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Cette page a été réactualisée le 12 août 2017

“Dis-nous : quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?”


Dans le magnifique opus intitulé “Planète Océan” qui parachève son ode à la beauté fragile de notre planète, le sympathique photographe-reporter Yann Arthus Bertrand nous présente des images d'une beauté saisissante, tournées dans les derniers bastions d'une nature encore pratiquement intacte. Le film se poursuit en nous montrant l'envers du décors : La pauvreté due à l'explosion démographique, la mort des océans, à cause de la surpêche, de la pollution et de la disparition des processus de régénération biologique liée au réchauffement climatique. Une réalité que nous ne connaissons que trop bien, puisque depuis plus d'un demi-siècle, les magazines de Jacques Yves et Jean-Michel Cousteau, Georges Pernoud, Nicolas Hulot et d'autres, nous ont entretenus de ces préoccupations. Nous savons pertinemment et depuis très longtemps que nous détruisons notre milieu et le garde-manger de nos enfants. Pourtant, il semble que tant qu'il y aura de la nourriture dans nos assiettes—par fatalisme, et parce-que dans le fond nous savons bien que ce que nous épargnerons, d'autres se chargeront de le dévorer—, nous continuerons à entretenir la filière qui mène une destruction en règle des ressources de la planète… Le film se termine sur des images de la Baie de Rio, désormais désertée par les baigneurs en raison de la toxicité de ses eaux. En désignant la grande statue du Christ qui domine la baie, le commentaire nous invite à ne rien attendre du colosse aux bras tendus, ni d'aucune religion d'ailleurs. Mais il en appelle solennellement à la raison, en nous incitant à souhaiter une gouvernance mondiale forte et responsable comme notre unique espoir de salut. Ce commentaire, aussi sensible et raisonnable puisse-t'il paraître à vues humaines, si l'on considère la menace d'une destruction, non seulement du milieu marin, mais de l'écosystème tout entier, soumis à la voracité d'une humanité à la démographie galopante, et la famine mondiale qui nous attend au tournant, est très significatif des temps dans lesquels nous sommes. Il montre la façon dont l'Antéchrist prépare son avènement, au travers d'un gouvernement mondial, en nous persuadant, par des demi-vérités, de la réalité d'un monde «délaissé» par Dieu et en utilisant, comme l'ont fait les dictateurs du passé, des arguments émotionnels, comme notre besoin d'être rassurés par un «homme fort» qui saura prendre les choses en main de façon autoritaire pour nous sauver des autres et de nous-mêmes. Et si l'on écoute bien le commentaire, on y entend que Dieu a trop déçu en permettant que les choses en soient arrivées là. Il est désormais raisonnable de ne plus vouloir compter sur son hypothétique réalité. «Homme, aide-toi en prenant ton destin en mains. Ouvre les yeux sur ta condition et deviens responsable. Nous sommes désormais trop nombreux pour que la Terre puisse nous nourrir tous et il faut que quelque-chose se passe.» Et ce quelque-chose qu'on suggère à demi-mots, pourrait être une bonne grippe, des programmes de régulation des populations, et pourquoi pas : une guerre… Et c'est précisément cette myopie de l'homme athée qui aujourd'hui prévaut dans les milieux politiques, scientifiques et dans l'éducation, qui est en train de paver la voie au gouvernement mondial. Un gouvernement qui va s'élever, nous prévient la Bible, contre tout ce qu'on appelle Dieu afin de se substituer à lui.

La question placée en titre fut posée à Jésus par ses disciples. Elle suscite chez nous une curiosité mêlée d'appréhension. Une curiosité légitime, que de nombreux voyants et prétendus prophètes ont su exploiter en nous prédisant la fin du monde. Jusqu'ici, Dieu ne leur a pas donné raison. Car voyez-vous, la fin du monde correspond en réalité à une série d'événements qui amèneront le monde à un état tel que sa fin sera inéluctable. Nos cours d'histoire nous ont enseigné que les empires passent par une période d'essor pour arriver à leur apogée, grâce au travail, aux sacrifices et à la discipline. Mais comme ils se sont construits sur des valeurs morales et humaines : la maison bâtie sur le sable, la fleur qui passe, l'homme arrêté à sa dimension animale et qui lutte en permanence pour conserver ses acquis—et c'est d'ailleurs l'une des significations du nombre six, trois fois le chiffre six étant le nombre qui symbolise l'Antéchrist parvenu à son apogée, et qui restera toujours en deçà de la perfection du chiffre sept, le nombre qui suggère la fin des efforts, l'aboutissement, la paix et le repos par le règne de Dieu. C'est ainsi que le relâchement de la contrainte politique et de sa contrepartie religieuse et morale, amèneront inévitablement à une régression. Jusqu'ici les empires se limitaient à une région géographique, et leur chute signifiait l'essor d'autres empires. Mais qu'en sera-t-il d'un empire désormais mondial ? Voyons ce que Jésus répond à la question des disciples énoncée plus haut. En recoupant les textes de Matthieu 24,[20] Marc 13,[21] et Luc 21,[22] nous voyons apparaître une certaine chronologie dans laquelle les choses sont annoncées.

Jésus mentionne une série d'événements, et il suggère que nous observions ces événements comme devant être les signes qui vont nous permettre de nous situer dans le temps. Il nous prévient que nous ne devrons pas nous attendre à ce que le monde devienne plus harmonieux. Un conflit sourd va continuer à séparer deux courants spirituels divergents. Un monde sans Dieu va poursuivre sa trajectoire vers les écueils et vers ce qui est sa finalité, mais Jésus est intervenu en allumant un feu—aujourd'hui nous dirions «un phare»—afin de nous ouvrir les yeux sur le naufrage annoncé. Jésus insiste sur le fait qu'après lui de faux messies viendront et qu'ils séduiront beaucoup de gens. Lorsque Jésus parle du Messie, littéralement, «l'Oint» — «Christ» en Grec—, il fait allusion au Roi libérateur attendu par les Juifs. Le Christ est cet envoyé de Dieu—«oint», c'est à dire revêtu des pouvoirs du ciel sur la terre, comme le suggère l'huile de l'olivier, un arbre toujours vert, qui plonge ses racines dans le sol pour en tirer des nutriments que ses feuilles vont transformer en substance vivante grâce à l'interaction de la lumière du soleil et aux échanges gazeux avec l'atmosphère—un envoyé qui, fort de cette communion à l'Universalité de Dieu va pouvoir transmettre à son tour cette onction au reste du peuple, afin de le guider hors des bourbiers de ce monde, vers la fusion divine qui représente sa glorieuse destinée.

Aussi Jésus ne s'attarde-t'il pas sur les malheurs que les hommes vont inévitablement attirer sur eux en suivant les conducteurs qu'ils auront élevés en messies. Mais il nous invite à relever la tête. Vous connaissez peut-être cette maxime : “Les heures les plus sombres de la nuit sont celles qui précèdent le lever du jour”. Jésus a dit: «Voici, Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez prudents comme des serpents et innocents comme des colombes». Mat 10:16. Jésus ne se fait donc aucune illusion sur la nature de l'esprit du monde et il nous invite à nous en distancer, en restant lucides et prudents.


L'Évangile selon l'Antéchrist

Que souhaitent les hommes et quels sont leurs espoirs? L'utopie de beaucoup d'hommes se résume en trois mots : Liberté, fraternité et égalité.  Certains voudraient également qu'on leur donne la possibilité de développer leur potentiel? C'est en général à ce moment là que les choses se gâtent. Notre horizon est limité et nos ressources ne sont pas inépuisables. Nos ambitions pourraient devoir se concrétiser au détriment des autres. “Ah, si vous saviez sur combien de têtes j'ai du marcher pour parvenir à la sitution qui est la mienne aujourd'hui!” … Oui, il est vrai que notre monde marche à l'envers. Les hommes ont parfois l'impression de se noyer dans des sables mouvants, et pour s'en sortir, ils n'hésitent pas à enfoncer les autres. Et Dieu dans tout ça? –Dieu ? Surtout pas ! Aucune personne bien informée n'irait chercher auprès de Dieu des valeurs de liberté. Ce soi-disant bon dieu, les religions nous l'ont montré sous toutes ses coutures. Qu'on le nomme Krishna, Yahweh, Allah ou Bouddha, Dieu ne nous crée finalement que des problèmes. À ce dieu-là, nous disons “non merci”. Car si nous voulons espérer une société égalitaire, la notion même d'un dieu qui domine au-dessus des hommes en attribuant aux uns davantage qu'aux autres, doit être éradiquée. Si nous voulons espérer vivre librement, Dieu doit être muselé et gardé à la laisse. … Comme ce pauvre chien de la fable de Lafontaine, à qui un fermier pas très futé se hâta d'attribuer les méfaits perpétrés par le renard qui causa la perte de son poulailler.

Dans un monde d'hommes présomptueux et ensorcelés par leur propre intelligence, les renards auront la part belle. Du moins, pour encore un peu de temps. On ne peut s'empêcher de penser avec quelle facilité les fondateurs des différentes sectes et religions sont devenus leur gourou, et parfois même leur idole. Depuis toujours, des organisations religieuses secrètes et occultes ont travaillé à pervertir la vérité. Il y a eu l'ordre des Templiers qui a donné naissance à la constellation des Illuminati, Rose-Croix et Franc-Maçons. Il y a eu ce soi-disant siècle des lumières qui a ouvert la porte aux spéculations les plus folles. Il y a eu les promoteurs de la pensée moderne, établie sur une hypothèse erronée, hâtivement attribuée à Darwin : l'homme qui se serait fait tout seul. Et cette psychanalyse freudienne, base de la médecine moderne et prétexte à des apprentis sorciers de soigner les blessés de la vie, en les bourrant de neuroleptiques pour masquer leur échec à les guérir. Il y a eu Ron Hubbard et la scientologie de l'homme-dieu. Et tous ceux qui ont su surfer sur la vague de l'obscurantisme religieux en suscitant des espoirs politiques par des utopies révolutionnaires. Les excroissances tentaculaires de cette pensée moderne en politique ont donné le socialisme, le freudo-marxisme et l'athéisme scientifique. Il y a eu cette forme ultime du racisme qu'est l'eugénisme et qui constitue l'un des fondements du nazisme et du néo-nazisme. Il y a eu l'eco-anarchisme : un mouvement né dans les années soixante, prônant une organisation plus naturelle et plus propice à la vie sur terre, mais farouchement opposé aux valeurs que prône le christianisme. Et il y a maintenant ces groupes de décisionnaires qui opèrent loin de toute supervision démocratique, comme le WEF, le groupe du Bilderberg, les Bohemians et d'autres organisations plus ou moins secrètes qui regroupent l'élite mondiale. On s'y partage d'ores et déjà les parts de gâteau du monde économique et politique post-apocalyptique, en préparant l'avenir d'une version très assujettie de l'homme nouveau … Dans un monde sans repères, il suffit de maîtriser l'art de la déclamation et de savoir conjurer nos peurs existentielles par des propos rassurants pour être élevé au Panthéon, en providence, ou encore au Saint-Siège… Si aujourd'hui, les hommes se laissent aussi facilement manipuler alors qu'ils sont encore en pleine possession de leurs moyens, imaginons ce qu'il adviendra lorsque les redoutables technologies de manipulation mentale qui sont encore tenues secrètes, commenceront à être appliquées.

Mais Dieu se rirait-il de l'audace des hommes à vouloir le garder à l'écart de leur vie ? Bien au contraire : Dieu pleure sur ses enfants, parce-que les hommes sont esclaves et qu'ils ne le savent pas. Dieu voit tout, et les cris de ceux qui souffrent, en étant à la merci des sorciers, s'entendent jusqu'à son trône. C'est pourquoi Jésus promet que l'indignation de Dieu ne tardera pas à ce manifester. Et le jour vient, où tout ce qui prend place sur terre—toute politique, toute entreprise, tout courant de pensée—, sera testé par le feu, avant que vienne le rétablissement de toute chose. La propriété du feu est de désintégrer tout ce qui n'est pas de la nature du feu. Que restera-t'il alors de nos utopies écologiques, de nos fausses certitudes religieuses, de nos nirvanas hollywoodiens et de nos enseignes de consommation ? Que vaudront encore nos presse-books, nos pages Facebook, nos curriculums, nos plans de carrière et de retraite, nos espérances religieuses et que sais-je ? Que vaudront nos richesses et nos collections accumulées au long d'une vie ? Sur terre, on entendra des pleurs et des grincements de dents, prévient Jésus. Les hommes seront effondrés parce-que tout ce sur quoi ils auront bâti leur vie et leur individualité—richesses, accomplissement, traditions, certitudes politiques, valeurs tribales, morales et religieuses—absolument tout ce qui se sera construit à partir de l'intelligence non régénérée des hommes, se révélera être de la paille, face à la perfection qui sera révélée lors de l'avènement du Fils de Dieu, lorsque la véritable nature du monde créé paraîtra.


L'Évangile du Royaume

Nous sommes à présent dans la phase préparatoire à cet avènement. Lors de sa première venue, Jésus a ensemencé le monde avec sa parole, une parole qui telle un germe porte en elle-même toutes les promesses de la puissance qui vient. Cette semence croît en ce moment-même au milieu des ronces et de l'ivraie. Bientôt les anges vont procéder à la moisson. Ils amasseront le bon grain dans le grenier de Dieu, et le reste sera mis en tas à sécher, avant qu'on y mette le feu.

Dans Matthieu 25, Jésus dit : «Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il prendra place sur son trône glorieux. Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes, comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs. Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. Après quoi, le roi dira à ceux qui seront à sa droite: «Venez, vous qui êtes bénis par mon Père : prenez possession du royaume qu'il a préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'ai souffert de la faim, et vous m'avez donné à manger. J'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire. J'étais un étranger, et vous m'avez accueilli chez vous. J'étais nu, et vous m'avez donné des vêtements. J'étais malade, et vous m'avez soigné. J'étais en prison, et vous êtes venus à moi. … Chaque fois que vous avez fait cela au moindre de mes frères que voici, c'est à moi-même que vous l'avez fait.»

Jean le baptiste disait à ceux qui venaient en foule se faire baptiser par lui : «Espèces de vipères ! Qui vous a enseigné à fuir la colère de Dieu qui va se manifester? Montrez plutôt par vos actes que vous avez changé. Ne vous contentez pas de répéter en vous-mêmes: «Nous sommes les descendants d'Abraham!» Car, regardez ces pierres : je vous déclare que Dieu peut en faire des enfants d'Abraham. Attention! La hache est sur le point d'attaquer les arbres à la racine: tout arbre qui ne porte pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. Les foules lui demandèrent alors: —Que devons-nous faire? Il leur répondit: —Si quelqu'un a deux chemises, qu'il en donne une à celui qui n'en a pas. Si quelqu'un a de quoi manger, qu'il partage avec celui qui n'a rien». Luc 3:7-11. Jésus étendra plus tard la notion de partage à celui des richesses spirituelles du Royaume de Dieu : «Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement». Matthieu 10:7-9.

L'appartenance à une église, à un ordre, à un peuple ou à une lignée, représente peu de chose aux yeux de Dieu. Jésus cherchera en nous les fruits que ses paroles auront portés, c'est à dire l'attitude que nous aurons eue, ou n'aurons pas eue à l'égard de nos semblables. Ces fruits montreront si oui ou non, nous avons accueilli en nous l'esprit qui obéit à ses commandements, et si nous sommes ainsi aptes à faire partie de son Royaume… «Heureux le serviteur que son maître trouvera faisant ainsi». David Wilkerson disait : “Si vous n'êtes pas plus proche du Seigneur aujourd'hui que vous ne l'étiez hier, vous avez régressé”. Mes amis, si nous pouvions prendre conscience de ce que ce jugement va impliquer pour chacun d'entre nous, nous serions soulagés de savoir qu'il nous reste un peu de temps pour mettre ces choses en pratique, avant que Jésus vienne établir son règne de justice et d'équité sur la terre.


Les signes des temps

«Jésus dit encore aux foules: Quand vous voyez un nuage se lever à l’occident, vous dites aussitôt: La pluie vient. Et cela arrive ainsi. Et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites: Il fera chaud. Et cela arrive. Hypocrites! vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel; comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ?»

Dans Luc 21, Jésus poursuit en disant: «Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés, car il faut que ces choses arrivent premièrement. Mais ce ne sera pas encore la fin».

«Alors il leur dit : Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines. Il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel. Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, et l'on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom». «Vous serez livrés, même par vos parents, par vos frères, par vos proches et par vos amis, et ils feront mourir plusieurs d'entre vous. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom». «Cela vous arrivera pour que vous serviez de témoignage. Mettez-vous donc dans l'esprit de ne pas préméditer votre défense; car je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ou contredire».

Guerres, tremblements de terre, cataclysmes, famines, chaos politique, manipulation des consciences, esclavage et déshumanisation… Jésus annonce des temps difficiles pour tous, pour les croyants comme pour les non-croyants. Mais avant que tout cela n'arrive, nous prévient-il encore—et il met l'accent sur cet événement— : «le figuier aura reverdi».

Il est également mentionné que des armées investiront Jérusalem, que le temple sera détruit et que la nation d'Israël sera foulée aux pieds, «jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis.»

Que signifie l'expression : «Les temps des nations»? La nation d'Israël a été rétablie en 1948 après des siècles d'inexistence. Cet événement correspond au «figuier élagué qui a reverdi», tel qu'annoncé par Jésus. Nous voyons maintenant le grand empire romain s'étendre vers le pourtour de la Méditerranée pour retrouver sa stature originelle, car d'aucuns s'accordent pour dire que dans un futur proche, l'Europe et les nations de l'Alliance pan-arabe vont s'unir pour former à nouveau ce grand empire mondial que la Bible appelle : Babylone, un empire qui sera chapeauté par le gouvernement de l'Antéchrist. Mais ces événements, qui correspondent aux temps des nations, ne représentent que l'arrière-plan des choses extraordinaires que Jésus prépare de son côté : «La bonne nouvelle du Royaume sera annoncée jusqu'aux extrémités de la Terre, et alors viendra la fin. Quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, à la porte.»


L'abandon de la foi (apostasia)

Jésus dit : «Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être…»,[25] et il nous prévient qu'il sera alors temps de songer à la fuite. Car il en ira de cette génération comme de celle de Sodome et de Gomorrhe, sur laquelle s'abattit un déluge de feu, et comme de celle de Noé, une génération marquée par la violence sous toutes ses formes et pervertie dans ses rapports avec les esprits, dans laquelle chacun vaquait à ses occupations commerciales, civiques, religieuses et familiales, sans se douter un instant qu'elle allait périr toute entière, après que Dieu aurait refermé la porte de l'arche sur Noé…

Paul parle de l'avènement d'un homme de la révolte : «Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères : ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu'on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. Que personne ne vous égare d'aucune façon. Car ce jour n'arrivera pas avant qu'éclate le grand Rejet de Dieu (apostasia), et qu'apparaisse l'homme de la révolte qui est destiné à la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l'objet d'une vénération religieuse. Il ira jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu. Je vous disais déjà cela lorsque j'étais encore chez vous: ne vous en souvenez-vous pas? Vous savez ce qui le retient pour l'instant afin qu'il ne paraisse que lorsque son heure sera venue. Car la puissance mystérieuse de la révolte contre Dieu est déjà à l'oeuvre; mais il suffira que celui qui le retient jusqu'à présent soit écarté pour qu'alors paraisse l'homme de la révolte. Le Seigneur Jésus le fera périr par le souffle de sa bouche, et le réduira à l'impuissance au moment même de sa venue. L'apparition de cet homme se fera grâce à la puissance de Satan, avec toutes sortes d'actes extraordinaires, de miracles et de prodiges trompeurs. Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu'ils sont restés fermés à l'amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n'auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal.» 2 Thessaloniciens 2: 1-12. Lire également Matthieu 24:24, Jean 3:3, Actes 20:29, Galates 1:6, 2 Timothée 2:18, 3:5, 2 Pierre 2:1, Jude 4, Apocalypse 2:2.

Paul prévient les croyants qu'un grand rejet de Dieu va précéder le retour du Christ. Ce rejet va gagner l'église, qui va progressivement substituer aux vérités de l'Evangile, des conceptions mythologiques et des valeurs humanistes. Cette apostasie a en réalité débuté peu après la mort des apôtres, et elle s'est poursuivie jusqu'à nos jours. Elle sera à son comble, lorsqu'un homme se substituera à Dieu pour prendre la tête de l'église.

Et ce que constate-t'on aujourd'hui ? Le discours des Evangiles : “Changez votre coeur et votre façon de voir la vie, car le Sauveur de l'humanité se tient à la porte et son Royaume est sur le point de paraître”, devient un discours uniquement préoccupé par l'homme et qui place l'Eglise à un point centrale. Ecoutez les chrétiens parler : «Recherchons l'unité ! Rapprochons-nous des musulmans, des bouddhistes, mais aussi de ceux qui ont choisi de vivre autrement. Acceptons nos différences, réunissons nos forces et vivons tous dans l'oecuménisme, sous le regard bienveillant de notre Reine du Ciel.» Comme jadis les hommes de Babel : «Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom—( ou : plaçons-nous sous un nom, sous une divinité—), afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.»[26] L'amour et la fraternité ne sont pas l'apanage des chrétiens. L'appel à la fraternité est sur les lèvres de tous les dirigeants charismatiques du monde. Le président iranien Ahmadinejad vante l'amour des jeunes iraniens pour leur religion et pour leur nation. Kim Jong-Un, et avant lui son père, caricaturent un esprit qui sous le gant de velours d'une apparente fraternité, dissimule la main de fer d'un autoritarisme pervers et narcissique. Et que penser du Pape? Immigration et accueil de l'autre, réforme dans l’Église, souci du pauvre, joie de l’Évangile, conversion des cœurs, mission aux frontières, recherche de la paix : tels sont les thèmes abordés par le Pape François. Et pourquoi pas ? Le nouveau Pape fait montre d'un visage plus humain que ses prédécesseurs, et il saura sans doute gagner la sympathie de beaucoup. Seulement, et comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs, nulle part dans son message il n'est fait allusion au plan de Dieu pour notre génération et à sa perspective pour notre monde. Et ce pour de bonnes raisons.

Jésus a su trouver les mots justes pour décrire la situation de l'Eglise de son temps : «Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième…»[27] L'Eglise chrétienne, toutes confessions confondues, n'a-t-elle pas emboîté le pas à ces vignerons indélicats? Car, en s'émancipant de l'obéissance à son Esprit, l'Eglise a en réalité évincé Dieu et elle s'est approprié la vigne, qui est le peuple des croyants. En devenant l'objectif en soi, elle s'est instituée comme un nouvel état au milieu du monde, un état en réalité réfractaire à l'avènement du règne de Dieu. Et à cause des traditions anti-bibliques qu'elle affiche et perpétue, elle s'est érigée comme un épouvantail au milieu du champ, gardant ainsi les Juifs et les Musulmans à distance, qui ne sauraient voir dans ce Christ babylonien, leur Sauveur. «Mauvais! mauvais! dit l'acheteur, et en s'en allant il se félicite.»[28] Cette Eglise, répudiée par le pouvoir séculier mais qui feint encore de se préoccuper des grandes causes afin de rester séduisante aux yeux des hommes, une Eglise infiltrée et en réalité gouvernée par l'esprit du monde, va sans doute accueillir l'antéchrist et faire alliance avec ses pouvoirs, avant de devoir constater sa méprise.


L'Enlèvement

«Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la Terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra pour la Terre; car les puissances des Cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des Cieux jusqu'à l'autre.» … Nous sommes loin de cette joyeuse croyance selon laquelle «l'enlèvement» des croyants surviendra comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Pourtant, Dieu a bien promis qu'il interviendrait afin d'épargner à ses enfants les souffrances provoquées par la dissolution du monde.

Où iront les croyants? Dans le livre de l'Apocalypse, il nous est rapporté une vision dont l'interprétation reste controversée. Il est fait mention d'une femme «ayant pour vêtement le soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur la tête. Elle était enceinte, sur le point d'accoucher, et ses douleurs lui arrachaient des cris.»[29] Les catholiques ont leur interprétation de cette vision que je tiens de la bouche de Monseigneur Léonard, archevêque de Namur. Il décrivait en direct, lors d'une messe de l'Assomption télévisée, une représentation grandiose de la Vierge qui trône dans la basilique de Malines, en Belgique, pays où siège la communauté européenne. Il disait ceci : “Nous avons ici une représentation de la Vierge, ayant pour vêtement le soleil, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles—les étoiles du drapeau européen. Notre Reine du Ciel qui s'est encore révélée récemment à Lourdes, à Fatima et à Bagneux, dit à tous ceux qui lui font allégeance : Là où je suis, vous serez aussi avec moi.” … Je ne vous cache pas que j'ai eu le sang glacé en pensant à tous ces malheureux. C'est pourtant une interprétation qui est dans la droite ligne du catholicisme, qui s'est toujours efforcé de déjudaïser l'Evangile pour le transposer au contexte grec et romain de la société européenne. Coupez l'Evangile de ses racines, et vous lui ferez dire ce que vous voudrez.

Cette vision possède pourtant un précédent biblique, comme d'ailleurs pratiquement tous les faits marquants de ce que nous appelons «le Nouveau Testament». Aussi laisserons-nous la Bible expliquer la Bible : Nous trouvons cette référence dans Genèse 37.[30] Il y est rapporté un rêve que fit Joseph, l'avant-dernier fils d'Israël, un rêve qu'il raconta à ses frères : «J'ai vu le soleil, la lune et onze étoiles se prosterner devant moi. Il raconta également ce rêve à son père qui le réprimanda et lui dit: —Qu'as-tu rêvé là? T'imagines-tu que moi, ta mère et tes frères, nous allons nous prosterner en terre devant toi?» Ce rêve trouva pourtant son accomplissement lors de la grande famine qui conduisit la famille de Jacob—alias Israël—en Egypte, où Joseph, qui quelques années plus tôt avait été vendu par ses frères dont la jalousie à son égard n'avait fait que croître, à des Ismaélites ( ! ) de passage, était entre-temps, et par la volonté de Dieu, devenu l'intendant du pharaon.

Dans la vision d'Apocalypse 12, nous est décrit un dragon qui semble être très en colère contre la femme, à cause de l'enfant qu'elle s'apprête à mettre au monde. Or, nous savons que l'avènement du Christ, et avec lui, celui du peuple de Dieu, signifiera la fin du règne de Satan et son éviction de la terre. Nous pouvons donc en conclure que cette femme de l'Apocalypse est en réalité l'Israël de Dieu[31 : les enfants d'Abraham et de Sara auxquels nous appartenons également par la foi, une famille qui englobe en réalité tous les croyants qui nous ont précédés, depuis le temps du premier Adam, jusqu'au nouvel Adam qui est le Christ, et nous les croyants qui sommes sa descendance spirituelle. Cette postérité spirituelle du Christ réunit l'église universelle des non-juifs, aux Juifs messianiques. Le fils que la femme a mis au monde et qui est destiné à diriger les nations avec une verge de fer, c'est bien sûr ce Christ glorifié, dont Joseph est un précurseur. Le Christ a été enlevé au ciel, et Dieu lui a maintenant confié la charge de tout mettre en oeuvre pour que nous puissions être sauvés du désastre le moment venu. «Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi».[32] L'enfant qui doit naître, c'est également l'Eglise—toutefois, pas une institution, mais une église formée d'individus qui tous sont nés et qui maintenant vivent de l'Esprit du Christ, cette église que Dieu a suscitée comme une alternative à la société satanique et qu'il a chargée d'apporter sa lumière au monde. Cette église prévaudra contre les forces du mal. Le Christ est également le Verbe, présent de toute éternité, et par lequel toutes choses ont été créées. Le Christ est donc également cette femme qui au travers de ses souffrances va accoucher d'un peuple. Ou devrions-nous dire : de deux peuples qui sont destinés à n'en former qu'un seul, afin de régner avec lui sur la Terre.[33]

La femme, nous est-il dit plus loin, «s'enfuit au désert, où Dieu lui avait préparé un refuge pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours». Cette grande Eglise, ce peuple au visage multiple, devra à un moment donné être soustrait à la férocité du dragon.[34] Mais Paul dit que nous les vivants, nous y serons précédés par tous ceux qui sont morts au cours des siècles en étant unis au Messie. Ceux qui «dorment», selon 1 Thessaloniciens 4:13, ressusciteront à cette occasion, afin d'être emmenés dans ce lieu de retraite.[35] Ensemble, les croyants de tous les temps rejoindront par les airs en étant portés par l'esprit,[36] un lieu connu de Dieu seul—ou une dimension particulière—où ils seront mis à l'abri des attaques des forces du mal. Là, celle qui est appelée à devenir l'Epouse du Christ, sera nourrie, enseignée et ointe, afin de devenir dans un premier temps, l'armée du Christ ! Nous n'aurons en effet pas l'occasion de nous reposer sur un petit nuage, puisqu'au terme de quelques années, beaucoup d'entre nous allons surgir de ce lieu de retraite pour la bataille finale !

Les quatre Cavaliers

Sur la Terre, les années qui auront précédé le retour du Seigneur auront été des années d'une calamité indescriptible. Les sceaux mentionnés dans le chapitre 6 du livre de l'Apocalypse,[37] que je vous invite à lire, auront été levés l'un après l'autre par l'Agneau qui est dans le ciel—le seul être jugé digne d'exercer le jugement des nations. «Au premier sceau, un archer montant un cheval blanc partira pour conquérir et pour vaincre. Il sera suivi par un cavalier montant un cheval rouge, auquel il sera donné le pouvoir d'ôter la paix au monde et de faire que les nations s'entre-tueront. Au troisième sceau sortira un cavalier montant un cheval noir, et la famine sera sur ses traces. Le quatrième cheval sera de couleur verdâtre, et celui qui le monte aura pour nom la mort et le séjour des morts.» Ces couleurs sont décrites afin que nous, les hommes des derniers temps, puissions identifier la nature des fléaux qui vont frapper la terre. Ces cavaliers sont sans doute prêts à monter sur scène. Mais à l'heure où j'écris ces lignes, ils n'ont pas été libérés. Car selon la chronologie du récit biblique, il faut d'abord qu'un premier conflit surgisse, pour lequel un traité de paix sera signé. Nous pensons à la menace d'une guerre sur la scène du moyen-orient, qui aura pour enjeu la ville de Jérusalem, et plus précisément, le Mont du Temple. Le monde sera très effrayé à l'idée de la possible escalade de violence qui pourrait être entraînée par cet événement. Mais un homme providentiel se présentera, qui deviendra le médiateur d'une alliance. Cet homme, qui parviendra contre toute attente à créer une entente entre les factions en conflit et à leur faire signer un traité de paix, sera un personnage très énigmatique, puisque la Bible le décrit comme étant l'Antéchrist, «le messie produit par l'homme pécheur». Cependant, la paix instaurée par cet homme ne pourra pas durer. Notre monde va alors entrer dans la plus terrible épreuve de toute son histoire, avec l'ouverture des sceaux et la libération des quatre cavaliers, suivis de près par d'autres fléaux, encore plus terribles. Ces quatre cavaliers pourraient représenter quatre phases de l'ultime affrontement des peuples et des nations, et bien que la Bible les décrive comme des événements distincts, il est probable que ces événements vont s'entrecouper dans le temps.

Ce que je vais maintenant vous livrer, ce sont des impressions sur la nature de ces événements, en relation avec nos actualités. Ce ne sont cependant que des impressions, aussi prenez ce qui suit avec prudence. Il me semble que la période de l'histoire qui nous a précédés a été marquée par l'expansion des empires européens dans leurs colonies, et en particulier par celle du Commonwealth et des Etats-Unis. La couleur blanche n'est-elle pas celle qui décrit le mieux l'empire européen et ses monarchies, les dictatures fascistes, l'impérialisme, le christianisme politique ? Ce cheval blanc pourrait donc représenter les derniers sursauts de notre monde occidental, issu de l'empire gréco-romain, lui-même issu de Babylone, dans ses velléités de préserver son influence sur le monde et sa mainmise sur ses richesses. Les prophètes contemporains ont été prodigues de paroles à l'égard du nouveau président américain, en le désignant comme “l'élu de Dieu”. Lors des dernières élections, seuls quelques-uns avaient su prévoir la défaite du parti démocrate, du couple Clinton et de leurs successeurs, tous promoteurs des lois pro avortement et du mariage pour tous. Car il existe un précédent dans la Bible, un paradigme de gouvernement du mal, constitué d'un roi lamentable : Achab, de sa reine Jésabel, une femme imprégnée de la culture des Cananéens et qui allait pousser le roi à faire changer les lois afin de pouvoir évincer les prophètes de l'Eternel et instaurer le culte de Baal en Israël, Baal, auquel on sacrifiait des enfants. Mais Dieu allait leur opposer le prophète Elie, et un arriviste bagarreur et incorruptible du nom de Jéhu. Donald Trump, ce “Jéhu” des temps modernes, pourrait être de l'étoffe d'un Samson, et avoir sans doute aussi ses faiblesses. Ce jusqu'auboutiste fougueux et impulsif deviendra-t'il le cavalier montant un cheval blanc, qui avec un ultime bras d'honneur au reste du monde, va engager le processus apocalyptique? Car nous savons que les empires de l'occident se sont vus contester leur hégémonie mondiale par les socialistes—les Rouges—, qui continueront à vouloir interférer dans leurs projets, notamment l'ambition des Etats Unis d'être le “Big Brother” du reste du monde. Voyez maintenant les gesticulations militaires du président de la Corée du Nord, à l'égard des intérêts représentés par le cow-boy américain. Vous savez aussi que la Russie, la Turquie et l'Iran, sont désormais favorables à un axe Moscou-Ankara-Téhéran. Une alliance militaire entre ces nations pourrait sérieusement compromettre l'équilibre des forces. La Chancelière allemande, très inquiète de cette tournure politique, a d'ailleurs encouragé son peuple à faire des provisions de guerre. Aux Etats-Unis, les chrétiens redoutent l'imminence d'une guerre qui pourrait s'étendre jusque sur leur territoire, avec l'invasion d'une partie des Etats-Unis. Car la Bible prédit que l'arrogance de Babylone finira par susciter l'indignation et le courroux du Roi du Nord, une appellation qui pourrait correspondre, peut-être à Kim Jong-Un, mais plus probablement au président russe actuel. La Russie—ou peut-être une coalition d'états—, pourrait vouloir s'opposer à cet impérialisme occidental qui est maintenu à bout de bras par Donald Trump. Par ailleurs, la Chine avec son milliard et demi d'habitants, va certainement devenir un protagoniste avec lequel il faudra compter dans les temps de la fin. Quant au cheval noir, il annonce vraisemblablement cette lame de fond suscitée par la montée de l'Islam radical : le mahdisme, Al-Qaïda, l'Etat Islamique, Daesh, Boko Haram—l'enfant terrible de l'Islam dont les intentions sont manifestement guerrières. Le mahdisme dont ces mouvements sont issus, se veut de détruire la culture des “infidèles” par le Jihad—la guerre sainte—, afin de s'emparer de leur monde. Pour les enfants du désert, c'est la promesse d'hériter de pays de sources d'eau et d'abondance. Les actes de terrorisme sont destinés à provoquer l'embrasement militarisé du monde, une condition prérequise à cette conquête… La profonde instabilité politique provoquée par toutes ces guerres sur fond de contaminations de toutes natures, sera forcément accompagnée par la raréfaction des matières premières, et notamment par celle des céréales, qui restent la principale ressource alimentaire de l'humanité. Il en résultera une disette aux proportions planétaires. Jésus annonce également des épidémies. Et dans Apocalypse 8, est mentionné un fléaux qui touchera spécifiquement les sources d'eau et la mer : une sorte de flambeau qui va chuter du ciel et qui va empoisonner les eaux. Astéroïde ou comète chargée d'éléments toxiques, ou encore, arme intentionnelle? On lit plus loin que les astres perdront le tiers de leur clarté. On doit s'attendre, non seulement à une contamination, mais également à un obscurcissement durable de l'atmosphère, comme ce fut le cas lors de l'éruption du Krakatoa survenue en 1883, qui provoqua tout autour de la planète un hiver volcanique et des pluies acides dévastatrices pour la végétation et les cultures vivrières… «Le cheval monté par la mort est de couleur verte. Il lui sera donné le pouvoir sur un quart de la Terre, pour faire périr les hommes par l'épée». Le vert étant la couleur officielle de l'Islam traditionnel, on peut craindre que ce cavalier représente les nations islamiques, qui constituent précisément un quart de l'humanité. Toutes les nations islamiques arborent sur leurs drapeaux nationaux quatre couleurs, qui sont le blanc, le rouge, le vert et le noir. On peut donc craindre qu'un conflit mondial soit initié au passage du cheval noir à la selle sans doute bourrée d'explosifs et d'armement aux effets délétères, et que le monde musulman soit aspiré dans son sillage, en passant outre le traité de paix que l'Antéchrist aura obtenu au début du conflit. Répondant à l'appel des princes de guerre, le grand empire ottoman et ses alliés arabes et orientaux, pourraient alors prendre les armes contre Israël et contre le monde occidental. Sur un plan plus symbolique, le cheval vert pourrait également représenter Saturne, le Prince de la mort, et Mars, le dieu de la guerre—en réalité les adorateurs de Lucifer infiltrés parmi nous, les faux frères implantés dans nos cultures et dans les strates du pouvoir, et jusque dans l'église chrétienne où ces chrétiens de tradition défendront jusqu'à la mort une institution, mais ils n'ont pas connu Dieu. Les hommes qui porteront la marque de la bête surgiront au cri de ralliement d'un Apollyon—ou Abaddon—, pour instaurer un régime de terreur. Les Juifs et les chrétiens—ceux qui n'auront pas participé à l'enlèvement et qui voudront persister dans leur foi—, seront égorgés et décapités.


Retour du Christ, jugement des princes de ce monde et rétablissement de toutes choses

Non, le sort qui attend notre monde et les hommes ne semble vraiment pas enviable. Heureusement, Dieu a voulu que le nombre de ces années soit limité. Jésus nous dit encore, dans Matthieu 24: 21-22 : «Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais à cause des élus, ces jours seront abrégés». J'ai longtemps pensé en lisant ces lignes, que Dieu allait lui-même intervenir et faire cesser les violences par pitié pour ses enfants. Mais alors que j'écrivais ces lignes, l'Esprit m'a conduit à aller vérifier l'interprétation de cette phrase dans l'original grec, et voici ce que j'ai trouvé : Ce qui a été traduit dans la plupart de nos Bibles par : «à cause des élus», comme si Dieu allait intervenir par égard pour ses enfants, est en réalité : «dia eklektos». Les photographes sauront immédiatement saisir la signification du mot «dia», qui doit être traduit par : «à travers». Ce n'est donc pas «à cause des élus», mais c'est bien «par les élus» que Dieu va abréger les souffrances de notre monde.[38] Dieu va sans doute susciter chez des personnes insignifiantes, une foi grosse comme une graine de moutarde, mais une foi entière, capable de déplacer des montagnes. Les «élus» seront les croyants qui plutôt que d'être restés dans l'attente passive de la fin de l'orage, se seront engagés en faveur du monde, à l'instar d'Abraham, de Moïse et d'Elie, et des milliers d'intercesseurs anonymes qui au cours des âges n'ont pas permis que leurs frères soient livrés aux conséquences que méritaient leurs égarements, mais ont élevé un mur d'intercession en plaidant leur cause devant Dieu.[38a] Au sacrifice de leur vie parfois,[38b] ils se saisirent des promesses que Dieu leur avait accordées en réponse à leur intercession, pour réaliser une percée spirituelle au milieu du monde, une percée que Dieu fit prospérer au point qu'elle permettra bientôt la victoire du Christ sur le chaos. La face du monde en sera changée définitivement. C'est ainsi que par l'engagement des Élus à l'égard du monde, Dieu va pouvoir limiter le nombre de ces années calamiteuses, à trois ans et demi dès la mise à l'abri des croyants selon la prophétie de Daniel, ou à sept ans si l'on compte à partir du début des douleurs d'enfantement évoquées dans Matthieu 24.[39] Ces témoins de la puissance du Christ qui seront restés sur terre, seront bientôt rejoints par tous ceux qui reviendront avec le Christ. Ensemble, ils relèveront le monde et ils en feront le Royaume de Dieu sur Terre. Une Terre qui pour l'heure sera encore méconnaissable, tant elle aura été ravagée par les guerres et par les cataclysmes.

Un ange commencera par «enchaîner» le dragon, Satan, avant de le jeter dans «l'abîme» avec la «bête» et le «faux prophète».[40] Ceci nous montre bien que Dieu—ou Jésus—, ne se livre pas à un bras de fer avec Satan ou avec les forces du mal. Le véritable combat concerne le coeur des hommes. Nous devons nous libérer de l'emprise de Satan, si nous ne voulons pas être entraînés dans sa ruine. Dieu n'a jamais considéré Satan comme son challenger. Il le considère tout au plus comme un adolescent rebelle, un fils—ou peut-être même une fille—qui aura mal tourné. La force de Satan réside dans le fait qu'il a su emmener les hommes comme les otages de sa rébellion, en gagnant leur sympathie—le syndrome de Stockholm. Les dirigeants du monde savent se débarrasser d'un concurrent devenu trop gênant par ce qu'ils appellent: une “frappe chirurgicale”. Mais en décapitant le pouvoir en place, ils vont susciter une énorme confusion et un déséquilibre des forces qui va entraîner la chute de toute une société. C'est pourquoi notre terre ne sera pas reconquise par la force, mais elle sera rétablie par la justice. Et si, pour l’heure, la justice tarde à s'exercer, c'est parce-que Dieu se soucie de vous et de moi—avons-nous bien compris tous les enjeux et choisi notre camp ? Mais lorsque le temps de la grâce sera arrivé à son terme, Jésus—mais un Jésus que beaucoup auront du mal à reconnaître,[41] détruira «par l'épée qui sort de sa bouche» les puissances qui auront maintenu leur pouvoir sur le monde, et avec elles, ceux qui détruisaient la Terre. «Cela se produira lorsque le Seigneur Jésus se révèlera du haut du ciel, avec ses anges puissants et dans l'éclat d'un embrasement. Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Evangile de notre Seigneur Jésus», comme le mentionne Paul dans 2 Thessaloniciens 1. Ce seul ange suffira alors pour lier avec de solides chaînes, toute la puissance mauvaise qui nous obnubile, et pour jeter les ennemis de Dieu dans un abîme dont ils ne sortiront plus. Et la parole du Christ va une fois encore amener à l'existence une harmonie vitale à partir du «tohu-bohu», ce chaos originel.

Par sa parole créatrice[44]et en étant assisté dans cette tâche par les siens et par les anges,[45] le Messie ramènera à la vie[46] le monde exsangue et empoisonné. L'Eglise ne sera plus, car elle aura été passée au crible du Christ pendant les tribulations,[50] et le bon grain aura été engrangé. Le mot Eglise n'est dès lors plus mentionné dans la Bible, mais c'est le mot épouse qui apparaît lorsque son peuple est concerné. Ceux de son peuple d'Israël qui n'avaient fait de lui aucun cas[47] lors de sa première venue, auront reconnu[48] leur Messie.[49] Car Jésus commencera par mettre de l'ordre dans sa propre maison, et Israël aura compris qu'il s'est fourvoyé en suivant une mauvaise étoile : l'hexagramme, qui est sensé symboliser l'union des douze tribus sur son drapeau national. Comme la croix latine l'est devenue pour le Christianisme sous Constantin, et comme le croissant, symbole de l'Isis des Egyptiens, de l'Ishtar des Babyloniens, de l'Artémis des Grecs et de la Reine du Ciel des Catholiques—un croissant que l'Empire ottoman a représenté comme une bouche ouverte s'apprêtant à dévorer l'étoile—, l'est devenu pour l'Islam, l'étoile à six branches, qui dit en passant figurait en bonne place sur la mitre du pape Benoît XVI, fut instituée pour être la représentation du Judaïsme au XVe siècle, lors de l'expulsion des Juifs d'Espagne par les rois catholiques de Navarre. Originaire de la Mésopotamie ancienne, elle y aura sans doute été introduite par les arabes lors de leur conquête de la péninsule ibérique au cours du VIIIe siècle. C'est donc bien à dessein que les Nazis ont marqué d'une étoile ceux que leur régime destinait à la mort. Car l'origine du double triangle, ce puissant symbole de l'occultisme, et de sa variante à cinq branches, n'est pas à trouver dans ce «Sceau de Salomon» ou «Etoile de David» comme on l'appelle parfois—ces concepts sont étrangers à la Bible. Et encore moins dans l'Etoile du Matin mentionnée dans 2 Pierre 1:19.[51] Mais elle est l'étoile de la mort, ou de Némésis, le talisman du dieu Remphan[52] qui est Saturne, le symbole de l'alliance des esprits sataniques, mentionné dans la Bible dans le livre d'Amos, et qui a accompagné les Israélites dès leur sortie d'Egypte, où ce talisman était associé aux rites magiques. Et ailleurs, au culte du dieu Moloch, le dieu à la tête de taureau ou de bélier auquel on devait sacrifier des enfants en les brûlant vifs, comme aujourd'hui on démembre vivants des millions d'enfants dans le sein maternel avant de les incinérer. Dans le désert, l'esprit de Remphan, qui n'est autre que Satan, n'a eu de cesse d'élever le peuple contre Moïse et contre Dieu, conduisant à la révolte des prêtres, ainsi qu'à celle de Koré et de quelques princes de la tribu de Ruben, et qui tous furent engloutis avec leurs familles lorsque la terre s'ouvrit sous leurs pieds. Dans son discours incendiaire, Etienne ne manqua pas de rappeler aux sacrificateurs réunis pour son jugement, cet avertissement qui fut écrit à leur égard : «Vous avez porté la tente (le triangle) de Moloch et l'étoile de votre dieu Ramphan, idoles que vous avez fabriquées pour vous prosterner devant elles. C'est pourquoi je vous déporterai plus loin que Babylone». Némésis est également une hypothèse astronomique selon laquelle il existerait une étoile cachée considérée comme une étoile soeur et rivale du soleil, qu'elle voudrait pouvoir éclipser. Souvenon-nous que Jésus est aussi appelé «Le Soleil de Justice». Surgissant de nulle part, Némésis serait alors à l'origine d'une pluie de météorites qui s'abattront sur la Terre… Le dieu Saturne est un personnage retors, connu pour avoir englouti ses héritiers mâles dans sa crainte d'être supplanté—souvenons-nous de ce que fit Hérode aux enfants de Rama, qui est Bethléem, lorsqu'il apprit que l'étoile d'un nouveau roi était apparue dans le ciel, et de ce que les prêtres firent à leur tour subir à Jésus.

Mais dans cette mythologie, Zeus, le fils que sa mère avait réussi à lui cacher, fit plus tard régurgiter à Saturne les enfants qu'il avait engloutis. Et comme, jadis, Jésus pleura sur Jérusalem—«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés! Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu!»[53]—Dieu déversera maintenant sur son peuple «un esprit de grâce et de supplication, et ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né[54]

Cette mythologie ancienne possède une symbolique qui nous concerne tous. En effet, après être ressuscité comme le premier-né d'entre les morts,[55] et après avoir à son tour englouti la mort dans la vie,[56] notre Roi des Rois forcera maintenant Cronos—qui est Saturne—, et son fils Hadès, le dieu des morts, à rendre dans un premier temps, ceux qui seront morts au cours de cette tribulation à cause de leur témoignage pour Jésus. C'est la première résurrection, mentionnée dans Apocalypse 20.[57] Mais également, à rendre à la vie tous ceux qui sont morts en étant unis au Christ au cours des siècles, précise l'Apôtre Paul.[58] Ainsi, les fidèles croyants de tous les temps et issus de toutes les communautés de la Terre, serons dès ce moment réunis à ceux des enfants d'Israël qui auront accepté leur Messie, pour former un peuple unique[59] qui constituera l'Israël de Dieu. Ce peuple de Dieu, désormais pratiquement immortel sur Terre,[60] puisque Jésus aura effacé l'acte[61] qui jadis a donné au temps—à Cronos—le pouvoir de faire mourir les hommes, va être convié à une fête—imaginez avoir peut-être la chance de manger à la même table qu'Abraham et de nombreuses célébrités! [62] Les accents de joie de la grande fête que constituera le règne de paix de mille ans sur la Terre s'entendront jusqu'aux confins de l'Univers ! Par les moyens qui lui sont propres, Dieu redonnera à la Terre ses lettres de noblesse, en montrant à tous quel était son plan initial pour la Terre et pour l'Homme. Mais au terme de ce millénaire, il faudra que le mal soit à nouveau libéré, puisque ce règne aura finalement été imposé sur le reste des hommes. Satan sera sorti de sa prison et il en profitera pour rallier à lui les hommes qui n'auront pas choisi l'Amour. Et c'est à ce moment-là qu'interviendra le jugement final.[63] Satan sera pris, et il sera jeté cette fois dans l'étang de feu où il sera consumé. La mer et le séjour des morts rendront les morts qui sont en eux, et chacun sera jugé selon ses actes et selon ses paroles. Tous ceux dont les noms ne seront pas trouvés inscrits dans le Livre de Vie seront également jetés dans l'étang de feu, qui est la seconde mort. La mort et le séjour des morts seront à leur tour jetés dans l'étang de feu. Les Cieux et la Terre, qui auront alors rempli leur office, seront roulés[64] avec tout ce qu'ils contiennent comme on roule un livre, avant d'être purifiés par le feu. On verra alors une Terre nouvelle et de nouveaux Cieux, descendre du ciel, d'auprès de Dieu, et Jésus conviera son Epouse—une épouse désormais sans tache ni ride ni rien de semblable—à entrer dans cette nouvelle création pour y exécuter la symphonie écrite par Dieu avant la fondation du monde.[64] Jésus sera le chef d'orchestre, et nous serons ses musiciens ![65] Ce seront les véritables noces de l'Agneau. Je ne peux bien sûr prétendre que cette explication soit parfaitement exacte et la seule façon de raconter l'enchaînement des événements, aussi nous contenterons-nous d'en retenir la trame.


La foi qui triomphe du monde

«Car l'amour de Dieu consiste a garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde. Et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi. Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu?» 1 Jean 5:3-5. Le séisme d'une ampleur cosmique qui accompagnera l'avènement du règne de Dieu, un règne représenté cette fois dans la vision de Jean, non plus par une bête féroce, mais par un homme, est annoncé en détails au travers de nombreux passages de la Bible. Ce sont des prophéties dont la juste interprétation requiert non seulement une certaine sagesse,[67] une connaissance[68] approfondie de la Bible et de bonnes connaissances en histoire ancienne et moderne, mais également une révélation spirituelle qui soit le fruit d'une intimité avec Dieu. N'en possédant qu'une révélation très partielle, je me suis contenté de suggérer telle compréhension qui m'est accessible. Jésus n'est certainement pas resté silencieux sur ces événements.[69] Selon lui, si Dieu n'a pas établi un timing précis des événements,[70] c'est parce qu'en père aimant il étend sa patience envers ses enfants[71] afin d'en gagner le plus grand nombre à son Royaume. Jésus nous a vivement encouragés à mettre à profit cette attente en rachetant le temps. «Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme.» Et Paul dit aux Ephésiens: Veillez donc avec soin à votre manière de vivre. Ne vous comportez pas comme des insensés, mais comme des gens sages. Mettez à profit les occasions qui se présentent à vous, car nous vivons des jours mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas inconséquents, mais comprenez ce que le Seigneur attend de vous». Éphésiens 5:15-17. Et comme Noé construisit son arche au su et à la vue de tous, en supportant sans faillir les quolibets, notre Père ne veut pas que nous nous sauvions en douce par la porte de derrière. Mais il souhaite que, par notre façon de vivre, nous pointions dès maintenant cet événement[72] afin que le monde en soit informé et que beaucoup puissent être convaincus de la véracité de cette perspective.[73] Car, imaginez la tragique déception[74] de tous ceux qui faute d'une préparation adéquate vont devoir rester sur le tarmac ! A prendre au figuré, bien sûr, car nous serons enlevés[75] dans les airs sans l'aide d'un quelconque aéronef, probablement à la façon dont Jésus s'est élevé[76] dans le ciel, par l'Esprit. Et c'est là que beaucoup vont être extrêmement dépités[77] qui s'imaginaient peut-être que notre enlèvement surviendrait par une force irrésistible et presque à notre insu. Mais regardez plutôt la façon dont Pierre s'est aventuré seul hors de la barque pour marcher sur l'eau à la rencontre de Jésus.[78] Ou envisageons encore cette téléportation surnaturelle qui est le moyen de déplacement des anges, et qui fit que la barque dans laquelle Jésus avait rejoint ses disciples en marchant sur l'eau, accosta aussitôt à sa destination. Une téléportation qui à d'autres occasions permit à Jésus de passer au travers des hommes qui voulaient le précipiter du haut d'une falaise, et qui permit aussi à Philippe de rejoindre le serviteur de la Reine d’Ethiopie, à quelques trente kilomètres du lieu où il se trouvait quelques secondes plus tôt. Avant eux tous, le prophète Élie utilisait régulièrement ce moyen ultra rapide de se déplacer, et qui avait fait sa réputation en Israël.

Les choses se passeront certainement d'une façon similaire. «Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?»[79] Car, pour nous élever[80] dans les airs à la rencontre de notre Seigneur, il nous faudra la foi. Et je vous le dis : il n'en faudra pas qu'un peu ! Rassurez-vous : cette foi nous sera communiquée à l'instant-même où nous verrons ces choses arriver, par nos anges avec qui nous ferons le voyage et par l'émerveillement. Emmènerons-nous notre corps ou le laisserons-nous choir ? Jésus est «monté au ciel» avec son corps ressuscité et transfiguré. Énoch et Élie furent tous deux emmenés au ciel avec leurs corps. Pour nous la question est secondaire[81] puisque nous serons accompagnés par le Dieu de la résurrection ! [82] Mais si nous sommes alourdis[83] par nos liens avec ce monde et par l'absence d'une réelle intimité avec Jésus, nous pourrions être incapables de croire que ceci nous concerne, et nous devrons alors subir de plein fouet la grande détresse qui s'abattra sur la Terre.




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