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Texte révisé le 4 octobre 2017

L'énigme des deux épouses.


(suite de la page précédente)

Nous venons de voir comment des éléments appartenant aux rudiments du monde se sont peu à peu immiscés dans la doctrine chrétienne, jusqu'à être en mesure de la neutraliser. Dans le contexte d'Ephèse, les hommes et les femmes qui adoptaient la foi chrétienne devaient par conséquent se libérer de la tutelle d'Artémis. D'une part pour retrouver l'ordre naturel du couple,[53] mais également pour avoir part à l'Esprit de Dieu. L'homme devait réintégrer sa position de protecteur et de chef de la famille, et la femme devait renoncer à l'esprit manipulateur, féministe et guerrier, également connu sous le nom d'esprit de «Jézabel». Arrêtons-nous un instant sur ce sujet car il est d'importance. Cet esprit est l'ennemi juré des chrétiens véritables. Il est très à l'oeuvre dans le monde, mais également dans l'église, dans laquelle il tient et manipule de nombreux enfants de Dieu. Comment peut-on le reconnaître?

Vous verrez que tout se retrouve. Sémiramis, fille d'une sirène et reine légendaire de Babylone, est une figure de cet esprit. La légende prétend qu'elle fut transformée en colombe et emportée dans le ciel afin d'y être divinisée. Les faits qu'on attribue à cette reine guerrière, s'inspirent probablement de ceux de la reine assyrienne Sammuramat, dont le nom signifie “aimée du ciel” ou “mon nom est haut”. On comprend mieux pourquoi l'orgueil est une marque prépondérante de cet esprit, qu'on peut également assimiler à Astarté, la Reine du ciel des Cananéens, mère de l'Aphrodite des Grecs et de la Vénus des Romains. Dans le Talmud, on trouve la mention d'une Lilith, première épouse d'Adam, qui comme lui fut tirée de la terre. Mais s'étant enfuie de sa présence après avoir perdu grâce à ses yeux, elle serait devenue un démon ailé, puis une sirène, peut-être après qu'elle fut maudite par Dieu et qu'elle soit désormais condamnée à ramper sur son ventre. Elle aurait en effet séduit Eve, «la chair de la chair d'Adam», en lui parlant au travers du serpent afin d'assouvir sa jalousie. Lilith est mentionnée dans Esaïe 34:14, lorsqu'on lit : «la créature de la nuit», et dans le Psaume 91:5, comme «les terreurs de la nuit». On lui attribue le symbole de la chouette, un symbole repris par l'Athéna des grecs et par la Minerve des Romains. Lilith n’à bien sûr rien à voit avec le beau prénom Elizabeth et ses dérivés, qui évoquent la pureté de la fleur du lys. Mais il vient du sumérien «líl» qui signifie vent. C'est à l'origine, un démon mésopotamien lié au vent et à la tempête. Or, que dit la Bible de qui sème le vent ?…

La Reine Jézabel venait du Pays de Sidon. Sidon vient de Sidé, qui fut l'épouse de Bélos, fils de Poséidon. Les Phéniciens étaient les descendants des Cananéens, dont nous savons qu'ils se livraient à des pratiques tellement abominables que Dieu dût exiger de Josué qu'il les exterminât tous, jusqu'aux enfants et aux animaux. Jézabel était la fille d'Ithobaal, prêtre de la déesse Astarté. Il est écrit que «Jézabel excitait son mari, le roi d'Israël, à faire le mal». Elle poussa Achab à bâtir des temples à ses nombreuses divinités païennes.[53b] Les Jézabel sont des êtres empreints d'une religiosité très exotique. Elles incarnent une volonté d'inféoder la religion pour l'aménager à leur convenance. Leur foi n'a pas pour centre Dieu, mais elle gravite autour de leur propre personne. C'est pourquoi elles ne supportent pas que l'on touche à leur système de valeurs. Jézabel fut l'ennemie jurée du prophète Elie, et elle décima les prophètes de Dieu. La reine Athalie, l“usurpatrice”, et plus tard, Hérodiade, qui poussa sa fille Salomé à exiger de son père Hérode qu'on apportât la tête de Jean-Baptiste sur un plateau, sont d'autres résurgences de cet esprit. Le principal objectif de cet esprit, afin de pouvoir pervertir la notion du couple et de la famille, consiste à vouloir détruire la vie des serviteurs de Dieu, et en particulier celle de ses prophètes. S'il n'a pas les moyens d'attenter directement à leur vie, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour les séduire, afin qu'en se compromettant d'une façon ou d'une autre, il perdent leur onction et leur puissance, à l'image de la belle Dalila qui à force d'usure, ensorcela Samson.

Il convient bien sûr de distinguer l'esprit démoniaque, de la personne qui en est affectée. Si l'un doit être combattu sans complaisance, la personne qui en est la victime mérite, elle, toute notre compassion. A l'instar de l'esprit d'homosexualité, cet esprit séducteur s'empare de personnes souffrantes et affaiblies, et dont la personnalité est mal structurée. L'esprit rebelle et révolté s'associe à un esprit de rejet, pour s'emparer d'une personnes à la faveur de blessures émotionnelles subies généralement dans l'enfance. Des traumatismes tels que le divorce des parents, une trop grande solitude, ou le sentiment d'avoir été abandonné, ou délaissé en faveur d'un membre plus proéminent de la famille, le fait d'avoir subi un viol ou un abus, une grande déception amoureuse, vont blesser profondément la personne et la rendre vulnérable à un esprit de rejet—ceci constituera le terrain. La spiritualité rencontrée dans le catholicisme marial—la Vierge et les saint et les anges—, ou dans le culte d'Artémis—le monde des fées, des elfes, des amazones, des sirènes, des furies et mangas, de l'astrologie et de la divination—, va ensuite permettre l'accès à ces personnes à un esprit de Jézabel. Les personnes qui sont affectées d'un esprit de rejet—hommes et femmes, mais ce sont souvent des femmes et elles sont nombreuses—, doivent soutenir une lutte incessante pour avoir le sentiment d'exister. L'esprit de Jézabel va s'immiscer sournoisement en leur faisant miroiter l'existence d'une sorte de réalité parallèle, un monde alternatif où les figures d'autorité qui les ont blessées n'auront pas droit de cité. Cet esprit va leur procurer l'identité forte qui leur manquait, mais au prix d'une personnalité très problématique. Son action va leur permettre de s'élever en prenant le pouvoir sur les autres. Sur le plan psychologique, on qualifie les personnalités qui en sont affectées, d’histrioniques, et à l’extrême, de “manipulateurs pervers narcissiques”.

Elles vont être manipulatrices, possessives, autoritaires, critiques et vindicatives. Paranoïaques à l'extrême et toujours sur la défensive, il leur est très difficile d'admettre qu'elles puissent avoir tort. Elles auront sur les gens des flashes de clairvoyance, en s'imaginant tout ce qu'ils pourraient manigancer et faire dans leur dos. Ne pouvant pas s'abandonner à une autorité supérieure à cause de leur propre rébellion, elles seront incapables de faire réellement confiance, aux hommes comme à Dieu. Les gens qui les entourent vont devoir se soumettre à leur dictât, sinon elles les considéreront comme voulant profiter d'elles ou cherchant à les tromper. Ayant une pauvre image d'elles-mêmes à cause de l'absence d'une image paternelle forte—le père se sera peut-être fait absent sous la pression d'une mère trop autoritaire, ou à cause de son incapacité à confronter calmement l'esprit tempétueux qui agite son enfant—, elles vont traîner comme un boulet le besoin d'être constamment au centre de l'attention. Elles vont vouloir, par tous les moyens possibles, capter l'attention. Mais lorsque l'attention se portera sur elles, elles vont faire diversion en parlant de choses peu personnelles, ou en fanfaronnant, à cause de la pauvre image qu'elles ont d'elles-mêmes. C'est aussi pourquoi ces personnes vont vouloir s'accaparer une personne influente, une personne de pouvoir qu'elles sauront séduire par leur volonté forte et par leur intelligence, ou par une sensualité savamment intégrée à une forme de spiritualité, et qu'elles vont rémunérer de manière à susciter la jalousie de leur entourage. Après l'avoir placée sur un piédestal, elles vont, à l'image de la veuve noire, tisser un réseau complexe d'interactions en se servant de cette personne pour affermir leur emprise sur leur entourage. Ce sont les maîtres du chantage.

Les Jézabel sont des intrigantes. Pour parvenir à leurs fins, elles utiliseront tour à tour leur charme et leur sexualité, les compliments et les reproches, l'admiration et la dévalorisation, les promesses de gratification et la menace de relations rompues. Les personnes peu sûres d'elles qui tombent en leur pouvoir vont passer un très mauvais quart d'heure. Adulées un instant, elles seront ensuite, et sans qu'elles aient pu en comprendre la raison, poignardées dans le dos. Car l'esprit de Jézabel est d'humeur très versatile et il s'entoure toujours d'une grande confusion. Les seconds des chefs d'entreprises qui en sont affectés, et qui parfois auront donné le meilleur d'eux-mêmes pour leur patron et pour l'entreprise, se verront soudain violemment pris à partie et congédiés. Par leur dévouement et leur succès, ils auront suscité malgré eux la jalousie de leur patron.

Sur le plan spirituel, ces personnes sont poussées à se comporter d'une façon compulsive. Il faut qu'elles puissent laisser libre cours à leurs pulsions. Tout ce à quoi elles peuvent penser, elles s'estiment être en droit de l'obtenir. Le nom Jézabel veut dire : “Baal est le mari et il s'exalte”. La racine «bel» est évocatrice de désolation et d'anéantissement. Baal s'exalte dans l'orage, et toute velléité de résistance à leur manipulation va déclencher une réaction de colère immodérée. Elles ne reconnaissent pas leurs erreurs. Toujours en quête de nouveauté, elles ne sont en revanche pas enseignables. Elles sont méfiantes et voudront tout contrôler. Si une personne affectée par cet esprit se trouve dans votre entourage, vous vous sentirez surveillé dans vos moindres faits et gestes, épié dans toutes vos réactions. La paranoïa est un autre signe de la présence de cet esprit. La malheureuse personne qui se retrouvera impliquée malgré elle dans une situation où la paranoïa va trouver son terrain, sera soumise à des attaques et à des calomnies virulentes, qu'aucune explication rationnelle ne pourra calmer. Car Jézabel est un esprit méchant, un esprit de sorcellerie, qui maintenant jouit pleinement du pouvoir qu'il a de détruire la vie d'une personne. Avoir affaire à cet esprit est toujours épuisant, et peut devenir une expérience réellement traumatisante.

Pourtant, à première vue vous leur donneriez le bondieu sans confession. Leur apparente spiritualité et leur candeur les rendent extrêmement touchantes. Elles sauront manifester leur besoin d'être secourues en versant de grosses larmes de crocodile, menaçant même d'avaler toute la pharmacie si vous songiez à les abandonner. Le narcissisme est un autre aspect majeur de cette personnalité. Toujours en quête de leur image, elles savent, par leur beauté troublante, capter l'attention des hommes, mais également la sympathie des femmes. Un esprit de séduction—parfois un esprit de sirène, autres membres d'un trio diabolique—, séduit l'homme imprudent qui sera attiré par la femme-enfant. Mais il sera ensuite vertement renvoyé et poursuivi de haine par une amère Jézabel, lorsqu'elle aura goûté à sa frustration. «Et j'ai trouvé plus amère que la mort la femme dont le coeur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens; celui qui est agréable à Dieu lui échappe, mais le pécheur est pris par elle». (Ecclésiaste 7:26).

Jézabel et le mélange des genres

Souvenons-nous : Dieu a débuté son oeuvre de création en séparant les éléments. Il veut conférer à chaque élément et à chaque entité, son identité et sa pureté intrinsèque. «Ne vous mettez pas sous un joug commun avec les infidèles», dit Paul. Et dans le Lévitique, Dieu dit : Tu ne mettras pas des animaux de races différentes sous un même joug. Tu ne mêleras pas le fil de lin au fil de laine. Tu n'ensemenceras pas ton champ de semences différentes. Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. Tu ne mêleras pas la race des séparés (des saints), à celle des peuples au milieu desquels tu habiteras. C'est dans leur pureté que se trouvent la qualité et la valeur des éléments. L'or doit être épuré sept fois. L'âme de l'homme doit l'être pareillement. Or, l'esprit du monde cherche au contraire et depuis toujours, à pervertir la création en mêlant les influences et en alliant, ou en amalgamant, ce qui ne devrait pas coexister. Si l'on étudie l'histoire à la lumière de la Bible, on s'aperçoit que Satan a corrompu le monde par des mélanges contre nature. Il a conduit une partie des anges à procréer avec des femmes, si bien que l'ADN de la race humaine en fut irrémédiablement altéré. Dieu dût ensuite détruire toute la race humaine par le déluge, à l'exception d'une famille. Satan a ensuite poussé les Israélites à prendre des épouses parmi les populations environnantes, et ce fut un désastre pour la fragile identité religieuse des descendants d'Abraham. Les mélanges—mais nous ne parlons pas des métissages au sein d'une population, qui eux constituent au contraire un enrichissement, mais plutôt des mélanges d'espèces ou d'identités religieuses ou culturelles—, dénaturent la création en affaiblissant l'identité de chacun.

Les Australiens—Dieu les bénisse—ont voulu apporter sur leur terre australe tout ce qui allait les aider à surmonter leur mal du pays. On a bientôt vu proliférer les carpes, les lapins, les renards, les sangliers, les crapauds buffles et bien d'autres espèces autant végétales qu'animales, et ne parlons pas de l'homme blanc. Ces “invités” n'ont pas tardé à supplanter les belles et délicates espèces natives du continent et vous devriez constater le désastre écologique, mais aussi économique, qui en a résulté. Nous ne savons pas encore ce que nous réservent ces manipulations génétiques à tout crin que l'industrie agro-alimentaire produit dans ses laboratoires. Et notre société toute entière repose maintenant sur un socle constitué d'un bloc de fer mêlé à de l'argile, qu'une simple pichenette de Dieu pourrait bientôt faire éclater en provoquant un immense désastre. Vouloir amalgamer des cultures dont les religions sont en opposition de valeurs, c'est fabriquer une bombe à retardement.

Mercure et le caducée

Et en parlant d’amalgames, nous pourrions évoquer cette conspiration silencieuse de la médecine à l’encontre des patients, dirigée par des intérêts privés. Les amalgames dentaire sont constitués à raison de cinquante pour cent de mercure, l'éléments le plus toxique au monde, hors quelques isotopes radio-actifs. Les amalgames, avec leur pose et leurs réfections, sont la cause cachée de nombreux maux de l’humanité, principalement dans nos pays riches. Que fait un métal qui même a des doses infinitésimales, est un inhibiteur du développement cellulaire et un violent poison pour le système nerveux, dans la bouche de nos enfants? … Alors que dans les pays plus pauvres, on utilise l’or pour remplir les cavités, chez nous l’or sert à constituer les réserves des banques. L'or est stocké par milliers de tonnes dans des chambres fortes, et les dentistes mal informés mettent un produit hautement toxique, qui est un rebut du raffinage des hydrocarbures et du charbon, dans la bouche de ceux qui sont appelés à être le temple de Dieu. Un poison qui va inévitablement migrer vers les tissus et vers le cerveau, dont il ne sortira plus. On constate qu'un amalgame va “sécher” au cours des années en perdant jusqu'à la moitié de son poids. Le mercure qu'il distille chez la mère va provoquer des lésions chez le foetus, qui affecteront certains enfants d'autisme ou d'hyperactivité. Les personnes plus sensibles vont développer des maladies dégénératives graves, comme la maladie de Crohn, la sclérose en plaques et la fibromyalgie. Le mercure agit au niveau du cerveau comme un ralentisseur des processus bio-chimiques, ce qui va considérablement diminuer nos facultés intellectuelles. Il va être à l'origine de migraines, de syndromes dépressifs et de fatigues chroniques. Il va en outre capter le rayonnement des téléphones portables et des WIFI, et amplifier leur effet néfaste sur notre système nerveux. Le mercure constituera encore une bombe à retardement pour nos vieux jours, en suscitant des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. L’économie faite au départ sur la matériau d'obturation, nous en coûtera cent fois plus pour nous dépolluer. Et quoi que nous puissions entreprendre, il restera encore suffisamment de mercure dans notre organisme pour que nos corps soient des déchets hautement polluants pour notre environnement. Selon certaines investigations, des consortiums auraient sciemment encouragé cet empoisonnement généralisé de la société, en minimisant les effets néfastes du mercure, afin de créer une société malade et demandeuse en traitements onéreux de toutes sortes. Ce qu'ils n'avaient peut-être pas conçu au départ, c'est qu'une société affaiblie serait également plus docile et plus facile à dominer par les leaders du nouvel ordre… Quelle tristesse. Je ne sais pas dans quelle mesure tout ceci a été prémédité, mais on constate en tout cas que les hommes des pays où l'on n'a pas utilisé l'amalgame au mercure, et notamment des pays d'où nous viennent beaucoup de nos migrants, ont une vitalité bien supérieure à la nôtre. Et comme si cela ne suffisait pas, les métaux lourds sont également utilisés comme adjuvants et conservateurs dans les vaccins. Avec chaque vaccination, nos enfants reçoivent une dose de mercure ou d'aluminium. Les plus sensibles iront rejoindre la triste statistique des malades idiopathiques et des infirmes à vie, et même des morts. Les femmes de la haute société d'autrefois ont été décimées par le saturnisme lié à l'usage du blanc de plomb comme produit de poudrage cosmétique. Aujoud'hui, les sels d'aluminium des déodorants, trouvant une porte d'entrée par l'habitude du rasage des aisselles, et un terrain favorable du fait du port du soutien-gorge, pourraient être à l'origine de cette épidémie de cancers du sein qui privent de nombreux enfants d'une maman. De là, à penser que cet empoisonnement généralisé de la société soit la rançon de notre foi placée dans notre capacité industrieuse, il n'y a qu'un pas. Le dieu romain Mercure—Hermès chez les Grecs—, est le patron du gain financier, du commerce, de l'éloquence, des voyageurs, de la ruse et des voleurs. Il est aussi le guide des âmes aux enfers. On le représente tenant dans sa main gauche, le caducée, ce bâton ailé entouré de deux serpents. À l’instar du Bâton d’Asclépias de l’Ordre des médecins et de la Coupe d’Hygie des pharmaciens, le caducée est devenu l'emblème des professionnels de la santé. J'ai énormément de respect pour les hommes et les femmes qui consacrent leur vie à soigner leur prochain. Mais par la force des choses, il m'a fallu apprendre à me méfier des sources du savoir et des intérêts cachés qui sont derrière ces professions. L'amour de l'argent est la cause de tous les maux, affirme la Bible.

La religion de Jézabel

Jézabel, ce sont aussi les alliances interdite. Dans Matthieu 4:8, on lit ceci au sujet de Jésus : «Le diable le transporta sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores. Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul». Dans le Livre de l'Apocalypse, Dieu dénonce les alliances qui sont faites entre la religion et les pouvoirs séculiers. Il qualifie ces alliances de “prostitution”. La fausse religion a toujours cherché à amalgamer le nouveau à l'ancien, en l’occurrence, à faire une refonte du messianisme pour l'amalgamer à l'héritage babylonien.

Si la personne qui est animée par l'esprit de Jézabel est chrétienne et qu'elle va à l'église, elle va se montrer sous un jours très spirituel. Elle n'est pas, comme on pourrait l'imaginer, une possédée. Elle va vouloir prier et elle participera à la louange et à la vie de l'église. Mais l'exaltation du moi transparaîtra bientôt dans sa louange. Puis elle vous invitera à vous intéresser à d'autres membres de l'église. Mais attention ! Car lorsqu'elle aura pu recueillir ce qu'elle pensera être des indices, elle en fera des évidences dont elle se servira pour pour calomnier, en jetant le trouble au sein de la communauté, et en créant des divisions parmi les membres de l'église.

On remarque d'ailleurs chez ces personnes, une dualité très prononcée entre une vie religieuse qui peut paraître exemplaire, et une vie privée qui l'est souvent beaucoup moins. Elles font parfois mine de s'apitoyer, mais elles sont incapables d'une réelle empathie, puisque tout doit toujours être ramené à elles. Ce sont d'éternelles rebelles, des révoltées qui dans leurs efforts pathétiques pour échapper aux tourments qui les habitent, menaceront d'aller puiser à toutes les sources sans aucun discernement, afin de maintenir la pression sur ceux qui se seront investis dans leur vie. Elles vont d'ailleurs s'intéresser à tous les sortilèges, à la pharmacopée, aux médecines alternatives, à l'ésotérisme, au culte des saints et des anges qu'elles vont vouloir amalgamer à leur foi chrétienne. Dans Actes 16, il nous est rapporté un fait divers bien étrange. Paul et Silas étaient régulièrement suivis dans les rues de la ville de Philippes, par une servante qui criait à tue tête : «Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut et ils vous annoncent la voie du salut». Elle prophétisait aussi sur les gens qui voulaient bien rémunérer ses services, en procurant un bon profit à ses maîtres. Mais au lieu de saisir cette aubaine et de la prendre avec eux pour en faire un pilier du ministère au service de l’église locale, Paul agacé, se retourna, et il commanda à l’esprit de Python de sortir d’elle. Mal lui en prit, car en voyant leurs espoirs de gains s’envoler, ses maîtres traînèrent Paul et Silas devant les tribunaux, et ils furent jetés en prison après avoir été battus… Lorsqu’elles parviendront à s'épanouir dans cette identité en prenant la tête d'un groupe ou d'une église, l'esprit de Jézabel fera de ces personnes de redoutables Circés dissimulées sous une peau de brebis.

Que savons-nous de la Vierge Marie? En réalité, fort peu de chose. La Bible reste discrète à son égard, et à raison. Nous savons qu'elle fut l'humble et obéissante servante du Seigneur, qu'elle eut à traverser de bien lourdes épreuves pour une simple femme, et que malgré son appel, elle dût passer par une conversion avant de pouvoir admettre que son fils soit né pour mourir pour tous les hommes. Quand on la questionna au sujet de son fils, sa réponse fut : «Faites tout ce qu'il vous dira». Point final. Que penserait l'humble servante du Seigneur, notre soeur dans la foi et dans les épreuves, du faste dont on entoure maintenant son image, au détriment de la parole de Celui auquel elle a donné chair? Car que constate-t'on : Les personnes qui s'adonnent au culte de Marie et à celui des anges se montrent sous tous les jours, sauf sous celui d'humbles et obéissants serviteurs du Seigneur. Car en adorant l'image d'une femme, ces personnes font l'impasse sur ce qui constitue le coeur du message de l'Evangile et elles résistent au Saint Esprit. Cette figure de la Vierge, qu'elles élèvent sur un piédestal, ne serait-elle pas en réalité une projection de leur propre image? L'entité que le Catholicisme a élevée pour en faire un substitut au Christ et à son Esprit, n'est en aucun cas Myriam, la mère de Jésus. Mais elle est une résurgence du mythe de la déesse mère et le résultat du syncrétisme culturel promu par l'esprit de Jézabel.

En pleine recrudescence, l'esprit de Jézabel sévit en réalité partout dans notre société et sans distinction de genres : en politique, où il fait le lit de la contestation, dans l'éducation qu'il voudrait progressiste, dans les milieux alternatifs et homosexuels, dans les médias, les arts, la photographie, la mode, en publicité où il utilise largement les suggestions sexuelles, dans le monde des affaires, et surtout : dans le monde du showbiz ! Au travers de ces stars séductrices et capricieuses que le marketing place sur le devant de la scène de façon à envoûter nos jeunes, et qui affichent dans leur impudeur et dans l'autolâtrie, la promesse d'une jouissances et d'un accomplissement, Jézabel affermit son emprise sur la jeune génération. Les mangas, les jeux vidéo, propagent cette mentalité marquée par l'épanouissement du «moi» dans le sentiment d'une toute puissance acquise par la violence et par l'opportunisme. Ces petits écrans LCD que nous plaçons entre les mains de nos enfants permettent à Satan de dérober une génération entière ! Mais l'esprit sévit également et depuis très longtemps, dans l'église, dont il veut changer les règles et les moeurs. Baal est souvent mentionné dans la Bible en association avec Astarté. Baal s'efforce de prendre l'ascendant sur les prêtres en les rendant adeptes d'un ordre hiérarchique autoritaire, un ordre visant à faire taire en son sein les véritables prophètes de Dieu. Jézabel vient ensuite contrebalancer cette mainmise de l'autoritarisme masculin dans l'église par des propositions doctrinales erronées, comme cette nouvelle trinité dans laquelle la Reine du Ciel vient tout simplement éclipser le Saint Esprit. En lui accordant la place de mère de l'Eglise aux côtés du Pape, Jézabel confirme le Pape dans son rôle de père de l'église.

Si notre pasteur se prend pour quelque-chose, s'il ne reçoit pas les conseils et la correction, s'il se met en avant, s'il use de pression spirituelle sur ceux qu'il estime lui appartenir, s'il prophétise dans le sens de ce que les gens veulent entendre et de façon à les encaserner, s'il ignore les humbles et s'il élève les orgueilleux, s'il se lance dans une compétition pour faire des convertis et si l'amour n'est pas au centre de son action, demandons à Dieu de nous montrer quel esprit l'anime. Peut-être sommes-nous simplement jaloux de ce qui est l'authentique oeuvre de Dieu, et l'esprit de Jézabel nous aura fait percevoir les choses de cette façon. Dans ce cas, écoutons ce que Jacques a à nous dire: «Y a-t-il parmi vous quelqu'un de sage et d'expérimenté? Qu'il en donne la preuve par sa bonne conduite, c'est-à-dire par des actes empreints de l'humilité qui caractérise la véritable sagesse. Mais si votre cœur est plein d'amère jalousie, si vous êtes animés d'un esprit querelleur, il n'y a vraiment pas lieu de vous vanter; ce serait un défi à la vérité. Une telle sagesse ne vient certainement pas du ciel, elle est de ce monde, de l'homme livré à ses seules ressources, elle est démoniaque.» Si la parole de Jacques nous concerne, nous devrions sérieusement songer à nous humilier sous la puissante main de Dieu. Mais si notre coeur est pur, si nous éprouvons une réelle tristesse et désirons sincèrement voir l'esprit changer dans notre église, il nous faudra peut-être envisager que l'église est sous la pression d'un esprit de Jézabel, et prier Dieu d'y apporter un esprit d'humilité et de repentance. «Au contraire, la sagesse qui vient d'en haut est en premier lieu pure; de plus, elle aime la paix, elle est modérée et conciliante, pleine de bonté; elle produit beaucoup de bons fruits, elle est sans parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui travaillent à la paix sèment dans la paix une semence qui aura pour fruit ce qui est juste.»[54b]

Comment être délivré de l'esprit de Jézabel?

Nous voyons actuellement de nombreux enfants être en proie à cet esprit de tourment, et c'est une chose bien triste. Lorsque vous les entendez hurler ou les voyez se rouler par terre dans un super-marché, vous auriez envie de secouer leurs parents. «Oh vous savez, il fait ça tout le temps, alors j'ai décidé de simplement l'ignorer». Mais ignorer un enfant qui fait tout pour qu'on lui prête attention n'est pas l'attitude d'un parent qui aime son enfant. Cela va le conduire à vouloir développer des techniques de manipulation toujours plus élaborées, et il deviendra bientôt un tyran domestique et une personne invivable. Si ce trait de caractère apparaît chez notre enfant, c'est parce qu'il lui manque l'affection sincère et que l'image de sa propre identité lui semble être absente du coeur de ses parents. Ne laissons pas la télévision ou la nounou de la garderie, et plus tard la prof du lycée, lui communiquer une identité de substitution, et devenir bientôt la proie de mouvements alternatifs ou de sectes occultes. Prenez cet enfant à coeur et consacrez lui du temps. Il vous faudra vous armer de tact et de persévérance pour regagner sa confiance, parce que l'esprit de rejet est probablement déjà à l'oeuvre. Surmontez son rejet. Noyez le dans l'amour. Permettez à votre enfant de vous parler, et surtout écoutez le ! De nombreuses personnes laissent parler leur enfant sans écouter ce qu'il dit, ou alors en le reprenant dans tout ce qu'il dit. Ceci communique à l'enfant le sentiment qu'il n'a pas de valeur. Apprenez-lui à gérer ses envies et ses émotions. Donnez-lui un petit capital et montrez-lui comment le dépenser avec intelligence. Laissez-lui la possibilité d'apprendre de ses erreurs. Développez avec votre enfant une véritable connivence. De nombreux parents aiment moins un de leurs enfants que les autres. «Oh, celui-là, il me rappelle trop ma belle-mère, alors je le laisse de côté». Quelle tristesse! Apprenez à surmonter vos aprioris sur le caractère d'une personne, et vous découvrirez bientôt qu'elle est en réalité adorable. Un enfant qui a subi le rejet peut changer du tout au tout lorsqu'il a compris qu'on l'aime d'un amour sincère.

Ceux, qui souvent dès l'enfance, sont affectées par un esprit de Jézabel, auront beaucoup de mal à cerner ce qui dans leur personnalité est problématique et à s'en repentir. La pensée du suicide est omniprésente chez ces personnes, à cause des tourments qu'elles endurent. Elles sont agitées, fébriles, et s’angoissent pour un rien. Elles se savent hantées par une présence qui se manifeste par des cauchemars, par des frayeurs nocturnes et par une oppression physique. Elles entendent des bruits et perçoivent une odeur particulière. Mais l'identité à laquelle elles ont recouru afin de se protéger des hommes et de toute autorité abusive, leur semble leur appartenir, et elles ne savent pas comment s'en départir. C'est pourquoi il est pratiquement impossible de confronter ces personnes à leur problème sans déclencher de violentes réactions de colère ou de désespoir, et parfois même d’autodestruction, suscitées par l'esprit afin de dissuader la confrontation.

Dieu, qui veut devenir pour elles le père qu'elles n'ont jamais réellement connu, va les guérir du rejet et les délivrer du démon de Jézabel. Dieu sait pourquoi nous sommes devenus ce que nous sommes, et il est rempli d'une profonde compassion pour ses enfants. Mais pour avoir accès à leur coeur, au-delà des obstacles que l'esprit qui séduit pour ensuite rejeter et qui méprise la figure paternelle, va vouloir placer entre elles et son amour, il devra parfois permettre qu'elles soient au préalable, comme il le mentionne dans le passage cité plus bas, jetées sur un lit de solitude et d'affliction. Une maladie ou une infirmité psychique va les toucher. Elles se retrouveront seules. Privées d'un entourage à manipuler et désemparées, elles vont alors se rebattre sur un membre de la famille qu'elles vont vampiriser, ou sur leur médecin ou leur curé, dont elle deviendront le rêve adorable qui rapidement va se transformer en un cauchemar, et sur quelques amis fidèles qu'elles sauront apitoyer sur elles. Sérieusement atteinte dans sa santé, la personne affectée va alors se montrer sous un jour plus doux et plus sage et vous pourriez être tenté de penser qu'elle a changé. Mais aussitôt qu'elle aura retrouvé des forces, le dragon va refaire surface. Face à une personnalité qui ne sait pas voir la nécessité de changer, car ses problèmes ne viennent pas d'elle, mais de ceux qui lui résistent—et Dieu est compris dans ceux-là—, les bonnes volontés se fatiguent. La personne est pourtant très désireuse de faire du chemin avec Dieu. Elle sait qu'elle a besoin d'une intervention de Dieu et elle va s'avancer pour recevoir la prière, chaque fois que l'occasion lui en sera donnée. Mais ce qu'elle attend, c'est la délivrance de la maladie et du tourment qui l'habitent, et pas la guérison de son coeur blessé, pas l'abandon de ses résistances à l'amour du Père. Si la prière se fait insistante, on assistera à un début d'exorcisme, mais qui faute d'une repentance sincère, n'aboutira pas. Lorsqu'elle aura perdu tous ses atouts et épuisé les faux espoirs, alors seulement sa volonté rebelle va commencer à se fissurer. L'esprit de Jézabel est un esprit d'orgueil et il est extrêmement têtu. Mais il faudra encore l'intervention puissante du Saint Esprit, rétablissant en elle l'image du Père, pour que la personne qui a invité un esprit de Jézabel veuille réellement fléchir le genou devant le Christ et lui abandonner ses résistances. Lorsqu'elle aura accepté la crucifixion de ses motifs impurs et des désirs secrets de sa nature charnelle extrêmement volontaire, l'esprit révolté pourra finalement être délogé. Toujours souffrantes, ces personnes auront avant cela suscité bien des interrogations chez ceux qui auront accepté de prier pour elles, et l'esprit qui les contrôle aura parfois su amener toute l'église à leur chevet, en montant au passage par des critiques et par des insinuations, ses membres les uns contre les autres. L'esprit de Jézabel est un esprit diabolique qui est tout à fait capable de faire éclater une église mal affermie.

Jésus mentionne l'esprit de Jézabel dans sa lettre à l'Eglise de Thyatire, dont plusieurs s'accordent à dire qu'elle préfigure l’Eglise Catholique Romaine : «Je connais tes œuvres, ton amour, ta fidélité, ton service et ta persévérance. Je sais que tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières. Pourtant, j'ai un reproche à te faire: tu laisses cette femme, cette Jézabel qui se dit prophétesse, égarer mes serviteurs en leur enseignant à participer au culte des idoles, en se livrant à la fornication et en mangeant les choses sacrifiées aux idoles. Je lui ai laissé du temps pour qu'elle change, mais elle ne veut pas renoncer à son immoralité. Voici: je la jette, elle et ses compagnons de débauche, sur un lit de souffrance, à moins qu'ils ne changent en renonçant à agir selon son enseignement. Je livrerai ses disciples à la mort. Ainsi, toutes les Eglises reconnaîtront que je suis celui qui sonde les pensées et les désirs secrets. Je donnerai à chacun de vous ce que lui auront valu ses actes…»[54]

Passer du monde de Jézabel à celui de Jésus

En vivant dans ce monde, nous ne pourrons pas échapper à cet esprit. L'esprit de Jézabel est l'esprit satanique du monde, l'esprit jaloux et envieux qui contrôle notre nature adamique, l'esprit babylonien qui domine sur la culture et sur les arts, dans l'éducation, dans le monde du travail, et en réalité partout où ne règne pas encore l'esprit de celui qui a dit : «Je suis doux et humble de coeur». Nous en sommes tous affectés à des degrés divers. Tous, nous avons été confrontés à cet esprit, en devenant tour à tour l'opprimé d'un ou d'une Jézabel, et le Jézabel d'une personne que nous avons opprimée. Jésus a dit que le voleur vient pour dérober, égorger et détruire. Satan est en réalité maladivement jaloux de Dieu et de son Christ. Il est prêt à tout pour assouvir son besoin de vengeance… et nous sommes les enfants chéris du Seigneur. C'est pourquoi, Jean nous exhorte à renoncer à l'esprit du monde et à veiller à ce qu'il n'ait pas sa place dans notre église. «Soumettez-vous à Dieu, résistez au diable, et il fuira loin de vous», nous dit Pierre. Mais l'esprit d'animosité ne s'en ira pas comme ça. Il faudra l'affamer, et parfois lui tordre le cou. Lorsque Dieu a commencé à s'occuper sérieusement de ce problème dans ma vie, j'ai dû faire des choses qui m'ont coûté. J'ai écrit des lettres à mes anciennes relations pour leur demander pardon d'avoir profité d'elles. J'ai demandé pardon à mon pasteur et à mes anciens, pour les avoir jugés. J'ai dit à mes parents que je les aimais, et que je regrettais d'avoir été un fils buté et colérique. J'ai téléphoné le soir à des collègues de travail que j'avais brusqués, pour m'excuser et leur dire que je les appréciais. J'ai confessé à mes amis chrétiens la duplicité dans laquelle j'avais vécu dans leur dos. J'ai dû désapprendre à communiquer avec ma femme de la manière héritée—de toute façon elle ne se laissait pas faire. Et plus tard, lorsque les enfants ont grandi et que l'esprit de contrôle a voulu faire son come-back pour m'aider à les faire sortir du lit, j'ai dû y renoncer et faire les choses autrement, et leur demander pardon pour mes emportements… Il m'a fallu du temps pour apprendre à garder le dragon à distance. La Bible dit que Dieu résiste aux orgueilleux, mais qu'il fait grâce aux humbles. Être en paix avec Dieu, avec les autres et avec soi-même, n'a en réalité pas de prix. Jézabel, c'est le monde de la peur. Peur des autres, peur de toute autorité qui n'est pas sous notre contrôle, et jusqu'à la peur de ce qu'on pourrait être poussé à faire sous la pression de la peur ! Celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. Mais le royaume de Dieu, c'est la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

Jésus se prépare une épouse. Mais avant de pouvoir paraître en sa présence, cette épouse devra être lavée, afin d'être sans tache ni ride ni rien de semblable. Le Saint Esprit travaille dans chacune de nos vies pour nous guérir de notre bipolarité. Sans être tous affectés d'un esprit de Jézabel, nous nous montrons cependant tous sous un jour tantôt charnel, tantôt spirituel. Il ne faut pas qu'il en soit ainsi. Paul nous engage à faire mourir ce qui est de la chair, afin que nous devenions une nouvelle création. «Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi !» disait-il dans Galates 2:20.

Le véritable statut de la femme chrétienne

Dans les jeunes églises de Grèce, avec un tel contexte sous-jacent, Paul s'est sans doute vu contraint d'imposer temporairement le silence aux femmes. Non pour les brimer, mais afin que les réunions ne soient pas systématiquement accaparées par des va-t'en-guerre cherchant à se faire valoir au détriment de la transmission de la saine doctrine évangélique. Paul ne dit pas : «Le Christ ne permet pas…», mais il dit plutôt : «Je ne permets pas à la femme d'enseigner dans l'église». Mais ce même Paul mentionne ailleurs : dans son Epître aux Galates,[55] et également dans celle aux Colossiens,[56] que lorsque nous avons été baptisés en Christ[57]—une fois que, morts aux rudiments du monde, nous sommes entrés dans cette union d'esprit avec le Christ[58]—, il n'y a alors plus aucune distinction entre les êtres humains. Il n'y a plus ni esclave ni homme libre (que l'on pourrait transposer au niveau d'éducation ou au sens laïque ou clérical), ni Grec ni Juif (l'arrière-plan national, culturel et religieux), ni homme ni femme (plus de rapport d'autorité entre les genres), mais tous sont désormais un, égaux en stature et en droits. En mentionnant ce nouveau statut, ou cet état auquel nous parvenons lorsque nous sommes en Christ, Paul met les choses qu'il vient d'évoquer dans une juste perspective, répondant ainsi aux attaques incessantes de ceux qui s'élèvent en défenseurs de la tradition. Pierre dit qu'il y a dans les lettres de Paul des choses qui sont difficiles à comprendre et dont certains, mal affermis, tordent le sens.[59] Dans 1 Corinthiens 11, Paul répond aux questions qui lui sont adressées par les nouveaux convertis, en regard à leurs traditions. Il leur dit par exemple qu'il existe bien un rapport de soumission entre l'homme et le Christ, et que de la même façon, il y a un rapport de soumission entre la femme et l'homme, et que cet ordre doit être respecté. C'est l'ordre naturel qui prévaut dans la création, une création qui ne l'oublions pas, est une création inaboutie et déchue de sa destinée originelle.[60] Pour parvenir à la rédemption, c'est à dire à la guérison des conséquences du péché, la femme doit y être soumise à l'homme comme l'homme doit être lui-même soumis à son chef, qui est le Christ. Et Paul leur dit que s'ils jugent qu'il soit nécessaire que la femme ne prophétise qu'en ayant la tête couverte et voilée, ils ont raison. Mais qu'ils doivent alors envisager que Dieu ait donné à la femme une couverture qui est son mari, et un voile naturel qui est sa chevelure. Ensuite, Paul ajoute que dans le Seigneur, c'est à dire dans l'Esprit de Dieu, l'homme et la femme n'existent pas l'un sans l'autre. Ils ne sont plus des créations de niveaux distincts—la femme tirée de l'homme et l'homme né de la femme—, mais ils sont désormais nés de Dieu et héritiers de sa nature. Genèse 2:3 nous dit d'ailleurs que : «Dieu créa l'humain à son image, il le créa à l'image de Dieu, il le créa homme et femme». L'homme mâle ne saurait donc représenter Dieu sans la femme, car sans elle il n'est qu'une demi portion de l'image de Dieu. Jésus précise également que le mariage et les relations hommes-femmes sont réservés aux temps et aux choses qui concernent notre vie charnelle, mais que dans l'Esprit—dans le Ciel—, ils sont sur un même plan.[61]

Le mystère qui réside dans le mariage, en relation à notre union à Dieu, est un très grand mystère nous dit l'Apôtre Paul. Selon lui, le mariage au sens mystique a été institué afin de préfigurer les retrouvailles de l'homme et de son Dieu ! [62] C'est pourquoi Dieu tient tant à ce que nous honorions le mariage et lui conservions son sens originel. Pourtant, aussi puissant que soit le symbole, il est appelé à disparaître une fois l'union consommée, puisqu'il n'y a désormais «qu'une seule chair». Dans le ciel, nous dit Jésus, nous ne nous marierons plus, mais nous serons tous «comme les anges de Dieu».[63] Mais l'homme religieux, l'homme moral et simplement éduqué des choses de Dieu, cherche à tendre vers Dieu quand ce n'est pas à se l'accaparer. Et il fait feu de tout bois pour asseoir ses positions, fussent-elles exagérément autoritaires. Il y aurait sans doute fort à dire sur Genèse 3:16[64] et sur la façon dont au sein des cultures de la Bible, les hommes se sont arrêtés sur une compréhension au premier degré du texte pour justifier une attitude dominante et lâche envers leurs soeurs, allant parfois jusqu'à leur faire porter le poids de la responsabilité de leur propre culpabilité. Lorsque des hommes, chrétiens de surcroît, en arrivent à brimer leurs soeurs supérieures en connaissance et en intelligence, et qui voudraient apporter le message que le Saint Esprit a déposé sur leur coeur, en les accusant, Bible à l'appui, d'être des Jézabel et de vouloir leur résister, on assiste à ce nivellement par le bas qui aboutit à la culture du viol. Cette triste mentalité ne concerne pas que les milieux où les phallocrates sont au pouvoir, mais il faut bien constater qu'elle affecte aussi certains milieux évangéliques. Pauvres de nous… La femme, j'en ai peur, doit lutter sur deux fronts. Elle doit lutter contre le diable qui la pousse à vouloir se cantonner dans un rôle servile en s'occupant de choses futiles. Et si elle décide d'en sortir, elle devra encore faire face à l'incompréhension, en étant confrontée à l'esprit dominateur de l'homme charnel qui percevra dans sa supériorité spirituelle une forme de concurrence déloyale. Mais, si la femme, et il est ici question d'Ève, fut sauvée en espérance en mettant au monde la lignée dont est issu ce Christ qui plus tard écrasera la tête du serpent avec son église, combien plus la femme chrétienne d'aujourd'hui doit-elle accoucher de la parole libératrice du Christ et la propager dans l'environnement où elle évolue ! Car s'il est vrai que par une désobéissance, la femme fut à l'origine de la chute, son obéissance sera également à l'origine du relèvement de la race humaine, comme Siméon l'a prophétisé pour Marie ![65] «Je suis la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon sa volonté». Sa sensibilité spirituelle va lui être utile, cette fois pour le salut. Les premières personnes que Dieu a pu appeler hors de leur confinement, furent précisément des femmes, et c'est à elles que fut confiée la mission d'aller encourager leurs frères encore prostrés dans leur incrédulité, en leur annonçant l'extraordinaire nouvelle du Messie ressuscité. Il est écrit dans le Psaume 68:11-12 : «Le Seigneur apporta la nouvelle, et grande fut la compagnie des messagères qui la publièrent.»

Ainsi, comme il fut jadis plus facile à Moïse de faire sortir Israël d'Égypte que de faire sortir l'Égypte du coeur des Israélites, il sera sans doute plus facile de faire sortir l'Eglise du monde que d'extirper le monde de l'Eglise. Il n'est parfois pas nécessaire de creuser très profond pour retrouver, au sein même des dénominations issues de la Réforme, une étrange allégeance à une cosmogonie qui aura simplement changé de visage et de forme.



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