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Page révisée le 1 mars 2017

Plantage évolutioniste, et redémarrage dans une création d'un genre nouveau.


Le monde se bat contre lui-même pour nous offrir ses promesses : Paix maintenue à grand renfort de puissance de feu “dissuasive”, industrialisation ravageuse, niveau de vie maintenu artificiellement aux dépens des plus pauvres, manipulations scientifiques contre nature, mercantilisme outrancier, empoisonnement de l'humanité en contrepartie du profit, humanisme élitiste et compétitivité, culte du corps et de la personnalité, philosophies annihilantes, religions soporifiques cédant maintenant à une grande renaissance de l'occultisme, société avant-gardiste et déviante, quêtes libidineuses et divertissements abrutissants, séduction, hédonisme, narcissisme, goût pour le meurtre et culte de la violence … Autant de quêtes qui ont peut-être un fond de légitimité, mais qui malheureusement ont tourné à l'aigre, parce-que l'homme livré à lui-même est sans frein.[19] Ce monde vibrant et coloré, bientôt réduit à une peau de chagrin, ce monde que nous aimons tous parce-que nous n'en avons pas d'autre, est l'arbre qui nous porte et dont nous sommes nourris. Mais l'arbre n'est pas la vie. Il n'est pas nous, et il n'est pas Dieu non plus. Tous ces aspects qui occupent notre quotidien deviennent autant d'idoles, autant de substituts[20] à la relation perdue qui reste pourtant primordiale.[21] «L'Éternel Dieu façonna l'homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l'homme devint une âme vivante.» (Genèse 2:7).[22] Ce «souffle divin qui donne la Vie», cette faculté de la parole créatrice qui est en réalité ce qui nous différencie des animaux, notre intelligence n'en étant qu'un sous-produit, nous savons que l'homme l'a perdu et qu'il est mort, spirituellement parlant. Dieu avait dit : «Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l'arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n'en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.» Désormais, les jours de l'homme sont comptés.[23] Mais ce qui s'est en réalité produit lors de cette “chute de l'homme”, c'est la rupture du lien qui l'unissait au Créateur, et l'homme a cessé d'exister en tant qu'Homme-fils-de-Dieu.[24]

Dieu, qui créa un monde d'un tel foisonnement, un monde qui se renouvelle sans cesse, avait bien sûr un plan et un moyen de guérison caché dans sa manche. Il n'allait pas abandonner l'être humain amputé de sa partie divine à son sort, pour le laisser errer jusque dans les confins du temps, couvert de peaux de bêtes au lieu d'être revêtu de la gloire de Dieu,[25] nourri d'une connaissance fossile au lieu du pain du ciel qui est la révélation, «existant» désormais d'une vie semi-comateuse, cérébrale, instinctive, émotionnelle, chimique, confinée dans une relation spirite aux esprits insubordonnés de la Terre auxquels il a abandonné son autorité. Mais Dieu est venu en personne sous la forme d'un homme comme nous[26]—Yeshoua Ha Maschiah,[27] le Fils de l'Homme—, afin de réinsuffler Sa Vie[28] aux morts-vivants[29]—à tous ceux qui l'accueilleront en sauveur. Jésus est mort pour nous de la plus atroce des façons, conformément au plan de Dieu. Car de cette façon seulement, il a pu gagner une bataille juridique dont l'enjeu était la propriété de nos vies ! Nous étions tous vendus comme du bétail qu'on conduit à la boucherie, condamnés à mort[30] à cause d'un acte légal scellé d'une malédiction.[31] En se livrant[32] à notre place, Jésus a payé le prix de notre rançon.[33] Il nous a libérés en nous soustrayant à nos tortionnaires. En se laissant immoler sur cet instrument de torture qu'est la croix,[34] il a subi la malédiction divine qui nous était destinée.[35] En annulant ses effets sur nous et en nous rétablissant dans notre relation avec Dieu,[36] il nous a totalement rachetés. Et pas seulement de nos péchés passés, mais il a également détruit l'acte de justice qui nous aurait condamnés à nouveau ![37] Jésus nous a littéralement fait sortir du couloir de la mort pour nous réhabiliter dans une vie nouvelle ![38] Et c'est la raison pour laquelle, l'oeuvre de Jésus et le rapport qu'il entretient avec les siens, sont une chose fondamentalement différente[39] de tout ce qu'ont pu faire les prétendus prophètes et les fondateurs de religions. Se laisser clouer sur une croix… Voilà une fin que les intelligents, les stratèges, les intellectuels, les religieux et les gens bien pensant comme vous et moi, n'attendions pas ! Jésus devait appeler à lui une légion d'anges qui l'auraient tôt fait descendre de la croix. Victorieux, il aurait alors pris le pouvoir politique, bouté les envahisseurs hors du pays et rendu sa gloire à Israël. … Le monde n'aurait pas été sauvé, nous serions restés des pécheurs, c'est à dire des “rateurs de leur destinée”, et tout serait rentré dans l'ordre. … Se laisser mettre à mort comme un agneau sans défense… Ils n'ont pas su le comprendre,[40] confrontés qu'ils furent à la soudaine vacuité de leur identité[41] fondée sur la prétention à une morale[42] toute extérieure[43] et sur la performance d'une religion de formes.[44] Judas fut le premier à réaliser son énorme bévue. Il faut dire que l'enseignement de Jésus[45] remet toutes choses à plat.[46] Mais, les déçus de la vie, les coeurs simples,[47] les laissés pour compte, les gens capables de mettre l'amour et le don de soi au dessus du rationalisme de la pensée—et tous ceux qui, étant assez humbles pour se savoir perdus, ont trouvé aux paroles de Jésus un écho d'espérance dans leur coeur—, ceux-là ont compris l'importance et la valeur du cadeau que Dieu leur a fait. L'Amour de Dieu les a instantanément justifiés.[48] Saisi par cette profonde conviction, Pierre s'était écrié : «Seigneur, vers qui d'autre irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle !»[49]

Mais dans la pratique, comment pourrons-nous échapper à cette condition humaine, qui semble être une fatalité à laquelle notre destin est irrémédiablement lié, et redevenir ces êtres créés à la ressemblance de Dieu? Comment notre être spirituel intérieur pourra-t'il percer cette gangue figée que constitue notre personnalité, avec ses acquis et ses lacunes, ses limitations et ses excès, ses zones d'ombre et de mort, sa fermentation malodorante parfois ? C'est là qu'intervient le signe de l'alliance que Dieu a faite avec Abraham. Nous savons que Dieu a promis à Abraham de grandes choses. En réalité, ces promesses concernaient moins le bien-être immédiat d'Abraham et des siens, que leur destinée. Car après tout, vivre sous la tente en se déplaçant dans les déserts venteux, parmi des populations parfois hostiles, n'était sans doute pas une position très confortable à tenir. Mais Dieu a néanmoins promis à Abraham la victoire sur ses ennemis, de grands biens, une renommée sans frontières, une descendance si nombreuse qu'elle remplirait bientôt la Terre, et par dessus tout, la possibilité de cheminer avec lui, main dans la main, vers une terre où coulent le lait et le miel. Comment Abraham allait-il satisfaire aux exigences de Dieu afin d'entrer dans sa destinée? Abraham n'avait pas la Loi, et il n'avait pas les prophètes. Il sortait d'un peuple où tout n'était que fausse religion, astrologie, sciences occultes, perversions sexuelles, violence et élévation de l'homme charnel. Aussi Dieu lui montra-t-il que pour qu'ils puissent cheminer ensemble, il devrait couper avec toutes ces choses et les abandonner derrière lui. Et comme signe de son alliance, il lui donna la circoncision…[50] J'ai longtemps bataillé pour admettre qu'il puisse y avoir un sens à ce rite, même si les médecins affirment que le risque de transmission d'infections est nettement réduit chez les populations qui le pratiquent. Il faut dire que pour nous les hommes, considérer cette ablation de la protection d'une partie extrêmement sensible de notre intimité, n'est pas toujours envisagé avec enthousiasme. Dieu merci, le sens spirituel du rite nous est maintenant révélé, et nous n'avons plus besoin de passer à l'acte sur un plan chirurgical, du moins plus pour des motifs religieux. Ce n'est que très récemment, alors que j'écoutais les enseignements d'un prophète australien, qu'une explication convaincante m'a amené à saisir un aspect de la portée spirituelle de la circoncision que je n'avais pas envisagé jusque-là, et ce en relation avec un don spirituel qui est le parler en langues, ou la “glossolalie”.

La transmission de la bénédiction d'Abraham à ses descendants s'est donc faite dans un premier temps par sa semence. La transmission se devait d'être dépouillée de sa partie charnelle, culturelle, religieuse et méritante, en étant réduite à son expression essentielle qui est la transmission des gènes de la foi, par ceux qui ont accepté la véritable circoncision qui est celle du coeur, précise l'apôtre Paul.[51] Jésus a également complété notre notion de la foi en l'identifiant à l'expression—ou à la vie—, de l'esprit. «Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.»[52]

L'homme est formé de trois sphères intimement liées et entremêlées, qui sont le corps, l'âme et l'esprit—nous y reviendrons plus loin. Comment donc l'esprit pourra-t-il percer au travers de notre âme, sans être entaché par son conditionnement? Les obstétriciens savent que certaines naissances devront être accompagnées de mesures particulières, afin que le bébé ne soit pas contaminé au moment de sa naissance par une maladie dont la mère serait porteuse. De la même façon, il est nécessaire que notre esprit puisse s'exprimer sans devoir passer par le filtre de notre mental, et sans être entaché par ce qui habite notre être non encore renouvelé. Il semble en effet qu'à cause du risque de voir l'arrogance et l'orgueil spirituel s'installer dans une place laissée vacante, Dieu ait voulu que la délivrance des esprits impurs soit un processus progressif, à l'instar de de notre sanctification.[53] Quelle est donc la nature de cette «nouvelle naissance» à laquelle Jésus nous invite? Nous savons que tous les animaux évolués ont une forme de langage qui leur est inné. Ce ne sont pas des langues sémantiques, mais plutôt la verbalisation d'intentions. De la même façon, l'esprit qui est en nous a la capacité et le désir se s'exprimer, sans devoir forcément recourir à notre intelligence analytique. Nous avons désappris ce langage spontané au profit d'une langue apprise qui satisfait à nos critères de raison et de communication, mais qui est aussi très limitée dans la nature des choses qu'elle est capable de produire. Car rappelons nous : la parole de Dieu est créatrice de réalités. Aussi, dans Esaïe 28, Dieu dit : «A qui veut-on enseigner la sagesse? A qui veut-on donner des leçons? Est-ce à des enfants qui viennent d'être sevrés, qui viennent de quitter la mamelle? Car c'est précepte sur précepte, règle sur règle, un peu ici, un peu là. - Hé bien! c'est par des hommes aux lèvres balbutiantes et au langage barbare que l'Éternel parlera à ce peuple[54] Dieu voit que nous nous sommes embourbés dans le marécage de la raison. Nous piétinons désormais dans nos conditionnements religieux. Il n'y a pour lui qu'une façon d'en sortir, c'est en utilisant notre botte secrète : en nous réappropriant le langage de l'esprit.

D'où vient la notion d'un langage originel? Nous connaissons le récit de la Tour de Babel, symbole de velléités d'un oecuménisme avant l'heure.[55] «Ils dirent encore: Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'Éternel dit: Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c'est là ce qu'ils ont entrepris; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons! descendons, et là confondons leur langage, afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres. Et l'Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre; et ils cessèrent de bâtir la ville.» Ce texte nous conduit tout naturellement au récit du cinquantième jour après la résurrection, lorsque Jésus “défit” en quelque sorte ce qui avait été fait à Babel, en restaurant un langage universellement compris. Ce langage—la langue de l'esprit—, n'est pas une langue identifiable à un ou à plusieurs idiomes connus. Mais elle est une expression spirituelle propre à chacun—les langues de feu séparées. Dans le prophète Sophonie 3:9-12, il est écrit : «Alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, afin qu'ils invoquent tous le nom de l'Éternel, pour le servir d'un commun accord. D'au delà des fleuves de l'Éthiopie, mes adorateurs, mes dispersés, m'apporteront des offrandes. En ce jour-là, tu n'auras plus à rougir de toutes tes actions par lesquelles tu as péché contre moi. Car alors j'ôterai du milieu de toi ceux qui triomphaient avec arrogance, et tu ne t'enorgueilliras plus sur ma montagne sainte. Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et petit, qui trouvera son refuge dans le nom de l'Éternel.»[56]

Cette prophétie s'est accomplie le jour de la Pentecôte.[57] «Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu» «Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue Par ce don spirituel, qui tient du miraculeux, Jésus a ainsi restauré notre capacité à nous exprimer en étant en parfait accord les uns avec les autres, une capacité dont il est dit plus haut : «maintenant, rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté». C'est pourquoi Jésus dit aussi : «Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux.»[58] «Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que la gloire du Père soit révélée dans le Fils».[58a]

Comprenons-nous pourquoi l'Antéchrist tient tant à brider notre prière en la gardant soumise au contrôle de la pensée, comme on le constate dans les églises traditionnelles? La prière faite d'un commun accord, dans l'esprit, libère véritablement la puissance de Dieu. Et Dieu habite au milieu de la louange dans l'Esprit ! C'est pourquoi ces langues ne servent pas à transmettre des concepts, comme nos langues apprises, mais elles sont plutôt destinées à exprimer la puissance de Dieu et le sens du merveilleux. Ce n'est d'ailleurs plus nous qui prions. Mais comme le dit l'Apôtre Paul : «De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les coeurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints.»[59] Il ne faut donc pas vouloir chercher une signification précise dans les mots, mais il faut plutôt y reconnaître une conduite et une autorité spirituelle. Lorsqu'un lion rugit, vous n'allez pas vous tenir devant lui et lui dire : «Que dis-tu? Pourrais-tu s'il te plaît me donner une interprétation rationnelle de ce que ce rugissement signifie?». Vous savez très bien ce que ce rugissement représente pour vos parties charnues et vous allez faire en sorte de vous mettre à l'abri. Satan et ses démons savent très bien ce que sur un plan spirituel, ces vocalisations représentent. Elles sont la voix de Celui qui domine dans l'Univers. Ne pouvant désormais s'opposer à ses injonctions en jetant le doute dans notre esprit, comme ils le feraient si nos pensées étaient exposées d'une manière intelligible, ils seront forcés de capituler et de déguerpir.

La pensée de Dieu a de multiples niveaux et ce qui se dit dans ces langues n'a pas une interprétation unique. Car, dans ce chapitre 2 des Actes, il n'est pas écrit que les disciples parlaient tous les dialectes. Mais plutôt, que ce sont les gens, qui en les entendant parler dans leur propre dialecte, furent convaincus qu'à travers ce bruit, Dieu leur parlait personnellement. Il faut saisir cette nuance, sinon nous risquons d'attendre une chose qui n'existe pas. Nos langues sémantiques sont en disgrâce devant Dieu. Ce don est avant tout une chose pure et précieuse et l'expression d'une communication de pensée qui s'établit entre Dieu et nous. Nous ne savons pas toujours ce que Dieu pense. Mais en réalité nous n'avons pas besoin de le savoir pour exercer son autorité. Toutefois, sous l'inspiration de l'Esprit de prophétie, ces verbalisations pourront être interprétées en des mots compréhensibles à tout un chacun, ou même traduites dans une langue actuelle que nous n'aurions pas apprise, comme l'ont expérimenté quelques missionnaires. Alors, lorsque sous l'inspiration de Dieu, tout d'abord dans notre chambre, et bientôt en toute situation, nous réapprenons à exprimer cette respiration de l'esprit, nous permettons à notre esprit de se reconstruire et de retrouver progressivement sa stature originelle.[60] Et la force que cette parole va nous communiquer—une parole pas forcément très évoluée, au début ce sera le chip-chip des moineaux, mais une parole néanmoins créatrice et pure, car venant de Dieu, et qui bientôt va devenir «un fleuve d'eau vive» comme le promet Jésus—, cette force spirituelle qui nous traverse et qui porte en elle le message de la rédemption, va nous permettre, lorsque nous la mettrons en commun, de percer le plafond de nos églises, ce plafond tapissé de nos intentions de prière et des prières dont nous sommes le centre. Nous parviendrons alors à cette portée prophétique, où la prière n'est plus simplement une intention qui prend sa source dans notre âme, mais où elle devient le souffle même de l'Esprit, ce souffle dont Jésus a dit : «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.»[61] La prière de l'Esprit devient ainsi le sceau du règne de Dieu. Mais l'Esprit ne s'intéresse pas qu'à notre prière ! Si vous êtes lassés des sempiternels sermons entendus pour la soixante-dix-septième fois, recherchez la parole prophétique. Et si la louange telle qu'elle s'exprime traditionnellement dans les églises, avec des cantiques vieillots, ou une musique assourdissante, et qui ne fait qu'émuler des sentiments mais qui laisse l'esprit oisif, optez pour le chant spirituel sous l'onction du Saint-Esprit. C'est pratiquement à chaque fois une expérience extraordinairement rafraîchissante et émouvante. «Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse: qu'elle vous inspire une pleine sagesse, pour vous apporter la grâce les uns aux autres ou pour chanter à Dieu de tout votre cœur des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés par l'Esprit afin d'exprimer votre reconnaissance à Dieu»[62]

Comprenons-nous pourquoi le parler en langues, et la manifestation des dons spirituels en général, sont considérés dans certains milieux comme une chose “diabolique”? Lorsque je me suis retrouvé pour la première fois dans une réunion qui rassemblait des gens qui avaient été ainsi libérés dans l'Esprit, je me suis senti au début un peu mal à l'aise, face à l'inconnu. Mais lorsque ces gens se sont lâchés dans une louange à Dieu dans l'Esprit, j'ai cru entendre le chant des anges, et la présence de Dieu s'est faite si manifeste que j'étais incapable de retenir mes larmes. En tant qu'êtres humains, nous avons été conçus pour vivre dans cette dimension. Si nous voulons pouvoir entendre la voix de Dieu et croître en autorité, si nous voulons pouvoir pénétrer le domaine spirituel et voir et entendre ce qu'y s'y passe, si nous voulons percevoir la présence des êtres angéliques à nos côtés et participer aux batailles qu'ils livrent en notre faveur et pour les autres, et si nous voulons goûter à la puissance du monde qui vient en prophétisant nos jours d'une manière imparable, apprenons à parler ces langues inconnues et exerçons-les au moins une heure par jour et davantage, sous la douche, dans notre chambre, en faisant la cuisine et la lessive, en conduisant, avec notre conjoint et nos enfants, et dans nos réunions de prière. Les démons ne supportent pas de baigner dans la puissance spirituelle qui émane de cette expression car ils perdent alors tout contrôle et leur pouvoir sur les hommes. Cinq mille hommes—des passants—, furent saisis par l'Esprit de Dieu et convaincus de sa réalité, lorsque les disciples s'exprimèrent en ces langues spirituelles après avoir reçu le Saint Esprit ! Voyez-vous, c'est cette prière qui émane de Dieu qui fait trembler les ennemis de Dieu, et qui va pouvoir priver le diable de nos enfants et de tous ceux qu'il a rendus captifs. Car c'est justement cette prière-là qui nous fait entrer dans l'alliance de la circoncision, en faisant de nous «les bénéficiaires de l'alliance que Dieu a conclue avec nos ancêtres lorsqu'il a promis à Abraham: Toutes les familles de la terre seront bénies à travers ta descendance.»[63]

Jésus nous rappelle encore une fois à son ordre des priorités : «Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et sa justice ( la terre qui fut promise à Abraham ), et tout le reste vous sera donné de surcroît.»[64] Parfois les gens qui débutent dans cette expression s'inquiètent, ne sachant pas d'où va leur venir leur inspiration. Mais Jésus nous rassure en disant : «Et moi, je vous dis: Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson? Ou, s'il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.»[65] Oh, il est néanmoins toujours possible d'être mal inspiré, même en ayant déjà parcouru un bon bout de chemin avec Jésus. Presque tout ce qu'on peut faire ou dire sous l'inspiration de Dieu, on peut aussi le faire ou le dire sous l'inspiration de la chair ou du diable. Mais la foi est un chemin et un apprentissage. L'humilité nous permettra de nous relever de nos erreurs, car nous en commettrons, et d'avancer en maturité, en permettant que nos motivations soient épurées. Et en persévérant, et en gardant les yeux fixés sur notre Seigneur, nous connaîtrons bientôt, comme le dit Saint Paul, «le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l'espérance de la gloire[66]



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