Mon itinéraire, en quelques mots...

J'ai toujours été attiré par la nature, et par cette vie sauvage, si belle dans sa diversité. J'ai eu la chance de grandir dans une sorte d'île accrochée aux rives du Léman, ce lac serti comme une joyau entre Alpes et Jura. Bercé au gré des pages des récits du naturaliste Gerald Durrell que nous lisait notre mère, et bientôt par mes propres lectures de récits d'aventures, je contemplais les allées et venues des oiseaux migrateurs en anticipant mes propres explorations : celles d'un monde fabuleux qui manifestement m'attendait au-delà des montagnes qui formaient mon horizon. L'endroit où j'ai grandi ressemblait peut-être un peu trop à un coin de paradis oublié pour que j'eusse une chance d'en réchapper indemne. Photographier s'est très vite imposé comme le moyen privilégié de retenir un peu de cette grâce fugitive, qui à peine née est déjà happée dans l'inexorable tourbillon du temps. La vie va toujours trop vite pour un contemplatif et photographier permet d'avoir ce second regard sur les choses, toujours avec l'espoir d'y découvrir une pièce du puzzle de sa propre propre identité. Dieu nous a en effet donné deux livres à cet effet, et la nature est l'un d'eux.

Le monde est une énigme… Quelques beaux voyages n'ont fait qu'accroître mon émerveillement, mais également ma perplexité! Comme tout chrétien de tradition, j'avais reçu étant enfant les vaccins censés me protéger d'un engagement trop authentique. Plus soumis que religieux, et sans doute protégé par un soupçon de misanthropie, j'avais très vite assimilé la messe en latin à une terre stérile, un substitut de cohésion sociale chargé de siècles de tradition et inapplicable à la vie réelle. Fort de l'audace de mes vingt ans, je partis à la conquête de choses plus tangibles : désormais le monde serait ma paroisse, et la nature sa cathédrale. Le monde est une maîtresse attrayante certes, mais volage, et qui fait suivre ses cadeaux de nombreuses peines et de chagrins. J'étais tout juste un homme sur le plan civique—un gamin sur celui de la sagesse—, et déjà j'étais noyé dans les déconvenues issues de sa fréquentation. Mes rêves les plus fous avaient commencé par se concrétiser d'une façon admirable, puis tout s'était arrêté. Y avait-il un ver dans le fruit, ou était-ce mon manque de préparation à la vie qui m'avait empêché de faire prospérer ce qui m'avait été confié? Quoi qu'il en soit, j'étais blessé dans ma chair et extrêmement dépité. Une chose en entraînant une autre, je fus bientôt fâché avec le monde entier. Après avoir cherché en vain, dans les philosophies qui m'étaient accessibles, un sens à ce qui m'était arrivé, certes désenchanté du Dieu de ma tradition mais résolu à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, j'avais finalement réorienté ma quête de vérité et d'absolu vers les paroles de Jésus, avec une certaine défiance, je dois l'admettre. Et c'est là, seul dans ma chambre, à l'écart de toute influence religieuse, qu'en lisant enfin et pour la première fois les Évangiles, j'ai commencé à comprendre ce qui au fond de moi me taraudait. Une rencontre, au cours de ces lectures, vint bientôt changer ma perspective, lorsque j'ai clairement pu ressentir dans l'esprit, deux mains fermes et aimantes se poser sur mes épaules. Découvrir, sans l'ombre d'un doute, que l'on est connu, accepté et aimé par le personnage le plus important de l'Univers, est une initiation libératrice—une expérience puissante et le début de l'aventure la plus extraordinaire qui se puisse vivre sur terre! Le voyage intérieur entrepris au travers du Livre m'a éclairé sur le sens-même du voyage. Et si vous souhaitez en savoir plus sur mon expérience, et comment elle se rapporte aux événements extraordinaires que le monde va connaître, je vous invite à lire mon témoignage ainsi qu'une analyse très personnelle.




• La plus formidable aventure qu'il se puisse vivre sur Terre


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Sans homélie et sans discours mais par son éphémère beauté, la nature témoigne de l'existence d'une réalité invisible. Elle exprime la respiration d'un Univers où chaque inspiration suscite la vie, par le souffle créateur, et où chaque expiration est le rappel d'une poussière originelle. Car si elle nous offre parfois de magnifiques spectacles, la vie est avant-tout un miracle permanent!