien. Les courants sectaires font leur lit dans le délitement des valeurs évangéliques. Au siècle dernier, on a beaucoup mis l’accent sur l’eschatologie, c’est à dire sur l’enchaînement probable des événements des derniers temps. Mais on était parvenu à une conclusion peu convaincante et qui nous désengageait face à nos responsabilités vis-à-vis du monde, qu'on avait appelée: l’enlèvement de l’église. Alors que Dieu avait tant aimé le monde qu'il avait donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle, Dieu maintenant jugeait le monde pour avoir fait fi de sa générosité. Comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, le monde allait se réveiller un beau matin abandonné de tous les chrétiens qui auraient subrepticement quitté le navire. Ceci avait donné lieu à une guerre d'idées parmi les théologiens, concernant un pré-tribulationisme ou un post-tribulationisme, ou pourquoi pas un mi-tribulationisme. La grande angoisse des chrétiens avertis n'était plus de voir leurs frères périr sans connaître le Christ, mais c'était celle de s'assoupir dans la halle d'attente, de manquer le seul vol d’évacuation prévu et de se retrouver dispersés sur une terre désertée par Dieu et qui allait rapidement se transformer en un enfer. Certains films montrent encore la manière dont les gens se représentaient les choses, et bien qu'il y ait comme toujours un peu de vrai là-dedans, l'angle sous lequel nous avons abordé cet espoir d’un sauvetage miraculeux était certainement faux. On avait également adopté une conception très étriquée de la guérison divine appelée «souveraineté de Dieu», selon laquelle l’homme propose, mais ensuite Dieu décide de s’il veut guérir ou non. En gros, cela consistait à dire que même si Jésus nous a demandé de guérir les malades et qu'il a payé la note pour tous, c'est Dieu qui en réalité continue de décider au cas par cas. On était simplement revenus à la situation d'avant le Christ et le résultat fut qu’il n’y eut plus de guérisons dans les églises. Ces vues ont fait leur temps. La maladie et les tempêtes de la vie ne doivent pas être considérées comme des outil pédagogique divins, mais elle sont des expressions du chaos sur lesquelles Jésus veut que nous régnions sans partage par sa parole d'autorité. Jésus ne nous a pas laissés démunis face aux circonstances adverses: Parlez aux montagnes qui s’élèvent sur votre route, chassez les démons, guérissez les malades. Si les mauvaises herbes et les ronces envahissent notre jardin, allons-nous rester longtemps les bras croisés à chercher à comprendre ce que Dieu pourrait bien vouloir nous enseigner? Nous allons retrousser nos manches et repousser les envahisseurs! Si du moins nous avons une vision de ce que notre jardin devrait être. La mentalité du Royaume de Dieu correspond à une conversion complète dans notre façon d’envisager Dieu et les choses de la vie.

 

Faites-vous des trésors dans les Cieux.

Les gens doivent être gagnés de toute urgence à cet autre règne, car il est maintenant grand temps pour nous tous de prendre une décision. «Celui qui ne récolte pas avec moi, disperse» a dit Jésus. Appartenons-nous à cette masse de ceux que la vie et les circonstances poussent en avant, et continuerons-nous à subir la tyrannie du méchant sans comprendre, en attribuant nos réussites à la chance et nos malheurs à une fatalité? Ou allons-nous gagner le camp de ceux que le Christ a rachetés de cette vaine manière de vivre héritée de nos pères? Jésus nous dit : «C'est aujourd'hui le jour où tu dois prendre cette décision. Prie et demande-moi d'être le Seigneur de ta destinée, et si tu le fais, bientôt ta vie aura un sens nouveau». Une simple prière comme celle-ci peut nous conduire au plus grand miracle que nous connaîtrons dans toute notre existence, qui est notre nouvelle naissance, lorsque le Royaume de Dieu vient s'établir dans notre cœur. Le Royaume de Dieu est à l'intérieur de vous, a dit Jésus dans Luc 17. Et non pas, «au milieu de vous» comme cela a été souvent traduit. Car nous ne devrions pas basculer d’une mauvaise conception de la vie dans une autre, et penser que le royaume de Dieu va s'établir dans ce monde, et maintenant. Les gens ne doivent pas adhérer à ce concept issu du New Age. «Mon royaume n’est pas de ce monde, a dit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs se seraient battus pour que je ne tombe pas aux mains des Juifs. Non, réellement, mon royaume n’est pas d’ici». Qui sont ces serviteurs auxquels le Christ fait allusion? Ce ne sont certainement pas cette poignée d’apôtres effrayés et croulant sous la fatigue qui l’accompagnaient. L’avènement du règne du Christ est un combat épique qui se déroule en réalité au dessus de nous, dans les lieux célestes du monde angélique. Mais nous avons en revanche une responsabilité majeure dans cet avènement : c’est de prier pour que le règne du Seigneur soit établi sur la terre comme il règne déjà dans le ciel, c’est à dire dans l’absolu spirituel, et de nous préparer à l’accueillir. Car si ce règne n’est pas encore établi sur terre, la raison évidente c’est que les hommes n’en veulent pas. Or ce règne ne s'imposera pas sur les hommes, mais il réunira ceux qui l'auront attendu.

 

L'épreuve du feu.

Jésus nous a avertis que pour que son royaume céleste devienne manifeste sur terre, il faudra que survienne une terrible épreuve, semblable à celle à laquelle seuls Noé et les siens et ceux qu’ils embarquèrent avec eux dans l'arche échappèrent. Jésus est désormais la nouvelle arche dans laquelle nous allons trouver refuge, car notre foi ne suffira pas à nous sauver en fin de compte. La Bible annonce que les hommes, sous le patronage des anges rebelles dont on comprend qu’ils ont tout intérêt à vouloir préserver l’existence d’un monde qu’ils se sont accaparé et dont nous sommes les otages, vont travailler à une paix mondiale. Ils vont y parvenir en instaurant un pouvoir politique fort et centralisé et en établissant une religion unique, syncrétique, prenant en compte les diverses sources d'influences. L'idée générale étant que nul ne détient toute la vérité mais que tous y contribuent pour une part. Il est facile d'imaginer qu'une religion conçue pour réconcilier tous les points de vue aboutira à cette situation dépeinte dans Ésaie 5:20, et que Jésus décrit en disant: «Si la lumière qui est en toi devient ténèbres…». Aussi, Paul dit que lorsque nous y serons parvenus—lorsque les hommes auront fait taire les prophètes et qu'ils se seront entourés de conseillers qui ne leur diront que ce qu'ils voudront entendre et qu'ils imagineront être parvenus par ce moyen à une situation politique pacifiée et sécuritaire—, une ruine soudaine les surprendra. Mes amis, le monde présent est comme le Titanic : il a heurté un iceberg et il est condamné à sombrer. Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, Dieu n’est pas le capitaine de ce navire, mais il est l’iceberg! Jésus ne nous demande pas de prendre la barre d’un navire en perdition pour tenter de le ramener à bon port, c'est à dire de dédouaner notre société en lui procurant un certificat de bonne moralité ou de baptême. Mais il nous supplie en revanche de monter sur le pont du navire pour y organiser le sauvetage des hommes. La famille de Lot dût sortir précipitamment de Sodome sans rien pouvoir emporter. Mais une femme se retourna sur ce qu'ils laissaient derrière eux, et nous connaissons la suite. Jésus nous a prévenus que ceci arrivera pareillement au jour de son avènement. D'où vient alors cette école de pensée selon laquelle les chrétiens vont devoir gagner le monde à la Seigneurie du Christ avant de lui en remettre les clés? Nous aurions chacun nos raisons d’aimer ce monde et de vouloir le préserver dans sa forme actuelle. Il suffit ensuite d’une gymnastique intellectuelle autour du chapitre 16 de Matthieu pour justifier notre vœu sur un plan théologique. D’autres l’on fait avant nous.

 

Si le grain de blé ne meurt…

Mais Jésus a dit, et nous le trouvons écrit noir sur blanc dans ce même chapitre 16 : «Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la retrouvera. Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme? Ou que pourra donner un homme en échange de son âme? En effet, le Fils de l'homme va venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes.»   Pourquoi n'acceptons-nous pas cette parole avec simplicité de cœur? Ces mots laissent peu de place pour une vision dominioniste. L’histoire à elle seule ne devrait-elle pas nous avoir enseignés sur cette aberration que représente une alliance entre l’église et le monde séculier? Dieu avait dit à nos ancêtres que si nous mangions de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, nous mourrions. «Vous ne mourrez pas mais vous serez comme des dieux!» avait rétorqué le serpent—aujourd'hui il dira que nous deviendrons des «super-chrétiens dotés de pouvoirs exceptionnels». Et nous l'avons cru, et nous avons tout perdu. Toutes sortes de théories circulent autour du millenium, qui voudraient que ces événements annoncés dans la Bible ne soient qu'une vue de l'esprit et que nous soyons entrés dans cette période de paix tout en douceur et sans même nous en être aperçus. Ne soyons pas naïfs. Jésus ne nous dit-il pas que pour que son règne puisse venir, il nous faudra mourir d'une façon ou d'une autre? C'est en tout cas ce que je lis dans ce chapitre 16 de Matthieu et j’en suis désolé pour les cœurs sensibles. Mais Jésus n'a pas la même conception que nous des mots vivre et mourir. En mangeant de l'arbre de la connaissance, nous avons appris que mourir est la pire des chose qui puisse arriver à quiconque, et que nous devrions l'éviter à tout prix. La théologie de la «troisième vague», fait une quasi fixation sur la «dunamis» et sur le pouvoir de résurrection. Le christianisme se serait-il lancé dans une quête effrénée de l'arbre de vie? Les chrétiens ne devraient pas chercher à échapper à leur peur viscérale de la mort, comme le monde, c'est à dire dans une fuite en avant. Mais nous devrions surmonter cette peur en apprenant la vérité, et la vérité c'est que Jésus a privé la mort de son pouvoir sur nous. Jésus a-t-il promis pour autant que nous ne mourrions pas? Dans un sens, oui. Mais voici ce qu'il dit exactement: «L’heure est venue où le Fils de l’homme va entrer dans sa gloire. Vraiment, je vous l’assure: si le grain de blé que l’on a jeté en terre ne meurt pas, il reste un grain unique. Mais s’il meurt, il porte du fruit en abondance. Celui qui s’attache à sa propre vie la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle». Jean 12: 23-25. Notre victoire sur la mort ne sera pas en évitant de mourir ou en nous dotant d'une «dunamis», c'est à dire d'un pouvoir qui nous permettra de nous ressusciter les uns les autres, mais cette victoire consiste à ne plus devoir considérer la mort comme étant l'échec de la vie.

 

Vers une vie indestructible.

Nous savons que lorsque Jésus est mort, la vie qui était en lui a été multipliée par des millions, et les martyrs le savaient également. Jésus dit aussi que ceux qui se seront réellement attachés à lui ne mourront jamais et qu'ils vivront quand même ils seraient morts. C’est de cette façon que je peux m’imaginer une mise à l'abri de l’église plutôt que son enlèvement. Car ensuite, dans 1 Thessaloniciens 4, Paul parle de la parousie. Il dit que nous les «vivants» qui seront restés, nous serons «enlevés dans les airs pour aller accueillir notre Seigneur». Or nous savons que Paul et tous ceux à qui il s'adressait dans cette lettre sont passés dans l'au-delà. Ceci voudrait dire que dans la pensée de ces premiers chrétiens, ceux qui sont morts en Christ sont vivants pour Dieu, et qu'ils se reposent, ou peut-être pas, dans un lieu où ils attendent le jour de l'avènement de notre Seigneur. Ce lieu ou cette dimension, n'est peut-être pas aussi éloignée que nous le pensons parfois. Il est fait mention dans Hébreux 12, d'une «nuée de témoins qui nous environne». Israël fut à l’abri du pharaon dès qu’ils eurent traversé la mer rouge. Or il est écrit que cette fois, c'est la terre qui s’ouvrira pour engloutir la colère que le dragon aura vomie comme un fleuve afin d'emporter la postérité du Christ. Jésus a dit que nous ne devions pas craindre celui qui tue le corps, mais qui ensuite ne peut rien faire de plus. Quand nous, les chrétiens fidèles, nous mourrons ou nous serons écrasés par les sbires du pouvoir et de la nouvelle religion, les anges nous inviteront à les accompagner dans un endroit sûr, hors de portée du dragon. Sous cette forme immortelle qui est notre véritable identité, nous serons rassemblés dans un lieu ou dans une dimension où nous serons ensemble, nourris, enseignés, envisionnés et affermis, jusqu'à ce que le dragon soit enchaîné par les anges et jeté dans le gouffre de l'enfer. Puis, lorsque la grande épreuve sera passée sur le monde, alors nous apparaîtrons avec notre Seigneur et ses anges, venant sur les nuées comme dit l’Écriture, et ensemble nous rejoindrons ceux qui auront déjà été ressuscités. Comme aux jours de Noé, avait dit Jésus. Dans son Apocalypse, Jean nous annonce que nous ressusciterons tous au son d'une trompette et que nous deviendrons les artisans d'un règne de paix de mille ans sur la terre. Oh, peut-être que certains survivront à ces événements, sinon sur qui règnerions-nous hormis les souffles du chaos? La Bible nous donne beaucoup d'autres détails sur cette pâque, sur ce passage de l’homme et son accès au règne de Dieu. Une vie suffirait à peine à en étudier tous les tenants et aboutissants. Il est très facile de perdre la vision du but et de s'arrêter au bord de la route en voulant disséquer la parole de Dieu. Mais si nous nous sommes préparés pour le scénario dont Jésus nous brosse le tableau d'une manière simplifiée dans les Évangiles, alors nous devrions pouvoir être intégrés d'une manière optimale à cette nouvelle création.

 

J'ai aimé Jacob et j'ai haï Ésaü.

Les voyages nous ont habitués à accéder au meilleur de deux mondes. Malheureusement, je crains que certains évangiles ne nous aient entraînés aux antipodes de l’Évangile de Jésus Christ, et moi le premier. Revenons pendant qu’il en est encore temps, car bientôt il n'y aura plus de retour possible. Les hommes de Dieu de la Bible étaient prêts à subir la faim et la nudité, la torture et les bêtes féroces, plutôt que de se compromettre avec l'adversaire en recevant de sa main la gouvernance du monde. Nous ferions bien de nous inspirer d'eux en ces jours où Satan souhaite «prospérer» les chrétiens de toutes sortes de manières. Il veut nous réjouir et nous divertir, il veut nous enrichir, et il souhaite même nous guérir à travers des miracles étonnants! Mais il voudrait surtout s'emparer des chrétiens en mettant en nous l'autre feu, celui de l'esprit de domination et de puissance qui est en abomination à Dieu, et ainsi marquer nos consciences d'une flétrissure faite au fer rouge, comme étant sa propriété. Sommes-nous comme Ésaü: «peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse», ou allons-nous subir une disette temporaire s'il le faut, afin d'hériter d'une destinée éternelle sur une Terre enfin délivrée du péché? Cet Évangile adressé à un monde qui se perd est malvenu dans une époque où l'homme pense que tout est sous son contrôle, y compris la façon dont il peut influer sur les événements en interprétant les Écritures d'une manière ou d'une autre. Ce message radical était pourtant l'essence même des grands réveils du passé.

 

Priez pour ceux qui vous dirigent.

Jusqu'à son dernier cri, Jésus est resté entièrement soumis à son Père. «C'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé». «Je ne puis rien faire de moi-même». «Ces oeuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c'est le Père qui m'a envoyé». «Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer». «Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi». Tant de prédicateurs ont bien commencé en étant les fidèles serviteurs de l'Esprit de Jésus. Mais emportés par leur succès ou influencés par leur entourage, ils ont poursuivi leurs programmes dans un esprit très différent, en ambitionnant leur notoriété et celle de leur mouvement au préjudice de l'avènement de leur Maître. Il est très important de prier pour nos dirigeants, et ce quel que soit leur mouvement ou leur église, car les responsables de groupes sont la cible de choix des esprits mystificateurs. Souvenons-nous de la tentation du Christ dans le désert. «Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m’a été donnée et je la donne à qui je veux.» Aux noces de Caana, ou après la multiplication des pains et des poissons, ou lors de sa montée vers Jérusalem, ou encore, au Jardin de Gethsémané et enfin au Mont Golgotha—en réalité en de très nombreuses occasions, Jésus aurait pu être poussé à faire des choix qui l'auraient conduit à devenir l'Antéchrist avant l'heure. Il aurait pu céder, s'il n'avait été dévoré par l'amour pour son Père Céleste et pour Sa maison. C'est pourquoi, Jean nous exhorte: «Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.» 1 Jean 4. Jean doit nous rappeler que, hélas, tout ce qui brille n'est pas de l'or.

 

De Babel à Jérusalem.

Dieu n'a certainement rien contre les gens branchés et sa création nous montre de mille et une façon qu'il n'est pas un promoteur de l'uniformité. Mais dans Apocalypse 2:14, Jésus nous met en garde contre la doctrine dite de Balaam, qui consiste à vouloir importer les influences du monde dans la spiritualité et la foi chrétiennes. Dans Nombres 22, on découvre l'histoire de ce Balaam. Balaam était une sorte de prophète. Imbu de son statut d'homme de Dieu, il aménageait sa théologie selon les besoins et utilisait ses compétences à la demande. Dieu dut finalement le ramener à la raison en lui parlant à travers son âne. La tradition expose l’Église à vouloir créer un substitut humain à l’œuvre de Dieu. Comme les gens de Babel, la religion veut par tous les moyens se faire un nom et rallier le monde à sa cause. Nous voyons clairement cette tendance émerger du catholicisme. Les initiatives du pape François visant à rapprocher les religions du monde sont conformes à ce que le livre de l'Apocalypse annonce. Ces efforts visant à instaurer la paix dans le monde sont en réalité destinés à prolonger le règne de Satan sur la terre. En contribuant au développement d'une religion mondiale, le prophète du catholicisme facilitera l'avènement de l'Antéchrist. Bientôt, tous ces gens pourraient être désagréablement surpris... Et parallèlement, certaines soi-disantes «onctions charismatiques» ne sont rien d'autre qu'un raccourci vers le surnaturel consistant à inviter des forces occultes à prendre le contrôle d'une communauté. Dans le Lévitique au chapitre 10, nous voyons les fils d'Aaron: Nadab et Abihu, apporter sur l'autel des parfums un feu étranger, c'est à dire un feu qui ne provenait pas de l'autel des holocaustes. Cet acte profondément irrespectueux irrita l’Éternel au plus haut point. Nadab signifie entre autres: «inciter, rendre bien disposé». La racine Ab du nom Abihu signifie «père d'un individu». Nous retrouvons dans ces deux noms la notion d'une contrainte de soumission et celle de vouloir plaire aux hommes, de plaire à son maître, à ses pères spirituels, ou peut-être à un apôtre. Un feu sortit alors de l'autel de l’Éternel et les consuma tous les deux. Ils furent plus tard remplacés par les deux autre fils d'Aaron : Eléazar et Ithamar. Eléazar signifie : «Le Dieu puissant a secouru» et les racines du nom Ithamar peuvent vouloir dire : «qui désire être redressé», comme un disciple, ou encore : dressé comme un palmier, ou peut-être comme une croix. Tout feu de l'esprit qui ne provient pas de la mort sacrificielle de Jésus et de sa résurrection est assimilable à un feu étranger. Il nous est interdit d'intégrer un tel feu à notre adoration et à notre service. Souvenez-vous de cela lorsque vous entendrez un prédicateur «appeler le feu» d'une voix tonitruante sur une personne ou sur une assemblée. Le vrai feu ne tombe pas du ciel sur notre ordre, mais il accompagne ceux qui adorent Dieu en Esprit et en Vérité et qui marchent avec lui avec humilité et un profond respect. «Les justes croissent comme le palmier, Ils s’élèvent comme le cèdre du Liban. Plantés dans la maison de l’Éternel, Ils prospèrent dans les parvis de notre Dieu; Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, Ils sont pleins de sève et verdoyants, Pour faire connaître que l’Éternel est juste. Il est mon rocher, et il n’y a point en lui de méchanceté». Ps. 92:13-16.

 

La Bible Extravagante.

Galates 5:21 nous met en garde contre l'ivresse et contre toute forme d'excès, mais précise au verset 22 : «Le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi». Je suis récemment tombé sur une nouvelle traduction de la Bible en anglais que je nommerai ici: la Bible extravagante. Les personnes qui connaissent cette Bible la reconnaîtront. L’écrivain a déclaré qu’il ne souhaitait pas faire de cette interprétation, une bible d'étude, mais qu'il espérait simplement par de nouveaux mots et par de nouvelles tournures de phrases, donner vie au Nouveau Testament pour deux catégories de personnes: celles qui n’avaient pas lu la Bible parce qu’elle leur semblait trop éloignée de la vraie vie et sans pertinence, et celles qui avaient tellement lu la Bible qu’elle était devenue pour elles une vieille habitude. En soi, c'est toujours une excellente idée de vouloir creuser le texte original pour y découvrir les gemmes et les pépites enfouies. Mais un soin particulier doit être apporté pour ne pas biaiser le sens de ce que Dieu dit. Le mot extravagance est utilisé trente-quatre fois dans cette Bible, et sonne plutôt bien dans le contexte. Mais ce qui m'inquiète, c'est que le mot n'apparaisse dans aucune autre traduction de la Bible. Je n'ai d'ailleurs pas trouvé le mot ou le concept original qu'il traduirait. Le mot extravagance vient des racines latines extra-vagari, et signifie «errer au-delà». Les synonymes de ce mot incluent: errance, licence, dépense, excès, démesure, prodigalité, absurdité, luxe. Je suis sûr que l’écrivain n’avait pas l’intention de mettre en avant ces significations, mais qu'il voulait plutôt qualifier la dépense inconsidérée d’amour et tout l'investissement de Dieu à notre égard. Jésus lui-même nous demande d'être dans un sens, «extravagants» dans notre engagement envers les autres, lorsqu'il dit: «Si quelqu'un te demande de faire un kilomètre avec lui, fais en deux». Cependant, il est dangereux d'instiller dans l'esprit de personnes qui ne sont pas toujours aussi solidement enracinées en Dieu qu'on pense l'être soi-même, un concept étranger à la Bible. Dans 1 Corinthiens 10, Paul énumère de nombreuses chutes, vécues par d'authentiques frères et sœurs en Moïse, et il dit: «Tous ces événements leur sont arrivés pour nous servir d’exemples. Ils ont été mis par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus aux temps de la fin. C’est pourquoi, si quelqu’un se croit debout, qu’il prenne garde de ne pas tomber». «Fuyez l'idolâtrie». Notre service envers les autres peut facilement devenir une forme d'idolâtrie, tout comme un style de vie extravagant. Si la Bible est austère à certains égards, ce pourrait être pour de très bonnes raisons. Dans sa première lettre, Pierre nous exhorte par trois fois à rester sobres, car notre adversaire le diable est comme un lion rugissant, cherchant à nous dévorer. Pierre dit que nous devrions être sobres, c'est à dire fixés sur l'essentiel, et qu'il nous faut sans cesse prier afin de ne pas devenir ses proies. Lorsque vous êtes en guerre, vous devez vous discipliner et voyager léger afin de rester alertes et pouvoir réagir rapidement et efficacement aux offensives ennemies. Si les gardes errent dans les champs ou s'ils vont chasser au-delà des murs de protection, ils se mettent en danger, et l'ennemi peut aussi profiter de leur manque de vigilance pour s'infiltrer dans le camp et y causer des dommages considérables. L'auteur du Livre aux Hébreux énumère quelques points fondamentaux de la doctrine chrétienne. Le premier point qu'il cite dans le chapitre 6, est le renoncement aux œuvres mortes. Mais qu'est-ce qu'une œuvre morte? Il s'agit de toute action qui n'est pas motivée et habitée par l'Esprit de Vie. L'église déploie des moyens considérables pour des choses qui sont du bois et de la paille pour le feu de l'épreuve dernière. Dans le cadre de la foi chrétienne, les œuvres mortes peuvent être l'activisme, le légalisme, le mysticisme, le traditionalisme, la liturgie, le biblicisme, l'humanitaire, les représentations et le symbolisme, la musique et l'iconographie, la communication avec les moyens du monde — la liste est sans fin. Toutes ces choses par lesquelles nous pensons agrémenter notre vie d'église sont en réalité des œuvres mortes. Or, «les mouches mortes infectent et font fermenter l'huile du parfumeur. Un peu de folie l'emporte sur la sagesse et sur la gloire», a dit un sage de la Bible. J'avais été séduit par la perspicacité des enseignements d'une église d'outremer. Bien que cette église ne fasse aucun secret du mot extravagance, elle semblait ne pas avoir été atteinte par la félonie qui caractérise certaines églises branchées, notamment californiennes. Mais lors de leur récente célébration pascale, une image subliminale faisant apparaître la croix à l'intérieur d'un triangle, mit une fin brutale à mes illusions… Je ne suis pas certain que les chrétiens soient toujours conscients de la signification des symboles qu'ils revendiquent. La symbolique est un domaine qui nous dépasse. Certains veulent voir dans le triangle, la représentation du Mont Sion. Mais qu'est-ce que le Mont Sion? L'étoile de David ou sceau de Salomon, le pentacle, le triangle, comptent en réalité parmi les symboles dont l'origine est très ancienne et qui sont les signes de ralliement des organisations occultes et des esprit du mal qui les patronnent. Vouloir enfermer Dieu dans un concept est inapproprié, et ceux qui le font ont comme objectif de s'en servir pour dominer sur les autres. La croix, par laquelle certains d'entre nous représentent leur foi dans le Christ, pourrait avoir une signification parallèle qui leur échappe. Même le nom de Jésus est une traduction très imparfaite du nom du Messie des Juifs, puisqu'il correspond en réalité à un sobriquet chargé de malédictions que lui avaient donné ses opposants. Dans sa grande sagesse, Dieu nous a demandé de ne pas nous faire de représentation d'aucune sorte, de peur que ces symboles ne nous rapprochent finalement de ceux qui le haïssent. Le nom de Dieu reste un secret que les Juifs orthodoxes n'osent pas prononcer. Le seul moyen dont nous disposions pour nous faire une idée de qui est Dieu, c'est la trame de la parole qu'il a jugé bon de nous révéler. La Bible est une lettre personnelle qu'il nous adresse. Cette lettre nous transmet un certain sens de l'identité de Dieu, et cette lettre d'amour nous met également en garde contre toute façon d'idolâtrie. Il est dangereux de vouloir ressembler à d'autres et d'adopter leur langage iconographique, leurs expressions et leurs concepts, par mimétisme. Je prie que les yeux de certains s'ouvrent sur le danger des alliances interdites. Le temps viendra où nous pourrons nous détendre et nous réjouir, et pourquoi pas, faire preuve d'un peu d'extravagance. Mais pour le moment, et ceci devrait durer jusqu'au changement de gouvernance, nous sommes au milieu d'une fournaise, comme il nous en sommes prévenus dans cette lettre d'amour. Jésus nous a promis sa joie, même dans les épreuves. Mais pour vivre l’Évangile miraculeux de Jésus Christ et ne plus nous cantonner dans des semblances d'évangile, nous devrions renoncer à nous consoler dans ces activités mortes, et faire en sorte d'être constamment remplis du Saint-Esprit. Lorsqu'il a dit à Moïse: «Je suis Celui qui suis», Dieu lui a révélé, mais il l'a également fait pour les générations futures, ce que nous devrions être nous aussi. Ceci n’a rien à voir avec ce que certains appellent: l’éveil de la conscience. Mais si nous demeurons dans le Tout Puissant et que sa parole habite en nous, que demander de plus? En Lui, nous avons tout. Notre joie, même dans les situations les plus ingrates, glorifiera notre Père Céleste.

 

Le garde-fou d'une parole et d'une responsabilité partagées.

Il y a dans certaines églises branchées, un esprit qui se manifeste par beaucoup d'agitation et de bruit. Avez-vous vu ces vidéos montrant des chiens rigolos qui poursuivent inlassablement leur queue? Je ne peux m'empêcher de voir en certains prédicateurs contemporains, des agités. La Bible est à peine citée avant que leurs discours ne fusent dans toutes les directions, comme si leurs paroles devaient frapper plus vite que nous ne serions capables de les esquiver. Il leur faut sans cesse motiver les troupes, et surtout, ne pas laisser le soufflé retomber—on sent que les cours de management d'entreprises sont passés par là. Mais que reste-t-il de leurs discours lorsque les gens sont rentrés chez eux? Notre réaction naturelle face à la contrainte, est l’envie de ne plus y penser et de n'en faire qu'à notre tête. Une sagesse populaire voudrait que la parole soit d'argent et que le silence soit d'or. Mais la Bible dit que «comme des pommes d'or sur des ciselures d'argent, ainsi est une parole dite à propos». Je remercie Dieu pour les micros. Mais Jésus ne faisait pas vibrer les foules dans des salles aux murs peints en noir en les haranguant à travers les mégawatts des amplis. Pouvez-vous imaginer Jésus, mitraillant ses béatitudes de cette façon? Jésus emmenait les gens au soleil de la vraie vie. Et là, il leur parlait des oiseaux, des lys des champs, des figuiers, du blé, de la vigne, du travail et des soucis du quotidien. Il prenait les enfants sur ses genoux, il se penchait sur les estropiés, il touchait les aveugles et les malades. Il prenait à partie les scribes dans leurs bastions, ou félicitait un passant pour sa répartie. Et les gens qui voyaient cela pouvaient apprendre par son exemple. Ils glorifiaient Dieu en découvrant la bonté et la sagesse de son fils. Un homme de Dieu que je respecte avait dit un jour: «Le problème qu'on rencontre dans beaucoup d'églises, c'est que ceux qui devraient écouter ne peuvent pas s'arrêter de parler, tandis que ceux qui devraient prendre la parole n'ont pas la possibilité d'apprendre à le faire». Il y a la peur de la page blanche, mais il y a aussi cette logorrhée qui jaillit comme un automatisme afin de repousser la peur du silence, alors qu'on devrait peut-être simplement lâcher prise. Prendre la parole, c'est un peu prendre le pouvoir. Il est ensuite difficile de la rendre… Comme nous le savons tous, le monde et l'église sont gouvernés par des organisations pyramidales, fonctionnant sur le principe d'une hiérarchie gouvernante et d'une distribution déléguée de l’autorité. Les systèmes démocratiques fonctionnent selon ce même principe. L‘homme étant ce qu'il est, il serait sans doute impossible d'atteindre une certaine cohésion sans cette forme de contrainte, quoi qu'en pensent les anarchistes. Mais Jésus, après avoir partagé le pain et la coupe, parla solennellement à ses disciples. Ecoutez ce qu'il dit : «Les rois des nations dominent leurs peuples, et ceux qui exercent l’autorité sur elles se font appeler leurs «bienfaiteurs». Il ne faut pas qu'il en soit ainsi parmi vous. Au contraire, que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et que celui qui gouverne soit comme le serviteur. A votre avis, qui est le plus grand? Celui qui est assis à table, ou celui qui sert? N’est-ce pas celui qui est assis à table? Eh bien, moi, au milieu de vous, je suis comme le serviteur». Luc 22. Jésus reconnait la nécessité d'une certaine hiérarchie, mais il renverse la pyramide. La pointe de la pyramide se trouve désormais tout en bas et elle soutient le reste de l'édifice, qui lui-même porte sa base et l'élève vers le ciel. Et c'est exactement ce que fait le Saint-Esprit pour l'église. Et c'est aussi ce que devrait signifier, avoir des responsabilités dans l'église. Une telle organisation doit permettre à chacun d'occuper la place que Dieu lui a attribuée, et de s'épanouir au service des autres, sans se sentir contenu ou utilisé. Et lorsque l'église est bâtie de cette façon, elle est forte par Celui qui la porte toute entière, et capable d'atteindre le but que Jésus lui a fixé dans Matthieu 16. Le Saint-Esprit, et la parole de Dieu écrite dans la Bible, sont indissociables. Une église forte est établie sur ce rocher qu'est la révélation de Jésus, le Verbe de Dieu, au sein d'elle-même.

 

C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

«Le Fils est le rayonnement de la gloire de Dieu et la représentation exacte de son être», et le Saint-Esprit est l'Esprit de Jésus, nous dit la Bible. Jésus m'est apparu un jour. Pas comme le représentent les images pieuses, mais sous sa forme glorifiée—une expérience unique que je ne suis pas près d’oublier. Lorsque, tel mille soleils, son regard s'est posé sur moi, j'ai été transpercé, sondé dans des profondeurs dont je ne soupçonnais pas l'existence. J'étais un jeune converti, j'avais voulu m'approcher de Dieu et j'ai pris peur en réalisant mon audace. Mais si je m'étais livré à sa présence au lieu de mettre un terme à cette vision, mon cœur et mes résistances auraient fondu comme de la glace emportée dans un courant d'eau chaude, et cette rivière serait probablement devenue un fleuve d'eau vive coulant à travers moi. Lorsque nous sommes dans le Saint-Esprit, tout s'arrête, et tout reprend mais d'une façon différente. Ce qui est de l'homme cède alors au divin. «Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d’elle: elle n’est point ébranlée; Dieu la secourt dès l’aube du matin… Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre», dit Dieu dans le Psaume 46. Arrêtons nos raisonnements, nos élucubrations, notre louange égocentrique, et comprenons qu'il y a un Dieu, là, juste à côté de nous. Ce Dieu attend que nous ayons faim de vérité et que nous venions à lui, c'est tout. La femme samaritaine était venue puiser à l'heure où elle était à peu près sûre de ne rencontrer personne. Pourtant, au puits quelqu'un l'attendait et quelques mots prononcés par cette personne allaient tout changer. Son cœur ayant été dévoilé, celle qui se cachait aux yeux des autres se précipita alors en ville pour évangéliser, et tous la suivirent pour voir celui dont elle parlait avec une si grande conviction. «Il m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Christ?» Alors bien sûr, une génération a grandi avec une console de jeu dans une main et un smartphone dans l'autre… Nous ne pouvons pas rester plus de dix secondes dans le silence sans ressentir le vide et nous sentir mourir par manque de stimulations neuronales. Nous lisons cependant dans Ésaie 30 : «Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël: C’est si vous revenez à moi, si vous restez tranquilles, que vous serez sauvés, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force! Mais vous ne l’avez pas voulu et vous avez dit: «Non, nous fuirons à cheval! » Eh bien: Oui, vous fuirez! Vous avez ajouté: «Nous irons sur des chars rapides! » Eh bien! Vos poursuivants seront rapides, eux aussi!…Et pourtant, l’Éternel attend le moment de vous faire grâce». Paul dit que l'Esprit que Dieu nous a donné est un esprit de «sophronismos». Ce mot grec habituellement traduit par sagesse signifie: discipline, maîtrise de soi, tempérance et modération. Mes amis, apprenons à distinguer la voix de Dieu au milieu du brouhaha du monde. Elie, après avoir expérimenté le vent et la tempête, le feu et le tremblement de terre, l'a reconnue dans un murmure doux et léger. Ésaie a prophétisé sur Jésus en disant: «Voici mon serviteur que j'ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations. Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n'entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice. Et les nations espéreront en son nom». Jésus nous a dit une chose qui n'a pas tellement plu aux religieux: Il a dit que notre Père nous aime. Un père parle avec douceur et il donne de bonnes choses à ses enfants. L'Esprit de Jésus ne nous contraindra jamais. Il ne s'emparera pas de nous et jamais il ne suggérera que nous simulions une onction spirituelle ou singions les attitudes d'un groupe. Il ne nous humiliera pas en nous jetant à terre, à moins que nous venions contre lui en armes. Il ne nous mettra pas un scorpion dans la main, ou un serpent dans la colonne vertébrale. Mais il sera en toute circonstance ce que son nom indique: Saint, c'est à dire digne d'être aimé car imposant le respect et l'honneur par sa seule Présence. Toutes ses initiatives auront un sens et elles conduiront à glorifier le Père et Seigneur Dieu Tout Puissant, dans et à travers notre vie.

 

Avoir la joie, mais sans l'ivresse.

La leçon à tirer, c’est peut-être de ne pas rechercher une onction particulière auprès des hommes, mais de rechercher Jésus. De ne pas rechercher les frissons et l'effet de groupe, de ne pas aspirer à revêtir le «manteau» d'hommes de Dieu vivants ou décédés—toutes ces choses sont de l'idolâtrie et Dieu les considère comme détestables. De ne pas rechercher non plus une ivresse, mais de rechercher une relation plus profonde, plus engagée et plus sainte avec le Fils de Dieu qui est aussi le Verbe exprimé dans la Bible. Son Saint-Esprit avec nous et en nous est une grâce qui agit avec une puissance sans limite, autres que les restrictions que nous imposons à Dieu en nous les imposant à nous-mêmes. Mais il y a dans les églises dites charismatiques, un énorme problème qui à mon avis trouve son origine dans une mauvaise interprétation du récit de la Pentecôte. Lorsqu'ils furent remplis du Saint-Esprit, les disciples étaient dans un tel état d'excitation et de jubilation que les gens qui les aperçurent se moquèrent d'eux, les accusant d'être ivres. Être joyeux et sûrs de soi en dépit de la morosité d'un monde qui ne voit que des raisons de se lamenter peut faire croire à certains que ces gens ont pris des substances. Mais en réalité, personne n'était ivre au jour de la Pentecôte, pas même ivre dans l'esprit. Les gens étaient simplement joyeux et audacieux ! Pierre prit la parole et dit: «Ecoutez-moi bien, vous qui habitez la Judée et vous tous qui séjournez à Jérusalem: comprenez ce qui se passe. Certains d’entre vous insinuent que ces hommes seraient ivres. Pas du tout! Il est à peine neuf heures du matin! Mais maintenant se réalise ce qu’avait annoncé le prophète Joël: Voici ce qui arrivera, dit Dieu, dans les jours de la fin des temps: Je répandrai de mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront, vos jeunes gens, par des visions, vos vieillards, par des songes, recevront des révélations». Paul dit dans 1 Thessaloniciens 1:6: «Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup d’afflictions, avec la joie du Saint-Esprit, en sorte que vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de la Macédoine et de l’Achaïe». Paul les prend en modèle car dans leurs épreuves, ils ont gardé la parole et la joie du Saint-Esprit. «Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit». Le mot enthousiasme vient des racines en-theos «Dieu en nous». Dieu ne conçoit pas la morosité. Dans Néhémie 8:10, nous lisons: «Ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force.» Mais certains, sous l'inspiration de qui nous savons cherche à ridiculiser Dieu, ont voulu nous faire croire, et ceci depuis longtemps, que le signe du baptême dans le Saint-Esprit est une expérience invasive, hilarante et enivrante. Alors, où est passée cette colombe simple et pure qui descendit sur Jésus? Les prédicateurs de la nouvelle vague apostolique insistent sur le fait que nous devrions supplier le Saint-Esprit d'entrer en nous et de nous posséder. Possédés par le Saint-Esprit?… Plusieurs vidéos montrent ce qui se passe au sein du mouvement Bethel. Nous y voyons des jeunes être frappés par cet esprit, perdre tous leurs moyens et se contorsionner sur le sol comme des ivrognes ou comme des animaux agonisants, en prononçant parfois des paroles blasphématoires. Résister ou contester cette compréhension du baptême dans l'esprit revient pour ces gens à mépriser le Saint-Esprit… C'est effrayant. Voir à quel point les gens peuvent facilement être trompés a de quoi nous inquiéter, surtout lorsque l'on sait que ce phénomène va aller croissant.

 

Le blé et le chemin étroit, et l'ivraie ou la voie large.

«Entrez par la porte étroite. Car large est la porte et spacieuse est la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et resserré le sentier qui mènent à la vie! Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent!», a dit Jésus. Et Paul a dit à Timothée : «Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi (en Jésus) pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons.» 1 Tim 4. L'église chrétienne a de tous temps été partagée sur certaines questions. Mais désormais, des influences contradictoires se côtoient et se mêlent, non seulement au sein des communautés, mais dans l'esprit même d'un chrétien. Cette situation devenue inextricable est une malheureuse illustration de la parabole de l’Évangile de Matthieu : «Jésus leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla (l'ivraie est une plante herbacée dont la consommation provoque des nausées d'ivresse). Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie? Il leur répondit: C'est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l'arracher? Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.» Matthieu 13. «Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l'une sera emmenée et l'autre laissée; de deux femmes qui moudront ensemble, l'une sera emmenée et l'autre laissée. De deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera emmené et l'autre laissé. “Où Seigneur”, demandèrent-ils? Il répondit: “Partout où il y aura un corps, là s'assembleront les aigles”». Luc 17.

 

Le Sang de l'Agneau: notre seule garantie.

Comment cet ennemi de Dieu a-t-il pu semer, dans l'église, une herbe étrangère qui de loin ressemble à du blé mais dont la récolte ne produit rien pour le grenier de Dieu, et qui désormais remplit le champ en dérobant le cœur de tant de braves gens qui se revendiquent pourtant comme étant engagés envers Dieu ? — L’église dormait… Réveillons-nous à la chose véritable ! Si un ersatz de réveil peut être aussi démonstratif, combien plus glorieux sera le véritable réveil ! Suivre Jésus est à la fois la chose la plus simple, et la plus exigeante. Je me suis longtemps achoppé à ces paroles du livre de l'Apocalypse, dans lesquelles sont mentionnés ceux qui participeront au règne de Jésus. Il y est écrit qu'ils ont vaincu le diable, l'accusateur, «à cause du sang de l'agneau et de la parole de leur témoignage, et parce qu'ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort». En bref, ils n'auront peut-être rien accompli de très extraordinaire. Mais ils auront su reconnaître celui qui est la Vérité, et ils lui seront restés fidèles en actes et en paroles, jusqu'à la mort. Et aussi peu que cela puisse paraître, tenir cette position représentera le combat ultime de la fin des temps. Ceci devrait nous faire prendre conscience de l'étendue de la séduction qui prévaudra. Ayons de l’ambition pour Jésus, mais sachons distinguer les temps et reconnaitre les valeurs qui vont faire une différence. Qui voulons-nous être? Jésus enseigne que dans son Royaume, il existe un large éventail de positions ou de fonctions, et qu’il nous appartient dès maintenant de choisir celle à laquelle nous voulons aspirer. Il y a forcément les chiens, les lâches, les ennemis, les opportunistes, les religieux qui se sont approprié la vigne et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge. Ils seront jetés hors de son Royaume. Il y a ensuite les serviteurs, ceux qui ont compris qu’ils ont tout intérêt à accepter que Jésus le Roi des Rois règne sur eux. Mais ils ne savent pas ce que fait Dieu, et dans le fond, ce que fait leur maître ne les intéresse pas car ils n’ont pas saisi le sens de leur filiation. Et puis il y a justement ces fils, ceux qui ont été engendrés selon l’Esprit de Vérité. L’apôtre Paul dit dans Romains 18 que la révélation de ces fils de Dieu est attendue avec une grande impatience par toute la création. Dans cette catégorie des Fils, il existe un groupe dont le statut est encore plus enviable. Il s’agit des amis de l’époux, des confidents du Roi. Ils accompagnent l’Agneau partout où il va, ils contemplent sa gloire, et leur joie est complète. Qui a dit que le christianisme devait être ennuyeux? Le Saint-Esprit n'est pas une force impersonnelle. Le Saint-Esprit est une Personne et cette personne est toute puissante, de même que la Vérité est la personne de Dieu. On comprendra que le règne de Dieu ne se limite pas à un soi-disant éveil spirituel accompagné de phénomènes étranges—nuée, poussière d'or, plumes d'anges, onctions collectives à caractère impur et déroutant. Tout ça c’est de la poudre aux yeux dont l’origine ne devrait faire aucun doute. Parce que la question ultime que Jésus — l’Époux — nous posera, est celle-ci : T'es-tu laissé distraire de la relation filiale que je t’avais destinée par des personnalités charismatiques, séduisantes, que tu m’as substituées et qui t’ont égaré? Ou t'es-tu au contraire attaché à moi qui suis la seule Vérité, parce que tu m'aimais plus que tout?  — Jésus nous rappelle que les règles qui prévalent dans le mariage sont celles qui vont préserver la sécurité de notre relation avec Lui. Examinons par conséquent chaque chose à la Lumière de la Bible, et retournons à Jésus seul.

 

D'autres passages des Écritures comprennent: Lévitique 10:1-6, Deutéronome 13, Matthieu 7, Matthieu 12:22-35, Matthieu 16:10, Actes 20:28-32, Galates 1:8-9, 2 Thessaloniciens 2, 2 Timothée 3, 2 Pierre 2, Jude 3,4, Apocalypse 22:18-28.

 

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