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Page révisée le 28 septembre 2017

L'énigme des deux mères.


«Mais que dit l'Écriture? Chasse l'esclave et son fils,[17] car le fils de l'esclave n'héritera pas avec le fils de la femme libre.»[18] La justification qui s'obtient par la foi ne peut pas coexister avec celle qui s'acquiert par la pratique religieuse. La nouvelle alliance est à l'ancienne ce que l'avion est à la maquette de l'avion. Beaucoup sont encore assis dans la maquette, bien ancrés dans leur tradition, d'où ils chantent les louanges du Seigneur en espérant un jour atteindre le ciel. Leurs envolées seront parfois lyriques… Car chaque fois que Dieu permet que la maquette soit démantelée,[19] ils veulent la reconstruire, mieux, plus solide et plus belle qu'avant. Mais ils refusent de monter dans l'avion qui vole… Or, Dieu a fait descendre le Ciel sur la Terre[20] et il est désormais aux commandes du véritable avion. Il ne s'intéresse plus à la maquette,[21] que le diable a d'ailleurs reprise à son compte afin d'entraîner avec lui ceux qui persistent dans la désobéissance.[22] Le légalisme[23] est un arbre aux fruits amers.[24] Si d'aventure vous vous mettiez à discuter avec des chrétiens qui tirent le sentiment de leur valeur de la mise en pratique de préceptes religieux, vous ne ressentiriez pas l'amour du Christ, mais vous seriez face à un esprit de jugement légaliste. Et si vous abordiez le thème de la grâce, cela pourrait faire l'effet d'une agression[25] et vous vous sentiriez bientôt jugé,[26] accusé[27] et condamné avec le reste du monde.[28] Une autre caractéristique de ces groupes est la façon dont ils abordent les Ecritures. Ils savent utiliser, en les tirant hors de leur contexte ou en les interprétant d'une façon littérale, des portions de texte pour étayer leurs dogmes et leurs préceptes. J'ai été consterné en entendant un enseignant très respecté au sein d'une de ces dénominations, affirmer, pour justifier l'abstinence d'alcool[29] au sein de la dénomination, que Jésus n'a jamais bu de vin et qu'en réalité il partageait avec ses disciples un jus de raisin préparé à partir d'extrait déshydraté. En admettant que la chose fut techniquement possible à cette époque, il est bien écrit à propos de Jésus : «Il sera appelé Nazaréen».[30] Mais le terme fait allusion au fait qu'il était un ressortissant de Nazareth, et non de Bethlehem d'où devait provenir le Messie[31]—bien que Jésus fut pourtant bien né à Bethlehem[32] au cours d'un voyage de recensement de la population—, et n'est pas à confondre avec le voeu de “naziréat”! Le nazir, comme le fut Jean Baptiste, s'interdisait non seulement de boire du vin et de manger le fruit de la vigne,[33] mais aussi de se couper les cheveux et la barbe et de porter des vêtements agréables—une forme d'ascèse que Jean imposait à ses disciples.[34] Jésus a affirmé être dans un rapport différent avec le monde.[35] Le péché n'avait pas prise sur lui, et l'Ecriture nous dit qu'il était littéralement consumé par le désir de faire la volonté de Dieu. Pourtant, les Evangiles nous le montrent mangeant et buvant[36] en compagnie des gens du peuple. Jésus n'avait pas une propension à festoyer, mais il privilégiait le coeur aux apparences. En partageant le quotidien des gens qui n'allaient pas à l'église, il entrait dans leur intimité, et ce coeur à coeur que les gens pouvaient avoir avec Jésus leur permettait de ressentir la réalité du Royaume de Dieu.[37]

Il existe aussi une confusion navrante au sujet du terme «le jour du Seigneur», et qui touche une majorité de chrétiens. Dans le verset 10 du premier chapitre de l'Apocalypse, Jean dit ceci: «Je fus transporté par l'Esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix forte semblable au son d'un cor.» Il suffit parfois de déplacer une virgule, pour changer la signification d'un texte. Une lecture superficielle a conduit à cette polémique qui oppose les partisans du samedi à ceux du dimanche, comme si l'expression «jour du Seigneur» devait désigner un jour officiel du repos et de la célébration. Mes amis, Satan est passé maître dans l'art de dissimuler à nos yeux un fait important, en l'occurrence, la venue prochaine du Messie et le jour du rétablissement de toutes choses, en le faisant disparaître sous un monceau de considérations de moindre importance, comme nous allons le voir plus loin.

La Bible nous propose des énigmes qui ne s'expliquent en réalité que par la Bible.[38] Jésus a changé l'eau en vin,[39] et il ne faut pas vouloir réduire ce miracle à une simple manipulation en suggérant qu'il l'ait fait en y versant de la poudre de jus de raisin ! Et s'il nous a promis que nous boirons avec lui un vin nouveau[40] dans le Royaume de son Père—que ce vin soit une vue de l'esprit ou un nectar divin—, cette promesse ne fait pas de Dieu le père des débauchés. De la même façon, vouloir assimiler le terme «jour du Seigneur» au mot «sabbat» et par extension au septième jour ou au samedi, c'est faire abstraction de toutes les occurrences du terme où l'on comprend sans l'ombre d'un doute que le terme désigne, non pas un jour particulier de la semaine, mais bien ce jour redoutable—ou cette période de l'histoire—où Dieu interviendra en puissance pour délivrer les justes de l'oppression d'un monde injuste. Car voyez-vous, le samedi—«Saturday» en anglais—est aussi le jour de Saturne, qui n'est autre que le prince de la mort. Vouloir échanger le dimanche—jour de Mithra, le dieu Soleil invaincu—pour le samedi, n'a donc pas grande valeur au regard de la symbolique des Ecritures, mais sert plutôt à signifier sa désapprobation à une institution religieuse qui s'est pliée au dictât du monde. Le diable se plaît en compagnie des gens qui ont l'esprit chicanier. Il peut les emmener là où il veut. Mais il lui est plus difficile de se tenir face à la Vérité ! La religion chrétienne est pavée de préceptes humains, nés souvent de bonnes intentions. «Les temps ont changé et il faut réadapter l'Evangile. Il faut réécrire la Bible en éliminant ses inepties, afin qu'elle corresponde à l'homme intelligent d'aujourd'hui». Mais lorsque le respect dû à Dieu et à sa Parole[41] cède à la tentation d'instrumentaliser la Bible à des fins morales, nous assistons à ce que la Bible annonce comme étant une des caractéristique des temps de la fin, et que les théologiens appellent : “l'apostasie”—ou quand le regard se détourne du Dieu saint et de la part de mystère qui l'entoure, pour se porter sur l'homme et pour en quelque sorte déifier son intelligence.[42] On pourrait mentionner l'interprétation catholique de Matthieu 16 : Pierre et le fondement de l'Eglise romaine. Ou l'interdiction faite aux femmes de prendre la parole dans certains milieux évangéliques. Chaque fois qu'un passage des Ecritures nous semble être en contradiction avec l'esprit général de la Bible, nous devrions commencer par nous référer au sens du texte original. Les traductions nous l'ont parfois transmis de manière incomplète, permettant que nous soyons mal orientés. Nous devrions également examiner les choses dans leur contexte. Le dernier verset du chapitre 2 de la première lettre à Timothée,[43] dans la Bible en français, contient justement une imperfection dans sa traduction, qui altère, non seulement sa compréhension, mais en réalité celle du chapitre tout entier. Le précepte énoncé dans les versets 11 et 12, et qui fut mis à l'ordre du jour par l'apôtre Paul dans le contexte des églises grecques de Corinthe et d'Ephèse, fut à l'origine d'une légende urbaine qui persiste, et qui a influencé de nombreux courants chrétiens, selon laquelle Paul aurait été, et à juste titre, un misogyne. Certains en ont conclu que le paternalisme est une marque de spiritualité. Rien n'est plus éloigné de la vérité!

Pour bien comprendre les motivations qui furent derrière les diverses interventions de Paul mentionnées dans ses lettres, il convient de les situer dans leur contexte. Il n'y a rien de mal à ce que les femmes participent à l'organisation de la société et à celle de l'église, au contraire. A condition toutefois de ne pas chercher à prendre l'ascendant sur l'homme ! La culture propre aux Grecs, qui soit dit en passant est la mère de notre culture européenne occidentale, était placée sous l'autorité de leur Panthéon. La déesse Artémis, au ventre recouvert, non pas de seins comme on pourrait l'imaginer, mais de testicules de taureaux et dont l'un des attributs est le croissant de lune, une déesse qui est également connue chez les Romains sous le nom de Diane,[44] la déesse à l'arc, «vierge» et misandre que l'on voit représentée entourée de chiens, qui à l'occasion ont dévoré un amoureux trop entreprenant, était la protectrice de la ville d'Ephèse. Les ancêtres des Grecs avaient promu une société matriarcale, et les femmes grecques ne rechignaient pas à aller à la guerre, entretenant parfois entre elles des rapports homoérotiques. Les hommes de la Grèce antique nous sont également connus pour avoir pratiqué la bisexualité et une pédérastie notoire.

Dans Exode 20, Dieu nous dit : «Tu n'auras pas d'autre dieu que moi. Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival : je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu'à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent. Mais j'agis avec amour jusqu'à la millième génération envers ceux qui m'aiment et qui obéissent à mes commandements». [44b]

Lorsque nous venons au Christ, nous traînons avec nous un bagage très encombrant, un héritage culturel et familial qui est également d'ordre spirituel.[45] Cet héritage, issu de nos parents, grands-parents et jusqu'à quatre générations ou plus de ceux qui se sont adonnés à des choses proscrites, nous devons absolument laisser Dieu nous en débarrasser afin que nous puissions retrouver notre intégrité. Dans le Livre de l'Exode, chapitre 23, Dieu met en garde son peuple contre le danger que représentent les valeurs spirituelles des nations qui vénèrent d'autres dieux : «Tu ne te prosterneras point devant leurs dieux, et tu ne les serviras point; tu n'imiteras point ces peuples dans leur conduite, mais tu les détruiras, et tu briseras leurs statues. Vous servirez l'Éternel, votre Dieu, et il bénira votre pain et vos eaux, et j'éloignerai la maladie du milieu de toi. Il n'y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours. Je livrerai entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne feras point d'alliance avec eux, ni avec leurs dieux». Ce que Dieu dit en substance à son peuple, c'est qu'il sera parfaitement à même de le faire entrer dans l'héritage qu'il va lui donner, et de le faire prospérer en le protégeant contre la maladie. Mais il exige en contrepartie qu’il soit un peuple entièrement consacré à lui. Car s’il se laissait influencer le moins du monde par les valeurs spirituelles des nations avec lesquelles ils va entrer en contact, ceci aurait pour son peuple des conséquences désastreuses. L'idolâtrie, c'est à dire la vénération d'entités matérielles ou spirituelles qui ne sont pas Dieu tel qu'il s'est révélé dès le commencement, nous affecte en donnant aux esprits sataniques qui se cachent derrière ces idoles, des droits sur nos vies. Ceci va transmettre à nos enfants des malédictions, avec la perte de leur immunité spirituelle. Par exemple, dans son Epître aux Romains,[46] Paul établit un lien spirituel certain entre l'identification à cette forme d'idolâtrie que constitue l'astrologie, et les déviations sexuelles qui vont affecter les générations suivantes. Dans Actes 19, les Apôtres amènent à la conversion des gens qui ont pratiqué les sciences occultes, et qui viennent confesser ce qu'ils ont fait, en brûlant leurs grimoires et leurs talismans.

Une personne qui a eu un contact direct ou indirect avec l'occultisme, vous dira peut-être qu'elle ne peut pas lire la Bible et que son contenu lui reste hermétique. Parfois, une personne catholique pensera avoir reçu le Saint Esprit, mais sans pouvoir exercer ce parler en langues qui pourtant, est l’expression de l’esprit. Le contact avec l'occultisme, par l'appartenance à des groupes comme la Franc-Maçonnerie, les Illuminati, les Rose-Croix, la Scientologie, certaines sectes chrétiennes spirites, ou à travers la lecture ou la possession d’ouvrages sur l'occultisme, par l'astrologie et par des pratiques telles que la nécromancie, la divination, la lecture des lignes de la main, le tarot, la planche ouija, le recours aux chamans, aux hypnotiseurs—ces nouveaux sorciers, aux guérisseurs, coupeurs de feu, magnétiseurs et autres marabouts et sorcières de la Santeria et du Vaudou, ou encore par des rites pratiqués en marge de la religion catholique, comme la dévotion d'un enfant à un saint ou à la Vierge et la prière pour les morts, ou au travers de films d'animation japonais pour enfants, de musique d'inspiration satanique—et à ce sujet, de nombreuses stars du rock, heavy metal, hip-hop, pop et autres, ont “vendu leur âme au diable”. Les fêtes licencieuses, rave party, et toute relation sexuelle illicite, les jeux vidéo, films, drogues, alcool, et en réalité une quantité de techniques d'initiation propres à la nouvelle génération, sont autant de vecteurs d'infestation. Tout comme les signes d'appartenance tels que les scarifications rituelles, les tatouages, piercing, ou la possession de masques rituels africains ou d'objets précolombiens, objets décoratifs liés à des divinités ancestrales comme le dieu Soleil, pendules de radiesthésie, baguettes de sourciers, médaillons et représentations de signes cabalistiques et de symboles reliés à l'occultisme ou au culte de la Reine du Ciel, chapelets, croix, statuettes de la vierges, reliques et autres objets religieux consacrés, meubles et vêtements ayant une “histoire”. En réalité, toute démarche d'allégeance envers une entité spirituelle qui n'est pas—ou qui se présente comme étant un substitut à l'Esprit de Jésus le Christ—, amène sur nous, et naturellement sur nos enfants qui le ressentiront d'une manière beaucoup plus forte à cause de leur fragilité, toutes sortes de désordres spirituels que ni la religion traditionnelle, ni la psychiatrie, ne pourront régler, et qui vont se transmettre jusqu'à quatre générations nous dit la Bible, aussi longtemps que ces générations ne se tourneront pas résolument vers Dieu en confessant spécifiquement ces péchés et en recherchant le Saint-Esprit afin qu'il vienne nous arracher aux malédictions. Les injustices commises par les parents, et les actes réprouvés, sont également des vecteurs de malédictions intergénérationnelles. Le Christ est mort afin de nous en libérer.

«Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.»[47] Proverbes 28:13

Lorsque nous constatons que nous sommes affectés par les conséquences de nos connaissances imparfaites, un état inhérent à notre condition humaine,[48] ceci nous incite à réagir. Satan sait qu'en nous poussant à réagir, il va nous faire manquer le véritable but de l'apprentissage qui est de parvenir à la révélation. Les groupes sectaires se sont souvent formés en réaction à une situation intolérable. Si la barque penche trop d'un côté et prend l'eau, les gens vont se précipiter vers l'autre bord et la barque va basculer dans un mouvement de balancier. Un groupe dissident naîtra de l'ancien, et c'est un schéma sans fin. Les excès et la corruption qui ont régné dans l'église de toutes les époques ont conduit de nombreux chrétiens en recherche d'authenticité, à réagir en fondant des mouvements parallèles. Les mouvements dits “adventistes”, comme les Mormons, les Témoins de Jéhovah et les Adventistes du Septième jour, en sont un exemple. Ces groupes tirent leur nom du fait que l'on y attend le retour du Seigneur, et on le fait en s'éloignant des traditions d'une église apostate et en se préservant des vices du monde. Nous savons en effet que le christianisme “officiel” s'est écarté de la tradition biblique pour converger vers la culture babylonienne. Lorsque nous fêtons la naissance de Jésus Christ le 25 décembre, ou Pâques avec des lapins et des oeufs en chocolat, la fête des morts le 1er novembre, le jour du sabbat le dimanche, ou vénérons la Vierge à l'enfant, ou la Reine du Ciel, et l'on pourrait allonger la liste, nous célébrons des traditions et des dieux babyloniens. La naissance dans une grotte, un 25 décembre, du dieu soleil Mithra, dieu représenté portant un agneau sur ses épaules et qui apporte la lumière au monde, s'est ainsi substituée à la célébration de la naissance du Christ Jésus, qui lui n'est pas né un 25 décembre. La figure de Sémiramis, la Vierge à l'étoile portant Tammuz, s'est immiscée dans le christianisme sous l'identité de la Vierge à l'enfant. Les protestants s'en sont écartés, mais ils continuent néanmoins à fêter Noël, Pâques et le jour du repos le dimanche, comme tout le monde. Voyez-vous, notre culture et la tradition chrétienne sont en réalité si imprégnées de la culture babylonienne que vouloir l'en extirper correspondrait à rejeter notre culture occidentale.

Les cultures du monde, avec leurs mythologies particulières, devraient être considérées comme des représentation allégorique des choses du passé, portant en elles l'espérance des choses à venir. Ce sont les contes et légendes allégoriques des peuples, le cinéma et la littérature populaire d'avant le temps. Don Richardson, un missionnaire canadien qui a oeuvré dans la deuxième partie du siècle dernier parmi les Papous cannibales de l'actuel Irian Jaya, a étudié diverses cultures du monde, et il est parvenu à une conclusion saisissante : On retrouve chez pratiquement tous les peuples, des faits et des attentes similaires. Dans ses ouvrages : “L'enfant de Paix” et “L'Eternité dans leur coeur”, il démontre que la pensée d'un Dieu unique et l'attente d'un enfant-sauveur sont au coeur de toutes les cultures. C'est pourquoi, vouloir rejeter une culture pour en adopter une autre, ou encore, pour revenir à la tradition juive, ce serait s'arrêter au premier degré. Dieu veut plutôt qu'en saisissant la réalité qui se tient au-delà de ces représentation imparfaite, nous rebondissions sur la culture pour nous en affranchir. Dans 2 Corinthiens 6, Paul nous dit : «Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout puissant.»[50] En quittant ainsi Babylone, comme jadis Abraham, nous pourrons être conduits vers le ciel et vers ce qui constitue l'espérance promise au coeur de la culture. Et l'apôtre Paul dit que tout le reste—les jours, les fêtes, les aliments, les traditions—toutes ces habitudes ne sont qu'une affaire de convictions personnelles, et que respecter les plus faibles dans leurs convictions, même si leurs motifs nous semblent imparfaits, est une preuve d'amour et de grandeur d'âme.[51] Les fêtes et les jours sont destinés à rythmer la vie des hommes. Mais dans le ciel, ou sous le règne de Dieu, le temps ne sera rythmé ni par le soleil, ni par les horloges, ni par des cycles, ni même par des fêtes religieuses, mais il sera rythmé par Dieu. Lorsque Dieu se met en mouvement, la création avance avec lui. Lorsqu'il s'arrête, la création fait une pause et lui exprime sa louange. … Ainsi, il y a dans l'église des points de doctrine sur lesquels on ne peut pas tergiverser, et il y a des convictions qui évoluent en fonction de notre croissance spirituelle, et qu'on ne saurait imposer aux autres.

Dans sa lettre aux Colossiens, au chapitre 2, Paul dit : «C'est pourquoi, ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l'observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats. Tout cela n'était que l'ombre des choses à venir : la réalité est en Christ. (…) Ne vous laissez pas condamner par ces gens qui prennent plaisir à s'humilier et à s'adonner à un «culte des anges». (…) Vous êtes morts avec le Christ à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. (…) Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d'une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d'humiliation et l'assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n'ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines.»[52]

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