Mon itinéraire en quelques mots...

J'ai toujours été attiré par la nature et par cette vie sauvage si belle dans sa diversité. J'ai eu la chance de grandir dans une sorte d'île accrochée aux rives du Léman, ce lac serti comme une joyau entre Alpes et Jura. Bercé au gré des pages des récits du naturaliste Gerald Durrell que nous lisait notre mère, et bientôt par mes propres lectures de récits et d'aventures, je contemplais les allées et venues des oiseaux migrateurs en anticipant mes propres explorations : celles d'un monde fabuleux qui manifestement m'attendait au-delà des montagnes qui formaient mon horizon. L'endroit où j'ai grandi ressemblait peut-être un peu trop à un coin de paradis oublié pour que j'eusse une chance d'en réchapper indemne… Photographier s'est très vite imposé à moi comme le moyen privilégié de retenir un peu de cette grâce fugitive, qui à peine née est déjà happée dans l'inexorable tourbillon du temps. La vie va toujours trop vite pour un contemplatif, et photographier permet d'avoir ce second regard sur les choses, avec l'espoir d'y découvrir une pièce du puzzle de sa propre identité…

Le monde est une énigme… Quelques beaux voyages n'ont fait qu'accroître mon émerveillement, mais également ma perplexité! La nature peut être fascinante, et le monde est une carrière dont les ressources nous semblaient à une époque être inépuisables. Mais pour faire sa place dans ce monde, il faut lutter, et c'est là que nous sommes confrontés à un problème d'un autre ordre. La Bible nous enseigne que nous abritons un “vieil homme”, un homme à la nature déconcertante. Cet homme, tiré de la poussière de la terre, – appelons-le “enfant de Caïn” –, est la somme de siècles d'une humanité “free-lance”. Notre humanité a jadis coupé les ponts avec le Père, et depuis elle mène sa propre existence faite de luttes et d'aléas. Certains s'accommodent de ce vieil homme et parviennent à le civiliser, et même à le conduire à l'église.

J'avais grandi dans une famille chrétienne traditionnelle, à une époque – dans les années soixante – où il était à la mode de tout remettre en question. C'est ainsi que coexistaient sur la table du salon, les livres sur le darwinisme et sur l'astrologie et ceux qui présentaient les philosophies orientales. La grosse Bible catholique les observait du haut de la bibliothèque qu'elle ne quittait jamais. Peu convaincu par la religion de traditions de mes parents et constatant que je ne me portais pas plus mal si j'esquivais ses assignations dominicales, j'avais rapidement relégué la question de l'existence de Dieu aux oubliettes pour porter mon attention sur des choses plus concrètes, comme les animaux et la nature en général, et sur ce qui occupe les jeunes gens. La Bible affirme au sujet de la Nature qu'elle est un livre ouvert. Encore faut-il savoir comment le déchiffrer. Mais à l'époque, l'explication évolutionniste me convenait et je me considérais comme un fier produit de cette évolution. Mais en entrant dans la vie d'adulte, quelques déconvenues sur mes capacités d'intégration me rappelèrent à cette question cruciale: “Qui suis-je?”. Après avoir longtemps tergiversé, en m'assurant que personne ne me voyait, j'avais finalement tiré la grosse Bible de son rayonnage et pour la première fois, lu les Évangiles ainsi que les Actes des Apôtres, ou comme certains voudraient l'intituler  : “Les Actes de l'Esprit de Jésus dans la vie des gens ordinaires”. Quelque-chose de bouleversant et que je n'osais raconter à personne se produisait en moi lorsque que je lisais les paroles de Jésus. Et puis un jour vint une invitation à me rendre à une réunion. Et là, sans que j'aie rien demandé à personne, je fus guéri miraculeusement d'une blessure au dos qui m'avait gâché la vie depuis plus d'une année et qui m'avait empêché de poursuivre mon rêve de voyages et de photographie à l'autre bout du monde. Dieu m'avait interpellé au travers des mots, et maintenant il confirmait la véracité de sa parole par cet acte d'amour pur et gratuit…

Je dois avouer que les années qui suivirent furent peu glorieuses, sans doute à l'image d'une chrétienté qui fait tout pour se fondre dans le paysage du monde au lieu de se sacrifier à Celui qu'elle appelle son Seigneur et Maître afin de relever le monde. C'est pourquoi le vieil homme religieux continue à dominer et l'homme nouveau ne peut pas naître. Mais dans Actes 3, Dieu promet des temps de rafraîchissement, lorsqu'il enverra son Messie en répandant son Esprit sur tous les hommes. Puis viendra l'apothéose, lorsque ses pieds se poseront sur la colline de Jérusalem. Dans Apocalypse 21:5, Jésus nous annonce la couleur de son programme: “Voici, je fais toutes choses nouvelles”. Rien de moins! Imaginons-nous que les bouleversements qui prennent place sur la terre, et qui à un moment donné seront certainement de nature à nous effrayer, sont en réalité les signes avant-coureurs de sa restauration, car ils doivent précéder l'Avènement du règne d'amour de Jésus le Messie et l'instauration d'une paix inébranlable? Cette perspective universelle est autrement plus passionnante que celle d'un gouvernement mondial et de sa religion imposée, ou encore celle de la fin programmée du monde, et j'aimerais de tout coeur encourager quiconque à s'y intéresser. Le lien ci-dessous propose quelques ressources dont certaines je pense sauront être précieuses.




• La plus formidable aventure que l'on puisse vivre sur Terre?




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“Sans homélie et sans discours mais par son éphémère beauté, la nature témoigne de l'existence d'une réalité invisible. Elle exprime la respiration d'un Univers où chaque inspiration suscite la vie par le souffle créateur, et où chaque expiration est le rappel d'une poussière originelle. Car si elle nous offre parfois de magnifiques spectacles, la vie est avant-tout un miracle permanent!”