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Dernière mise à jour : 10 juin 2017

Le monde—mode d'emploi.


Le roman de Charles Dickens : “Le Conte des deux Cités”, nous plonge dans les villes de Londres et de Paris à une époque où flottent encore les relents âcres des bûchers destinés aux dissidents et aux hérétiques, mais où s'organise déjà une révolution, qui bientôt, va rendre au peuple sa dignité, avec l'espoir d'une renaissance culturelle et morale. Le récit commence par ces mots : “C'était le meilleur et c'était le pire de tous les temps. Le siècle de la folie et celui de la sagesse, une époque de foi et d'incrédulité, une période de lumière et de ténèbres, d'espérance et de désespoir, où l'on avait devant soi l'horizon le plus brillant et la nuit la plus profonde; où l'on allait droit au ciel et tout droit en enfer. Bref, c'était un siècle si différent du nôtre que selon l'opinion des autorités les plus marquantes, on ne peut en parler qu'au superlatif: soit en bien, soit en mal. En ce temps là, il était plus clair que le cristal pour tous les grands de l'état que le miracle de la multiplication des pains se renouvelait tous les jours et que l'ordre des choses établi ne devait jamais changer”.

Notre monde a connu une succession de révolutions et de contre-révolutions qui ont montré de l'homme le meilleur et le pire… Car en l’absence d’un véritable chef d’orchestre, la symphonie de l’homme est restée silencieuse, se limitant tout au plus à quelques éclats discordants. Mais la révolution finale ne sera pas une révolution d'hommes, puisqu'elle sera conduite par Jésus lui-même. C'est une révolution qui a débuté il y a quelques deux mille ans et qui est maintenant entrée dans sa phase finale, dans un contexte où—comme dans celui décrit dans le roman de Dickens—, les hommes s'imaginent que l'ordre des choses établi ne va jamais changer. Nous nous disons peut être que le monde est sans espoir, car nous ne faisons que répéter les erreurs du passé. Les utopies passent rarement le cap d'une génération. Mais c'est là justement qu'intervient Jésus avec son Evangile, puisqu'il nous enseigne qu'au delà de l'homme mortel et de sa société qui passe, Dieu bâtit sur de solides fondements, à l'abri des regards mal intentionnés, une réplique du monde qui est près d'atteindre sa perfection. Comme le rappelle Pierre: «Toute chair est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe. L'herbe sèche, et la fleur tombe. Mais la parole du Seigneur demeure éternellement, et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l'Évangile». La révolution de Jésus va consister à faire descendre du ciel ce monde parfait, afin qu'il engloutisse le monde imparfait que nous connaissons.

Notre défi personnel va consister à permettre à Dieu de nous amener à être en conformité avec les valeurs de son ciel, afin que lors de cette émergence, il puisse nous transcender dans son monde nouveau.

Une révolution d'amour.

Dans les chapitres 65 et 66 du Livre d'Esaïe, Dieu nous donne un aperçu de ce qu’il va faire. Voici ce qu’il promet : «Car les anciennes souffrances seront oubliées, elles seront cachées à mes yeux. Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre. On ne se rappellera plus les choses passées. Elles ne reviendront plus à l'esprit. Réjouissez vous plutôt et soyez à toujours dans l'allégresse à cause de ce que je vais créer. Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse et de mon peuple ma joie. On n'y entendra plus le bruit des pleurs et le bruit des cris.  Il n'y aura plus ni enfants ni vieillards qui n'accomplissent leurs jours. Car celui qui mourra à cent ans sera jeune, et le pécheur âgé de cent ans sera maudit.  Ils bâtiront des maisons et les habiteront. Ils planteront des vignes et en mangeront le fruit.  Ils ne bâtiront pas des maisons pour qu'un autre les habite. Ils ne planteront pas des vignes pour qu'un autre en mange le fruit. Car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres, et mes élus jouiront de l'oeuvre de leurs mains.  Ils ne travailleront pas en vain, et ils n'auront pas des enfants pour les voir périr. Car ils formeront une race bénie de l'Éternel, et leurs enfants seront avec eux.  Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai. Avant qu'ils aient cessé de parler, j'exaucerai».

Cette prophétie ne nous conduit-elle pas à l'opposé des projets que fomentent les régimes totalitaires ou ceux dits théocratiques, et qui sont en réalité sataniques? Ce texte nous prouve qu'il n'y a dans le coeur de Dieu aucune intention de faire souffrir l'humanité de manière gratuite. Bien au contraire : Dieu nous destine à connaître une paix et un bonheur parfaits. Mais à travers ce langage imagé, Dieu nous fait comprendre que le monde nouveau ne sera pas une chose anarchique et chaotique, et que sa structure et son organisation vont devoir reposer sur l'ordre spirituel qui fut envisagé dès la fondation du monde, un ordre dont Jérusalem est l'archétype. Le mot Jérusalem signifie : “ville de paix et d'accomplissement”—une architecture assignée à l'homme et à la société mondiale. Il ne s'agira pas d'un ordre dont les ficelles seront aux mains d'un pouvoir politique et religieux pyramidal, comme jusqu'à présent et comme ça le sera dans des proportions caricaturales sous le règne de l'Antéchrist. Mais, chose qui pourrait nous sembler incroyable ou en tout cas surprenante depuis que nous avons perdu notre coeur d'enfant, il s'agira au contraire d'un ordre propice à l'épanouissement individuel, comme le suggère l'image de cette demeure entourée d'un vignoble, accessible à tout être humain. Et puisque Dieu évoluera désormais parmi nous—c'est la signification du nom Emmanuel—, Dieu règnera sur tous et sur chacun, et il n'y aura plus de place pour d'autres formes de royauté ou pour un pouvoir intérimaire.

Voici en quels termes les prophètes ont décrit le Messie notre Sauveur, et son gouvernement : «Puis un rameau poussera de la souche de Jessé ( la maison de David ), un rejeton de ses racines portera du fruit. L'Esprit de l'Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et de discernement, Esprit de conseil et de puissance, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel. Il prendra plaisir dans la crainte de l'Eternel. Il ne jugera pas sur l'apparence, n’adressera pas de reproches sur la base d’un ouï-dire. Au contraire, il jugera les faibles avec justice et corrigera les malheureux de la terre avec droiture». «Le loup habitera avec l'agneau et la panthère se couchera avec le chevreau; le veau, le jeune lion et le bétail qu'on engraisse vivront ensemble, et un jeune garçon les conduira. La vache et l'ourse auront un même pâturage et leurs petits un même enclos, et le lion mangera de la paille comme le bœuf. Le nouveau-né s’ébattra sur le nid de la vipère et le petit enfant mettra sa main dans la grotte du cobra. On ne commettra ni mal ni destruction sur toute ma montagne sainte, car la terre sera remplie de la connaissance de l'Eternel, comme le fond de la mer est recouvert par les eaux». Et dans le chapitre 11 d'Esaïe, nous sont dévoilés deux aspects du caractère du Messie qui se complètent et qui s’accordent : «La justice sera comme une ceinture autour de sa taille, et la fidélité comme une ceinture sur ses hanches. Il frappera la terre par sa parole comme par un coup de bâton, et par le souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant». Dans ce nouvel ordre, le Fils de l'Homme sera lui-même la source de toute justice et de l'autorité. Une autorité telle qu’elle va faire cesser la méchanceté sur la terre. Mais Jésus est également symbolisé par ce jeune garçon, radieux et triomphant, qui va nous faire oublier les souffrances du monde passé en conférant à notre humanité une expression nouvelle.

En ayant cette perspective à l'esprit, il nous est facile de comprendre que l'espérance de l'avènement du Royaume de Dieu, peut représenter pour l'homme d'aujourd'hui, comme pour le contemporain de Jésus, une folie, puisqu'il rend caduques nos identités culturelles et religieuses. Et cette nouvelle identité qui nous concerne, et qui est celle de fils et de filles de Dieu, pouvons-nous seulement imaginer en quoi elle doit consister ? Notre imagination constitue la faculté qui plus que toute autre, nous rend semblables à Dieu, puisque Dieu a imaginé le monde dans ses détails—il l'a en quelque sorte rêvé, et qu'ensuite seulement il a mis le rêve à exécution «Il y eut un soir et il y eut un matin.» En l'absence de l'image du Véritable, qui nous est brossée dans les Evangiles, les esprits du monde nous ont insufflé d'autres valeurs et d'autres paradigmes. Les objectifs que les hommes de ce monde poursuivent, sont des objectifs qui ont été détournés de leur but initial. C'est pourquoi Jésus a dit : «Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers». Notre imagination est tellement imprégnée des concepts sataniques qui régissent le monde, que si nous ne laissons pas Dieu la renouveler entièrement, tous nos efforts visant à établir un ordre social, économique et religieux, ne serviront qu'à prolonger l'ordre infernal qui continue à détourner le monde du projet initial qui fut élaboré par Dieu. Et c'est la raison pour laquelle, notre monde va devoir traverser les épreuves apocalyptiques. Elles vont être nécessaires pour nous ouvrir les yeux sur la nature de l'esprit qui nous entraîne, jusqu'à notre capitulation. Dans Romains 12:2, Paul dit : «Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait».

Le renouvellement de notre imagination.

Dans 1 Corinthiens 2, Paul dit ceci: «Nous prêchons parmi les parfaits une sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle qui vont être anéantis. Nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire». De tels propos représentaient une folie furieuse pour les hommes du monde d'alors. Si les empires ont combattu le christianisme naissant avec une telle férocité, c'est parce qu'en annonçant leur renversement et l'avènement d'une nouvelle forme de gouvernement, le christianisme représentait une sérieuse menace pour leur pérennité. Et si, pour l'instant, notre christianisme laisse nos gouvernements indifférents, nous devrions nous demander si notre espérance n'aurait pas perdu de sa substance.

Notre capacité à nous imaginer les choses peut réellement nous induire en erreur lorsque nous tentons de concevoir quel est le caractère de Dieu et quels sont ses plans pour notre monde. L'image est subjective et elle se prête à toutes les manipulations. De nos jours, une énorme industrie sait exploiter notre besoin d'être divertis, et sa force réside justement dans sa capacité à nous faire croire à une réalité virtuelle, qui dans le fond n'est que fiction. L'image a toujours été le support de la fausse adoration.[15] Notre cerveau peut avoir énormément de difficultés à se rendre compte de certains subterfuges, une réalité que savent exploiter de nombreux prestataires parfois peu scrupuleux, allant du marchand de bonheur à l'illusionniste, en passant par le publicitaire, le politicien, et naturellement les gourous de tous bords. L'imagerie chrétienne véhicule nombre d'approximations et de clichés hérités du paganisme, dont il faut impérativement faire table rase si nous ne voulons pas que nos conceptions se limitent à de simples préjugés. Car le monde entier est sous la puissance du malin, nous avertit l'apôtre Jean.[16] Et cette influence s'exerce également dans les domaines où on ne l'attendrait pas ! Comment cette emprise s'exerce-t'elle? Principalement par le biais de notre imagination, c’est à dire, de notre faculté à visualiser les choses sur la base des expériences qui nous sont acquises. C'est pourquoi Dieu avait autrefois mis l'accent sur une recommandation: «Tu ne te feras point d'image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre». Que vous soyez catholique, évangélique, adventiste, judaïsant, messianique ou islamisant, ou que vous vous réclamiez d'un courant agnostique ou athée, ou d'une croyance ésotérique, ou liée à des pratiques occultes, vous verrez en lisant ces pages, qu'aucune de nos croyances, qu'elle soit fondée sur la révélation Biblique ou sur ce que Saint Paul appelle «les rudiments du monde»,[17] n'est exempte d'une certaine mystification. Dans le Livre des Proverbes, au chapitre 16, il est écrit: «Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l'âme et salutaires pour le corps. Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c'est la voie de la mort.».[18] Et Paul dit à Timothée: «Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l'enseignement authentique. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l'oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention.»[19] Ainsi, qu'il s'agisse du contenu de la foi qui nous a été transmise, ou de la manière dont nous la pratiquons, ou qu'il s'agisse de l'image mentale que nous avons de Dieu, de l'Univers ou de nous-mêmes, la compréhension que nous avons de ces choses a sur notre vie et sur notre destin, une influence redoutable. Ces conceptions parfois diffuses et inconscientes, souvent constituées d'informations tronquées ou transmises de manière déloyale par une partie adverse,[20] peuvent réellement faire la différence entre la vie et la mort, et sont également à l'origine de luttes intestines et de guerres de religion.

Une autobiographie.

«Personne n'a jamais vu Dieu, mais le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.»[21]

Supportez que nous jetions quelques bases pour ce qui va suivre. Le Peuple de Dieu est sans conteste le plus grand cadeau que Dieu ait offert au monde, et la Bible est incontestablement le plus grand des présents, légué au monde par le Peuple de Dieu. Elle est constituée du sang, des larmes, des espoirs et de la louange, de ceux qui ont marché avec Dieu. La Bible est une oeuvre spirituelle, surnaturelle. Sous sa forme universellement reconnue qui est une compilation de 66 livres, ayant pour base la Bible hébraïque, auxquels furent ajoutés les écrits ayant trait à l'accomplissement des promesses qui concernent le Messie attendu: la révélation de Jésus Christ, elle est actuellement l'ouvrage le plus diffusé dans le monde. Des millions de gens de tous les peuples et de toutes les langues peuvent affirmer que le message de la Bible a transformé leur vie. On ne s'étonnera pas de ce que la Bible et son contenu aient été de tous temps très attaqués. En France, le Concile de Toulouse refusa aux laïques le droit de posséder les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament traduits en français, sous prétexte “qu'on pourrait se faire du tort en mal interprétant”. Peur sans doute que l'on découvrit le fossé qui existait entre les fastes d'une Eglise institution politico-religieuse, et la simplicité du message de Dieu, et qu'il faille ensuite sévir pour reprendre le contrôle. Dans bon nombre de pays, la Bible est considérée comme un ouvrage subversif, et on en interdit la possession sous peine d'emprisonnement et même de mort. On a tourné la Bible en dérision, on l'a diffamée, critiquée, censurée—pourquoi un tel acharnement à l'égard de ce qu'on qualifie par ailleurs de «ramassis de fables sans fondements scientifiques»? De façon peut-être plus subtile, on l'a détournée, expliquée, interprétée, excusée, désamorcée. On se l'est appropriée en y ajoutant des livres d'inspiration douteuse, ou en lui adjoignant les «révélations» de tel fondateur d'une secte.[23] Si l'ouvrage suscite une telle controverse chez les uns et une telle effervescence chez les autres, c'est sans doute qu'il mérite d'être lu. Procurez-vous une Bible imprimée, ne serait-ce que pour le jour où il n'y aura plus Internet, et choisissez-en une qui soit au plus proche de son contenu original. Un jour peut-être, selon la tendance, nos politiciens parviendront-t'ils à imposer une interprétation de la Bible qui soit conforme à leurs vues modernistes en étant expurgée de toute affirmation dérangeante.

La Bible contient toute la révélation que Dieu a jugé bon de nous faire parvenir, et aucune révélation extra-biblique n'est en réalité nécessaire à notre compréhension de ce qu'est la rédemption de l'homme. Dès le jour où la dernière ligne de l'Apocalypse de Jean fut écrite, le livre fut scellé. Car Jésus communiqua à Jean ces paroles : «Moi, je le déclare solennellement à tous ceux qui entendent les paroles prophétiques de ce livre : si quelqu'un y ajoute quoi que ce soit, Dieu ajoutera à son sort les fléaux décrits dans ce livre. Si quelqu'un retranche quelque chose des paroles prophétiques de ce livre, Dieu lui ôtera tout droit à l'arbre de vie et à la ville sainte décrits dans ce livre.»[24]

Deux-mille ans d'histoire de l'Eglise n'ont rien apporté de nouveau au message de Dieu, mais ont en revanche largement contribué à le dénaturer. Car le message que porte la Bible est en porte-à-faux avec cette perspective humaniste d'un monde qui évolue vers quelque-chose de meilleur, à laquelle l'Eglise politisée s'est ralliée. A la charnière du livre—au milieu de ses versets—se situent comme par hasard des mots qu'on pourrait qualifier de subversif: «Il vaut mieux se confier dans le divin (Hashem) que de mettre sa confiance[25] dans l'humain (adam). Il vaut mieux se confier dans le divin que de mettre sa confiance dans les nobles (nedivim).» Psaume 118:8-9.[26]

Chronique d'un naufrage annoncé

La Bible nous annonce à la fois une excellente et une très mauvaise nouvelle. Commençons par la mauvaise : Même si nos politiciens s'efforcent de cacher leurs inquiétudes pour ne pas nous alarmer outre mesure, notre société prend indéniablement conscience de l'imminence d'une crise mondiale. Mais elle le fait peut-être à la façon de la grenouille, qui ne sait pas réagir lorsque l'eau monte lentement en température, et qui se réveillera lorsqu'elle sera cuite. Cette crise affectera tous les aspects de notre vie : ce sera une crise environnementale, politique, économique, religieuse, mais aussi et surtout morale. Notre société, déjà affaiblie par ses dérives et par l'abandon de ses points d'ancrage moraux, est désormais rendue très instable par le mariage forcé de cultures aux sensibilités fondamentalement incompatibles, qui résulte d'un récent brassage de populations. Alors qu'une mouvance occulte et politique va chercher à amalgamer ces cultures, en muselant tout ce qui voudrait résister à leur alliance, cette entreprise va être confrontée à une opposition spirituelle qui ne lui viendra pas de ce monde. Car cette tentative d'initier un monde unifié, mais en réalité ligué contre ceux qui portent en eux l'espoir d'un monde plus juste et plus humain et dont la direction serait rendue à son Créateur, va se fissurer sous l'impact d'un coup[27] qui lui sera porté par une instance extérieure[28] au monde et à l'homme. Et comme, jadis, Dieu ne permit pas à l'Egypte d'intégrer le peuple des Hébreux, mais il la força en quelque sorte à les vomir et à les laisser partir libres, notre monde va également voir déferler une série de plaies ou de calamités, ayant pour effet la séparation de deux peuples.[28a]

Jésus parle de douleurs d'enfantement en disant : «La femme, lorsqu'elle enfante, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue. Mais, lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu'elle a de ce qu'un homme nouveau est né dans le monde[28b] Il nous invite ainsi à ne pas perdre de vue quelle sera la finalité des événement auxquels nous allons devoir faire face, et qui est l'aube d'un jour nouveau pour l'homme et pour l'humanité. Ce sont des événements dont la portée sera lourde de conséquences. Ils vont provoquer dans un premier temps, l'éclatement de notre bulle économique et l'effondrement de l'économie de marché mondiale. Nos structures sociales, politiques et religieuses, seront entraînées dans cette chute. Car la Bible dit que Dieu va secouer les cieux et la terre, afin que seul ce qui est inébranlable subsiste. Elle dit aussi que toute montagne devra être abaissée, et toute vallée comblée. Et cette chute se produira en un temps si court[29] que nous serons surpris[30] et pratiquement sans recours.[31] Ce ne sera pourtant que le début des douleurs, nous prévient Jésus. Car nous pourrions bientôt manquer de tout, à commencer du courage nécessaire pour affronter ce qui suivra.[32] De grandes pénuries vont sévir, des guerres, des soulèvements et des émeutes, des actes de traîtrise, le terrorisme, des cataclysmes naturels et des épidémies. Les forces du mal auront placé au pouvoir des personnages[33] charismatiques qui useront de subterfuges[34] pour fédérer des groupes de nations afin de les opposer[35] à d'autres nations, entraînant l'humanité dans une horreur sans précédent. Tirant parti de notre désarroi, un gouvernement mondial imposera son régime autoritaire, athée et amoral, et en réalité dirigé contre ceux qu'il estimera être les responsables de la débâcle : les peuples de la Bible. Jadis, l'empereur romain Néron n'hésita pas dans sa folie à faire mettre le feu à la ville de Rome, et il accusa ensuite les chrétiens d'être à l'origine de l'incendie. Les dirigeants du nouvel ordre mondial ne manqueront pas de charger les chrétiens de la responsabilité de tous les maux du monde, et je crains que l'histoire ne puisse leur donner en partie raison. Car depuis les Croisés, en passant par l'Eglise de l'inquisition, les rois catholiques et les dictatures fascistes, jusqu'aux présidents évangéliques américains, tous ont fait une publicité formidable au christianisme en prenant le nom de Dieu pour justifier leurs guerres et leurs persécutions, et les interventions militaires visant à sauvegarder les intérêts économiques et politiques de leurs nations. A cause de cela, le monde, écoeuré et incapable de reconnaître l'imposture, sera devenu profondément anti-chrétien, et fondamentalement antisémite pour des raisons similaires. La précarité sera telle en ces jours que beaucoup d'hommes deviendront insensibles aux autres. Ils persécuteront les réfractaires au nouvel ordre, comme on veut se débarrasser des responsables d'un fléau, en allant jusqu'à maudire le Dieu qu'ils invoquent, pour les avoir amenés à une telle situation. Et c'est dans ce contexte que l'Antéchrist viendra imposer son gouvernement, en s'érigeant comme le sauveur de la paix mondiale.

En lisant ces choses, vous vous dites peut-être que tout ceci n'est qu'un délire surréaliste. Mais bientôt, j'en ai peur, les événements vous rappelleront à ces propos. Beaucoup reprocheront d'ailleurs aux chrétiens de ne pas les avoir informés de l'imminence de ces événements.

Car Dieu nous a avertis il y a très longtemps de ces grands bouleversements qui vont sceller le destin de la Terre. Les allusions à ces événements s'égrènent tout au long de la Bible, et en particulier dans le Livre de Daniel[36] et dans celui de l'Apocalypse. Mais également chez d'autres prophètes : Zacharie,[37] Sophonie[38] Jérémie[39] et Joël,[39a] dans les Psaumes[40] et dans les lettres des Apôtres. Toute la Bible s'articule en réalité autour de cette perspective, et Jésus n'a eu de cesse de nous parler de l'imminence de ces événements tout au long des Evangiles. Pourtant, cette perspective à laquelle il est fait allusion près de neuf cent fois dans la Bible, est largement passé sous silence dans certains milieux chrétiens, au profit de préoccupations plus humanistes, comme le réchauffement climatique et ses conséquences. Car, une fois encore, cette vision des choses qui voudrait que le monde que nous nous sommes efforcés de bâtir sur nos bases politiques et culturelles, en l'étayant de notre religion, soit retourné comme une crêpe, suggère la faillite de notre homme moderne, et reste de ce fait très impopulaire. Jésus nous a également parlé—et c'est d'ailleurs là un point très concret de ce qui constitue sa Bonne Nouvelle—, de la mise à l'abri, ou du sauvetage des croyants. Lorsque les signes[41] annonciateurs se seront produits, alors de grandes épreuves vont commencer à secouer notre monde.

Mais avant que cela n'arrive, tous les yeux se seront tournés vers Israël, car nous aurons compris qu'elle est en quelque sorte, l'horloge du détonateur des événements mondiaux. Un événement particulier aura lieu à Jérusalem, qui déclenchera la fureur de la communauté arabe. Les nations vont alors se liguer afin de soumettre Israël, manu militari.[42] Et c'est peut-être au cours de ces hostilités, qui bientôt s'étendront au monde entier, que cet événement incroyable aura lieu, qui est l'enlèvement ou la mise à l'abri des croyants.[43] Nous ne savons pas quand cet événement aura lieu car Dieu l'a en quelque-sorte classé “secret-défense”. Nous savons en revanche que l'événement aura lieu au cours d'une période de grands troubles, et probablement avant que les événements n'aient atteint leur paroxysme—c'est du moins la perception que plusieurs ont de cette possible escalade.[44] Car Jésus affirme que Dieu, notre Père, va vouloir épargner à ses enfants un malheur tel qu'il leur ferait fatalement perdre tout espoir. L'Apôtre Jean, qui a reçu et retranscrit les visions décrites dans le livre de l'Apocalypse et la révélation de Jésus Christ qui les accompagne, annonce de terribles fléaux consécutifs à cette période de violences. Il n'est pas difficile d'imaginer l'état dans lequel un engagement global aux armes atomiques, chimiques et biologiques, pourrait laisser notre monde. Mais d'autres fléaux, tels que de grands cataclysmes naturels, surviendront également. Notre belle planète bleue et verdoyante pourrait bientôt ne plus être qu'un sinistre champ de bataille où la mort sera omniprésente.

Pris dans ces événements, les hommes pourraient réagir de deux façons : Beaucoup céderont à la panique et courront se réfugier auprès de leurs bourreaux. Mais ceux qui se seront préparés à cette éventualité agiront avec fermeté. Car si la trame générale des événements a été fixée et ne pourra plus guère être changée, les détails restent encore à pourvoir, et nos situations particulières dépendront largement de notre marche avec Dieu. Sinon, pourquoi Jésus nous proposerait-il de prier pour que ces événements ne se produisent pas en hiver?[45] L'événement cité en lien pourrait toutefois avoir eu lieu au début de notre ère. Car pour Jésus, nous sommes dans ces temps de la fin depuis plus de deux mille ans! Mais par cette invitation à prier, Jésus nous fait comprendre que l'homme est également acteur de son histoire. Et la période qui a suivi sa première venue n'avait en réalité qu'un but à ses yeux : nous donner la possibilité d'annoncer le message du Royaume à tous les peuples de la Terre en faisant dans toutes les nations de nombreux disciples.[46] Lorsque la mission qu'il nous a confiée aura été pleinement remplie, c'est à dire, lorsque la proclamation avec puissance de l'Evangile du Royaume sera parvenue aux extrémités de la terre, alors commencera le temps de la moisson, qui correspondra à la fin d'un monde inéquitable et à l'avènement, ici sur notre Terre et pas dans un ciel hypothétique, du Règne de Dieu ! Car il existe heureusement cette espérance miraculeuse de la résurrection, qui permettra à ceux qui se seront nourris de la substance du Christ[46a] en appliquant son enseignement, de survivre aux événements.[46b] Et comme les oiseaux migrateurs reviennent au printemps, un renouveau miraculeux et l'essor d'une humanité nouvelle feront bientôt oublier l'inexorable hiver.

Le mot d'ordre : Veillez !

Face à une telle expectative, Jésus nous a vivement encouragés à ne pas nous endormir et à ne pas laisser les plaisirs et les préoccupations de la vie nous alourdir pour que ce jour nous surprenne. «Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle et que le Fils de l'homme vous donnera; car c'est lui que le Père, que Dieu, a marqué de son sceau». Nous allons traverser la pire de toutes les époques. Mais pour ceux qui aiment Dieu et qui attendent son avènement, elle deviendra la meilleure des époques.

«Quand les soixante-douze disciples revinrent, ils étaient pleins de joie et disaient: Seigneur, même les démons se soumettent à nous quand nous leur donnons des ordres en ton nom! Il leur répondit: Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Ecoutez: je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et d’écraser toutes les forces de l’Ennemi, sans que rien ne puisse vous faire du mal. Toutefois, ce qui doit vous réjouir, ce n’est pas de voir que les esprits mauvais vous sont soumis; mais de savoir que vos noms sont inscrits dans le ciel». Luc 10:17-20

Jésus nous invite, et particulièrement ceux qui travaillent déjà à promouvoir son règne, à ne pas autant nous réjouir de la puissance qu'il met à notre disposition que de la joie qui vient lorsque nous marchons jour après jour, main dans la main avec lui. Si nous n'entretenons pas cette communion avec le ciel, nous pourrions finir par nous lasser et par perdre notre feu sacré. Car en réalité, nous ne savons pas quand le maître reviendra. Sera-ce au soir ou au milieu de la nuit, au chant du coq ou au matin?[47] Des événements inquiétants se produisent ici et là, comme ils se sont toujours produits depuis que l'homme se bâtit des empires. Mais Jésus nous prévient qu'à la différence des événements du passé, «ce jour s'abattra comme un filet sur tous les habitants de la Terre». Et l'Apôtre Paul nous rappelle également que ce jour viendra comme un voleur dans la nuit.[48] Une dimension inconcevable à notre esprit humain et imparable, et l'élément de surprise, font donc partie intégrante du plan de Dieu. Nous sommes ainsi invités à considérer avec une certaine prudence, toute date avancée par les hommes pour un événement dont Jésus affirme que le Père va le fixer de sa propre autorité et qu'il sera seul à en connaître le jour.[49] Cette déclaration exclut par conséquent toute “confidence” faite aux anges ou à de prétendus prophètes. Mais ce qui est très excitant et qui devrait nous aider à ne pas défaillir en pensant aux difficultés au devant desquelles nous nous rendons, c'est de comprendre que notre génération va assurément vivre un événement unique dans l'histoire du monde, et dont l'heureux dénouement est attendu par tous les hommes de bonne volonté depuis Adam ! Un événement que vous avez vous-même souhaité lorsque vous avez récité la prière que Jésus nous a laissée:

«Notre Père qui es aux cieux. Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien (que l'on pourrait paraphraser ainsi: Donne-nous dès maintenant notre part de révélation divine,[50] —cette nourriture spirituelle que nous recevons dans la relation au Père, qui nous permettra de vivre et d'avoir part au règne de Dieu[51]). Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas entrer dans la tentation, mais délivre nous du mal. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen»[52]




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