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Erratum: texte corrigé le 02.08.18

Une petite bestiole aux grands effets.

“Les conditions sont réunies pour que l'Europe connaisse une flambée de la maladie de Lyme en 2018”.
Êtes-vous bien informé sur le danger potentiel que représentent les tiques? Beaucoup d'idées fausses circulent encore sur les tiques et sur les maladies qu'elle véhiculent, qui pourraient nuire lorsqu'une situation à risque va se présenter.
La communauté scientifique internationale craint que la borréliose, ou maladie de Lyme, devienne le fléau mondial du 21e siècle. Selon l'OFSP, 10'000 nouveaux cas de borréliose sont recensés chaque année, mais probablement bien davantage restent ignorés. Ceci place la Suisse en tête des pays européens les plus touchés.
Cette maladie encore méconnue dont l'impact est de loin supérieur à celui du VIH, ne fait officiellement l'objet d'aucune prévention.
Il faut dire que dans un pays à vocation touristique, la tique ne fait pas recette. Cependant, après quelques années d'un répit tout relatif, au cours du seul printemps 2018—une année record dans l'Europe entière—, je me suis fait attraper par une dizaine de ces petits vampires. Il faut savoir que la prolifération des tiques suit la courbe de pullulation de certains petits rongeurs, elle-même tributaire de la production d'akènes en forêt l'année précédente. Cette situation de crise m'a conduit à vouloir publier une page d'alerte qui sera régulièrement complétée, en contribution à une information qui reste encore trop lacunaire. Il est vrai que tout le monde ne s'expose pas à la manière d'un forestier ou d'un photographe en stationnant longuement dans les broussailles. Cependant, nombreux sont ceux qui aiment passer du temps récréatif en forêt, et une seule piqûre de tique suffit parfois à faire basculer une vie dans le chaos, comme je l'expérimente en ce moment-même. Avec les moyens thérapeutiques dont nous disposons aujourd'hui, la tique ne devrait être réellement dangereuse que lorsque son potentiel infectieux est sous estimé. Les informations que je partage dans cette page sont celles que j'ai moi-même souhaité obtenir. Elles ne constituent pas un avis médical ou scientifique.

 

A plant comes to the rescue of Lyme patients.
Preliminary research by Dr Eva Sapi and Dr Richard Horowitz confirm that Stevia rebaudiana leaf extract, in conjunction with antbiotics, will become a major player in healing chronic Lyme disease, where Borrelia Burgdorferi is involved. Unfortunately, sufferers from other Lyme related bacteria such as Bartonella, Babesia and Mycroplasma will not benefit as much.
  • “Under Our Skin 1”
    “Under Our Skin 2”
    “The greatest problem that I see Lyme people having is that they are set in a public health setting that is doing its best to deny them treatment. You are going to have to fight for your life while feeling aweful.”
    Jordan Fisher Smith, Nl Park Ranger, cured of Lyme.
    Share these Videos to help raise awareness.

 

Les amateurs de balades en forêt seront un jour ou l'autre confrontés au problème des tiques. Cependant, nombre d'entre nous devons oublier la tique gênante mais en fin de compte presque sympathique de notre enfance. Les tiques contemporaines sont dangereuses car elles sont porteuses de maladies insidieuses et graves. Bien qu'elle soit en constante progression, l'encéphalite reste relativement circonscrite géographiquement. Mais on assiste depuis quelques décennies déjà à une explosion de la borréliose, ou maladie de Lyme, ce terme regroupant une palette de symptômes puisqu'il existe en réalité plusieurs types de Borrelia. Pour compliquer les choses, le spirochète Borrelia Burgdorferi typique peut être inoculé en co-infection avec d'autres bactéries. Contrairement à une idée reçue, la borréliose peut être transmises par d'autres insectes comme les moustiques, les taons, les araignées, les aoûtats, les puces, les punaises et les poux. En réalité un groupe important de malades concerne ceux qui n'ont jamais perçu la présence d'une tique. Ils ont contracté une sorte de grippe estivale qui fut bientôt suivie de fatigue chronique, de douleurs diffuses et d'une série d'autres symptômes qui faute d'indice n'ont pas pu être mis en corrélation avec la bactérie Borrelia. Non traités, ces malades ont vu leurs symptômes dégénérer en une forme avancée de la maladie de Lyme. On comprend que cette complexité et le caractère fluctuant de la maladie font qu'elle est parfois très difficile à identifier. Elle reste de ce fait méconnue de nombreux médecins. Si vous êtes chanceux, vous serez adressé à un infectiologue ou à un spécialiste des maladies tropicales. Et si vos symptômes passent au travers de la batterie des tests usuels sans être identifiés, vous pourriez devenir l'un des trop nombreux malades incompris qui sont dirigés vers les établissements psychiatriques (Voir ce témoignage édifiant). Les spécialistes de la Maladie de Lyme s’accordent pour dire que cette zoonose protéiforme ressemble beaucoup au SIDA par son caractère multifactoriel et les 71 symptômes répertoriés à ce jour. Elle est insidieuse, parce-qu'elle se développe en sourdine jusqu'à ce qu'elle ait envahi notre organisme. A ce stade avancé, elle devient extrêmement difficile à soigner.
Borrelia Burgdorferi a été identifiée en 1982 par un scientifique d'origine suisse: Wilhelm Burgdorfer. Alors qu'il était chercheur dans les Montagnes Rocheuses d'Amérique du Nord, Burgdorfer s'intéressa à une maladie jusqu'ici inconnue qui sévissait depuis 1975 dans la région de Lyme, une bourgade du fond du Connecticut située à proximité du laboratoire gouvernemental de Plum Island, où d'anciens chercheurs nazi avaient été recrutés pour développer des armes biologiques. Est-ce là qu'il faut chercher la raison pour laquelle la borréliose reste aujourd'hui une maladie qu'on tente de minimiser voire de dissimuler? Elle ne fait à ma connaissance l'objet d'aucune information sur le terrain par nos autorité sanitaires. Aux États-Unis, où la maladie sévit depuis plus longtemps que chez nous, des médecins qui se sont spécialisés dans la maladie de Lyme ont été mis en examen par les autorités, parce-qu'on les accusait de diagnostiquer trop de malades et que ceci coûtait très cher au système de santé et aux compagnies d'assurance. En France, un laboratoire qui pratiquait un test plus fiable que le test sérologique standard ELISA, un test qui de l'avis de nombreux médecins et patients éconduits n'est qu'une vaste loterie prétexte à renvoyer une bonne partie des malades à leurs propres deniers en refusant leur prise en charge, a dû fermer pour la même raison. Une telle chose pourrait-elle se produire en Suisse? Les informations transmises sur cette maladie par nombre de médecins sont très optimistes et certaines prêtent à controverse. Peut-être est-ce faute d'une prise de conscience généralisée de la gravité de la situation sanitaire, mais on l'assimile encore trop souvent à une maladie imaginaire dans laquelle se réfugient des personnes atteintes de problèmes d'un autre ordre.
Bien que de vagues souvenirs d'une rougeur après une morsure de tique remontent à une époque antérieure, période qui fut suivie d'un déclin de ma santé sans que les médecins consultés aient pu en déterminer la cause, j'ai pris conscience pour la première fois de l'existence de la maladie de Lyme en 2013. J'avais été mordu par une tique alors que je m'étais assis sur le gazon d'un arboretum de la région. Par chance, un érythème migrant conséquent s'était développé. Quelques informations sur cette maladie avaient entre-temps été diffusées par la chaîne de télévision nationale, si bien que j'ai pu consulter à temps, mais en réalité trop tardivement. Comble de malchance, j'ai été contaminé à nouveau l'année suivante en me baladant au même endroit! Pourtant, ni à cet endroit où se promènent chaque jour des centaines de visiteurs avec leurs enfants et leurs chiens, ni ailleurs—et ceci fait craindre le pire quant à l'étendue d'un désastre sanitaire sur le plan national—, ne figure le moindre panneau d'information sur la présence des tiques et sur le risque qu'elles font courir. Car, lorsque les symptômes se déclarent, on peut fort bien avoir oublié la morsure, ou ne pas faire le lien par une ignorance bien compréhensible dès lors qu'on est pas informé. On pensera à une simple grippe ou à une allergie. On peut aussi ne pas avoir remarqué la tique, tant les nymphes de ces arthropodes sont minuscules. Mais lorsque, des mois voire des années plus tard, les symptômes du stade avancé de la maladie se déclarent, les séquelles sont gravissimes et sont parfois irréversibles. Si une tique vous a mordu ou a mordu votre enfant, ne prenez aucun risque. On peut lire dans certaines publications que le taux des tiques porteuses de la maladie est faible: moins de 5 pour cent. Ceci a peut-être été vrai à une époque et l'est encore par endroits en ce qui concerne le virus de la fièvre encéphalique. Mais dans une étude datant d'il y a quelques années déjà, des chercheurs de l'Université de Neuchâtel ont estimé ce chiffre à entre 30 et 40 pour cent. Cependant, selon mes propres constats, les tiques de la région dans laquelle je me promène régulièrement sont maintenant pour la plupart porteuses de Borrelia. Méfiez-vous également des propos à l'emporte-pièce qui se voudraient trop rassurants, comme: “Si la tique est retirée dans l'heure—et certains médecins vont jusqu'à affirmer : «dans les 48 heures»—, «il n'y a aucune chance qu'elle ait pu vous contaminer»”. J'aimerais que ceci soit vrai. Mais de par mes expériences répétées avec ces petites bêtes, je me dois d'affirmer que c'est totalement faux. Elles peuvent vous avoir infecté le temps du retour à la maison, ou simplement en étant dérangées par le grattage ou en étant retirées d'une façon inadéquate. Votre avenir est désormais compromis et la maladie est trop sérieuse pour que vous laissiez des statisticiens décider de votre sort. Certains avis médicaux se réfèrent encore à des directives émises il y a longtemps sous la pression des organismes de santé publique et des lobbies des assurances et de la sécurité sociale, par un club d'éminents chercheur dont les conclusions ont été démenties pour nombre d'entre elles, par la réalité du terrain. Bien sûr, il ne s'agit pas de susciter une psychose pour voir les gens se précipiter «à tombeau ouvert» vers les urgences. Mais—et c'est intolérable—, nombre de personnes ont perdu définitivement leur santé parce que leur évaluation n'a pas fait l'objet de suffisamment de sérieux. Alors qu'une prise en charge rapide et un traitement finalement simple et peu coûteux leur auraient offert d'excellentes perspectives thérapeutiques. Sachez qu'il faudra retirer la tique le plus rapidement possible, et le faire de la bonne manière. Faites-là retirer dans une pharmacie ou dans un service d'urgence si vous pensez ne pas y arriver. Faites-vous conseiller par un médecin. Mais s'il est jugé qu'une antibiothérapie ne sera pas nécessaire, prenez sur vous de surveiller ensuite, et de très près, votre état de santé ou celui de votre enfant, et ce pendant plusieurs mois afin de déceler l'apparition éventuelle de tout symptôme d'une borréliose. La fièvre encéphalique, quant à elle, se manifeste en général immédiatement. Un vaccin est accessible aux personnes à risque, notamment aux chasseurs et aux travailleurs forestiers, qui prend en charge les souches locales du virus de l'encéphalite.
Retirer la tique de la bonne manière est très important mais ne suffit pas non plus à nous garantir d'une contamination. La tique régurgite sporadiquement le contenu de son estomac avant de poursuivre son repas. C'est alors, pense-t-on, qu'a lieu la contamination par les bactéries Borrelia. Cependant, la tique fait usage de sa salive aux propriétés anesthésiantes et anticoagulantes pour s'implanter dans l'épiderme. Ceci doit inévitablement libérer des bactéries, même si quelques-uns restent d'un autre avis. Car si la bactérie est présente dans la salive des personnes infectées, comment celle de la tique en serait-elle exempte? Comment les taons et d'autres insectes transmettraient-ils la maladie? J'ai contracté plusieurs fois une infection de Borrelia et jamais la tique n'était restée plus longtemps qu'une douzaine d'heures, mais en général entre trois et cinq heures au plus. Elle peut aussi s'être implantée à un endroit et avoir ensuite choisi de déménager vers un havre plus adéquat, ou s'être simplement laissée tomber au sol après la morsure, sans que vous ayez pu la remarquer. De plus, la tique régurgite aussitôt qu'elle est stressée. Il suffit par exemple de se gratter à travers les vêtements pour provoquer une régurgitation partielle. C'est pourquoi, lorsque vous retirez une tique, il ne faut surtout pas la stresser en la recouvrant d'huile ou de désinfectant ou en la savonnant. L'éther n'est pas non plus une bonne idée. N'utilisez surtout pas la pince à épiler. Si vous ne disposez pas d'un tire-tique, agrippez-là à l'aide d'une pince très fine, par la tête et jamais par l'abdomen, et tirez d'une façon lente et continue jusqu'à ce qu'elle se décroche. Une tique minuscule est aussi redoutable qu'une grosse et l'agripper au bon endroit est pratiquement impossible. Je recommande le Tick-Twister O'Tom, fourni en set de deux tailles différentes. Cet outil est très simple d'utilisation, efficace et sûr. On agrippe la bête au plus près de la peau et quelques rotations vont forcer ses pièces buccales à se décrocher. Les tire-tiques publicitaires en forme de carte offerts en pharmacie sont à déconseiller car ils sont tranchants et l'on risque de sectionner la tête de la bête. Chaque bonne pharmacie devrait en proposer un modèle adéquat pour un prix modique, que chaque coureur de bois se doit d'avoir avec lui. Si l'on ne dispose pas d'un tire-tique, une autre méthode consiste à utiliser un coton-tige mouillé. En ayant soin de ne pas presser sur la tique, on lui imprime une rotation lente autour d'elle-même jusqu'à ce qu'elle se décroche. D'autres utilisent la technique dite du lasso, qui consiste à nouer un fil très fin et résistant autour de la tique et à tirer, une méthode qui n'est pas toujours facile à mettre en oeuvre. Si, comme cela arrive parfois, le rostre de l'animal reste pris dans la peau, il ne faut pas avoir peur de le retirer au moyen d'une petite aiguille. Il convient ensuite de bien désinfecter et d'appliquer une compresse antibiotique plusieurs jours durant. Il est important de tuer la tique après son extraction en prenant garde à ne pas être contaminé par son contenu, ceci pour éviter qu'elle n'aille pondre ses oeufs dans votre jardin ou infecter votre chien ou une autre personne. Ne les jetez pas vivantes dans les égouts: elles y survivraient et viendraient augmenter leurs populations près des déversoirs et au bord des lacs.
Quelle que soit la méthode employée pour retirer la tique, souvenez-vous: 1. Qu'il faut à tout prix éviter de presser sur son abdomen. 2. Qu'il doit s'écouler le moins de temps possible entre le moment où la tique a pris conscience du fait qu'elle est menacée et son extraction—abstenez-vous de la “titiller”. 3. Que même si tout est mis en oeuvre pour l'éviter, le risque qu'elle vous ait contaminé subsiste. Durant les jours et les mois qui suivront, il vous faudra rester vigilant afin de détecter l'apparition d'éventuels symptômes. 4. La prudence est mère de sûreté: relativisez tout avis médical qui se voudrait trop rassurant.
On ne peut pas non plus se fier à la seule apparition du caractéristique érythème migrant, qui dans 50 pour cent des cas ne se manifestera pas, notamment si vous avez appliqué une crème antibiotique. Les tests sérologiques étant très aléatoires—ils sont conçus avec un seuil de détection qui doit limiter leur sensibilité et doivent être réalisés à un stade bien précis de la maladie, faute de quoi le résultat sera invariablement faussement négatif—, il faudra être attentif à certains symptômes caractéristiques de la maladie de Lyme. Outre les manifestations parfois visibles sur la peau, ceux-ci sont principalement des fourmillements et des picotements au niveau de l'épiderme, des douleurs vives comme si l'on était piqué, un état grippal persistant avec des douleurs diffuses et des bouffées de fièvre légère, une grosse fatigue inexpliquée, des maux de tête et des raideurs dans la nuque, des douleurs itinérantes ou rhumatismales au niveau d'une articulation, de soudains problèmes de coeur avec palpitations et des douleurs intercostales, des douleurs dans la mâchoire, dans une dent, dans l'oreille interne, des troubles neurologiques ressemblant à des décharges électriques, des oppressions thoraciques de type angine de poitrine, une vision perturbée, l'apparition d'une paralysie faciale, de vertiges et de pertes d'équilibre, une confusion mentale, une inaptitude croissante au travail scolaire ou de bureau par des oublis, un manque de concentration, ou en tapant les lettres dans le désordre, etc. Ces symptômes pris individuellement pourraient être confondus avec ceux d'autres pathologies. La maladie de Lyme est parfois appelée «la grande imitatrice», en raison de la facilité avec laquelle elle peut émuler le lupus, la fibromyalgie, la sclérose multiple ou la polyarthrite rhumatoïde. Il est d'ailleurs très instructif de voir comment les cartes de la répartition mondiale de la sclérose multiple et de la borréliose se superposent. Si plusieurs symptômes de ce type apparaissent et disparaissent en l'espace de quelques jours ou semaines après une possible contamination, n'attendez plus et consultez un médecin bien informé dans les meilleurs délais. La seule confirmation fiable du diagnostic sera la réponse des symptômes à un traitement antibiotique adapté. Plus l'infection sera récente et meilleures seront vos chances d'en venir à bout rapidement.
Une description très complète de cette bactérie au génome remarquable et unique en son genre se trouve sur le lien qui suit. La bactérie Borrelia Burgdorferi est très motile, ce qui lui permet de voyager dans le sang pour gagner rapidement les tissus conjonctifs, les os, les muscles profonds, le coeur ou le cerveau. Elle change alors de structure cellulaire pour s’agréger à d'autres bactéries et former une masse qu'on appelle biofilm—la phase tertiaire et chronique de la maladie est alors atteint. Les biofilms offrent un refuge aux borrélies, qui par des mécanismes complexes, échappent désormais à la vigilance de notre système immunitaire ainsi qu'aux traitements médicamenteux qui leur sont infligés. Elles ne sont plus décelées en tant que spirochètes par les examens au microscope, ce qui a conduit certains chercheurs à la conclusion hâtive que les bactéries ne sont plus présentes à ce stade de la maladie. Sous cette forme, elles infligent des douleurs et causent un état d'inflammation quasi permanent. Elles peuvent au besoin survivre dans un état dormant pendant plusieurs années, et revenir à leur forme virulente à la faveur d'une défaillance du système immunitaire. Un porteur sain court donc le risque de voir se développer une maladie de Lyme, des années après la contamination initiale. Une mère peut également transmettre la maladie à l'enfant qu'elle porte, par le placenta. Et si l'on manque encore de données cliniques sur ce point, rien ne prouve que la maladie ne soit pas transmissible d'une personne à l'autre, par la salive, le sang ou lors de rapports, puisque la bactérie est présente aussi bien dans les fluides corporels que dans le sang. C'est pourquoi, comme pour les personnes qui se savent porteuses du VIH ou de la malaria, celles qui ont été infectées par une tique feront bien de s'abstenir de donner leur sang, même si elles pensent aller bien. Si une transmission possible n'a pu être mise en évidence, une certaine prudence reste également de mise en matière de sexualité. De par ses caractéristiques, la borrélie est très proche du tréponème de la syphilis.
Le traitement de choix pour une borréliose en stade précoce, tel qu'on peut le lire dans certaines études bien établies et tel qu'il m'a été proposé par le service d'infectiologie du CHUV en 2013, consiste en la prise de Doxycycline, 100 mg, 2 fois par jour. Trois semaines de prise de cet antibiotique me remirent d'aplomb. Ce dosage et la durée du traitement devront cependant être adaptés en fonction des co-infections, si la réponse est insuffisante et en cas de récidive. Il est important de prendre le médicament de la façon prescrite par le fabricant, c'est à dire en évitant de consommer dans l'heure qui précède et dans celle qui suit, principalement des produits laitiers. Il faudra décaler de plusieurs heures la prise de compléments de calcium ou de magnésium, de fer, ou d'antiacides contenant de l'aluminium. Ces produits peuvent diminuer de façon significative l’absorption de la Tétracycline et son efficacité. Vérifiez également qu'il n'y ait pas de contre-indication à l'usage des cyclines en raison d'une insuffisance rénale ou hépatique et buvez suffisamment d'eau pour protéger vos organes. La Tétracycline et la Doxycycline rendent la peau photosensible, ce qui peut causer des brûlures en cas d'exposition au soleil. L’Amoxicilline semble offrir une bonne alternative lorsque l'usage de la Tétracycline est contre-indiqué. D'autres antibiotiques n'auront pas toujours l'efficacité nécessaire. Si vos symptômes persistent au bout de quelques jours ou semaines, parlez-en à votre médecin. Certaines constatations suggèrent toutefois que la Doxycycline soit simplement bactériostatique au dosage classique et qu'elle doive atteindre une concentration plasmatique plus élevée pour être réellement bactéricide. Outre-Atlantique, la Tétracycline, une substance dont la Doxycycline est un dérivé, est prescrite contre la Borréliose à raison de 500 mg chaque 6 heures. Il est courant de voir les malades se sentir beaucoup mieux pendant plusieurs semaines après avoir terminé leur traitement antibiotique initial. Mais si l'infection n'est pas entièrement éliminée, les symptômes réapparaîtront des semaines ou des mois plus tard. Les gens recevront un autre traitement, puis un autre, et si le médecin qui vous soigne n'a reçu qu'une formation classique sur la maladie de Lyme, il pourrait estimer que vous avez développé un Lyme psychosomatique et décider d'arrêter tout traitement. En réalité, si la maladie n'est pas traitée à temps et à fond, elle va survivre aux antibiotiques et gagner un stade avancé. Des mois voire des années de traitements d'antibiotiques alternés, généralement par voie parentérale, deviendront alors nécessaires pour en venir à bout. Car une fois que les bactéries se sont introduite et multipliées dans les tissus, elle s'agglutinent pour former une masse qu'on appelle biofilm, qui leur procure une certaine immunité contre nos défenses et une résistance à l'égard d'une antibiothérapie classique. Entreprendre un traitement adéquat dans les jours, ou en tout cas dans les premières semaines qui suivent la contamination, offre donc les meilleures chances d'en guérir. Pour vous en convaincre, je vous recommande de visionner: “Under Our Skin”, «Sous notre peau», un film tourné aux États-Unis et sous-titré en français, dont le lien figure en haut de page.
Une antibiothérapie prophylactique peut vous être prescrite pour une courte période en cas de morsure très récente, mais aucun vaccin contre la borréliose n'a pu être mis sur le marché pour le moment. Certaines études préconisent une prise prophylactique unique de 200 mg de Doxycline. La stratégie est bonne certes, mais je doute que cette dose soit suffisante dans tous les cas et je serais très intéressé de connaître les protocoles actuellement mis en place pour les travailleurs forestiers qui sont quotidiennement exposés au risque. En ce qui me concerne, la probabilité d'avoir été infecté par la borréliose est devenue telle dans ma région que je prends généralement l'antibiotique préventivement pendant une période allant jusqu'à une semaine après la piqûre, afin de ne pas être obligé de le prendre sur une beaucoup plus longue période lorsque la maladie se sera déclarée. Mais là encore, il n'y a aucune garantie de succès. En 2016, des chercheurs viennois affirmaient avoir obtenu de bons résultats prophylactiques par l'application d'une pommade antibiotique à base d'Azithromycine durant 3 semaine. Cependant, une partie des patients traités ont tout de même développé la maladie après 3 mois. Il n'y a donc pas de règle absolue en la matière et l'observation symptomatique de son état de santé reste de rigueur, des mois durant. Chez nous comme ailleurs, le traitement de la maladie de Lyme est empirique et il le restera aussi longtemps que notre connaissance des interactions de la bactérie avec son milieu, et du milieu avec la bactérie, ne sera pas complète. J'ai récemment entendu une citation qui dit quelque-chose comme ceci: «Le monde est en perpétuelle mutation. Les académiciens se seront excellemment préparés, pour un monde qui déjà n'existe plus… Mais les apprentis perpétuels hériteront de la Terre.» Cette vérité vaut sans doute dans tous les domaines de la vie. Mais en attendant que les choses bougent sur un plan médical, les cas de malades de Lyme dont la condition est devenue chronique bien qu'ils aient été traités, se multiplient.
Le traitement efficace de la maladie de Lyme requiert donc du temps et une synergie de moyens. Outre les antibiotiques, on peut avoir recours aux huiles essentielles. Bien qu'il ait prouvé son efficacité et qu'aucun problème n'ait été reporté suite à son utilisation, le Tic-Tox a été prohibé faute d'essais cliniques prouvant son innocuité. Mais d'autres alternatives sont également efficaces. L'argent ionico-colloïdal semble être un moyen très efficace d'éradiquer virus et bactéries dans les pays où il est autorisé. Les micro courants (Zappeur de Hulda Clark) représentent une voie thérapeutique complémentaire. Certains recommandent les bains chauds ou les saunas, la bactérie étant sensible à une élévation de la température. Elle meurt systématiquement au cours d'une fièvre prolongée à 41°C, une caractéristique qui crée parfois la surprise. Trois plantes utilisées en synergie mais avec précaution sont particulièrement utiles pour lutter contre les infections parasitaires: L’Armoise, le Noyer noir d'Amérique et le Girofle. L'origan, la renouée du Japon (Resveratrol), et un apport accru en Vitamine C et en antioxydants, en Vitamine D, en zinc, en iode de Kelp—tout ce qui contribue au soutien du système immunitaire est primordial en complément du traitement médicamenteux, sur une période suffisamment longue pour assurer l'éradication de la bactérie et des agents co-infectieux, et également pour garder sous contrôle le champignon candida albicans dont la prolifération est favorisée par le traitement antibiotique. L'huile de coco offre également de nombreuses vertus qui sont à redécouvrir. Elle soigne aussi bien notre intestin que notre cerveau. Face à une borréliose en stade avancé, les antibiotiques montrent très vite leurs limites. L'ail est un remède ancestral qui je pense est extrêmement utile contre une variété de bactéries. Il attaque le biofilm qui protège les bactéries, ce qui les rend également plus vulnérables aux antibiotiques. A moins que vous ne preniez de l'insuline ou un certain type d'anticoagulant, vous pouvez prendre chaque jour sans les mâcher, trois gousses fraîches finement hachées, avalées avec de l'eau au cours d'un repas. Vous vous évitez ainsi les problèmes d'haleine et de digestion. L'ail aide également l'organisme à se nettoyer des restes des bactéries et à soulager la fatigue due à la réaction de Jarisch-Herxheimer. Des études menées à l’Université de New-Haven ont confirmé l'efficacité in vitro de l'extrait liquide de Stevia rebaudiana, qu'il ne faut pas confondre avec l'édulcorant raffiné. Par sa capacité de pénétration dans le biofilm dans lequel la bactérie se protège, cette plante aurait une meilleure action que les antibiotiques. On pense que la bactérie veuille s'en nourrir comme elle s'alimente des sucres que nous consommons, mais que certains composants de la Stevia lui sont fatals. Des études poursuivies par la Dresse Eva Sapi tentent d'évaluer l'action de la Stevia, seule et en synergie avec des antibiotiques. En attendant que des résultats fiables soient publiés, quelques personnes affectées d'une borréliose chronique affirment s'en être débarrassées en prenant 40 gouttes de soluté alcoolique de Stevia par jour, pendant 3 semaines. Il semble cependant que si la Stevia soit efficace contre Borrelia Burgdorferi, elle le soit beaucoup moins contre les Babesias, Bartonellas et Mycoplasmes, qui sont parfois présents en co-infection. Quelques-uns vantent les vertus d'une plante médicinale indienne appelée Terminalia chebula. A côté de ses nombreuses vertus toniques et curatives, elle agirait efficacement sur les biofilms de bactéries. Les antibiotiques ne sont certainement pas inoffensifs, particulièrement lorsqu'un traitement au long cours est nécessaire, tout comme la consommation d'extraits de plantes et d'autres substances curatives semi-toxiques et irritantes. Il est d'autant plus important de renforcer la santé de notre intestin qui est le siège de 70 pour cent de nos défenses immunitaires. Dans une vidéo en anglais que vous pourrez trouver sur cette page, sont proposées quelques clés qui vont permettre à notre organisme de mobiliser ses forces vives, puisqu'à la base, notre organisme est conçu pour se débarrasser des pathogènes. Tout commence dans l'intestin, et vous verrez que la recette est délicieuse. Pourtant, le futur de la médecine de Lyme se trouve probablement dans des voies encore peu explorées. De grands espoirs sont placés par exemple dans la recherche d'antagonistes bactériophages spécifiques, capables de détruire la bactérie Borrélia sans nuire au reste de l'organisme, qui rappelons-le abrite des centaines de souches de bactéries dont beaucoup jouent un rôle majeur dans le soutien de notre immunité.
Pour faire front à une maladie aussi récurrente, adopter un mode de vie et d'alimentation sain et régénérateur est primordial. Si vous-même ou l'un de vos proches êtes atteint d'une maladie de Lyme devenue chronique, il vous faudra vous armer de détermination pour y faire face. Mais ne baissez pas les bras car beaucoup semblent s'en être sortis grâce à un traitement antibiotique à long terme, supporté par des méthodes de soin naturelles, par les plantes, les antioxydants et les vitamines, et en revenant à un régime alimentaire sain et pauvre en sucre de type cétogène qui favorise la reconstitution cellulaire et la bio-régénération. Car la maladie de Lyme est une maladie dite “de civilisation”, qui va nous affecter davantage lorsque nous sommes affaiblis en raison d'une alimentation déficitaire et trop riche en sucres. Il est entré dans nos habitude d'accompagner notre nourriture de beaucoup de liquides. Ceci a pour effet de diluer les sucs gastriques qui sont notre première ligne de défense contre les envahisseurs. Notre intestin subit les assauts des glutens ajoutés et des laitages, des pollutions chimiques et aux métaux lourds, des méthodes utilisées en dentisterie comme l'amalgame au mercure et la dévitalisation des dents qui deviennent par là de véritables bunkers à bactéries. Nous sommes soumis à une exposition croissante au rayonnement électromagnétique de nos gadgets de communication, qui nous fatigue et qui cause localement des lésions cellulaires et une perméabilité tissulaire. Des études ont montré que ces rayonnements ont une action sur les bactéries présentes dans notre organisme, dont ils augmentent l'activité reproductrice et qu'ils rendent plus virulentes. Pour une personne malade et soumise à ces facteurs aggravants, ne pas tirer tous azimuts mais trouver les moyens thérapeutiques appropriés, représente souvent un véritable parcours du combattant. Grande sera la tentation de relâcher la pression et de laisser les choses se détériorer. Il faut absolument que davantage de médecins et de praticiens se préparent à prendre en charge les malades de Lyme sur un plan global et à les suivre dans la durée. S'informer pour mieux comprendre ce que vivent les malades et faire admettre la gravité de leur état est un premier pas très important. De tous temps, l'humanité a été touchée par des épidémies naturelles et par des empoisonnements causés par l'imprudence des hommes. Le mot “scandale” devient justifié lorsque des hommes—scientifiques, médecins—, font un déni volontaire sur l'avancement des connaissances en campant sur des positions dictées par la législation, afin de permettre à ceux qui sont sensés porter assistance d'échapper à leurs responsabilités financières. Cette maladie fait l'objet d'études constantes et l'information circule très vite de nos jours, ce qui devrait aider à dépasser un sectarisme académique encore trop présent. Officiellement, un stade chronique à la maladie de Lyme n'existe pas. Son traitement au-delà de trois semaines d'antibiotiques représente par conséquent un non-sens et il ne sera que difficilement pris en charge. Et quand il l'est, ce n'est pas forcément dans la bonne perspective. Il faut que les malades qui à raison souhaitent se soigner malgré tout, puissent disposer d'outils thérapeutiques simples, efficaces et abordables. Le traitement de cette maladie comprend trois phases, en relation avec l'action des bactéries : L'éradication, la détoxification, et le régénération.
Cette carte montre les régions du globe où Borrelia Burgdorferi est actuellement endémique. Mais les animaux, notamment les oiseaux qui véhiculent la tique, ne s'arrêtent pas aux frontières. On ne doit pas non plus s'attendre à ce que les tiques des régions encore exemptes de Borrelia ne soient pas dangereuses. Dans certaines régions d'Australie par exemple, la tique peut transmettre une paralysie par sa salive qui peut aussi être la cause d'un choc anaphylactique lors de la consommation subséquente de produits carnés. Sur la côte Est des États-Unis sévit maintenant le virus Pow, qui peut être mortel. Mais pourquoi cette soudaine explosion à l'échelle mondiale des maladies à tiques, un peu à l'instar d'une des plaies de l'Égypte ancienne? Et pourquoi parle-t-on si peu d'une épidémie que certains qualifient à juste titre de silencieuse? Punition divine ou conséquence inévitable d'une destruction inconsidérée des fragiles équilibres de la planète? On peut bien sûr songer à l'éventualité d'une dissémination volontaire ou accidentelle de tiques porteuses de bactéries développées à des fins militaires par des organismes mal intentionnés. Mais on pense surtout que l'intervention humaine sur les biotopes avec la disparition des amphibiens qui sont les prédateurs de la tique, la prolifération des rongeurs favorisée par la nouvelle gestion forestière et la raréfaction des rapaces et des petits carnivores, mais également le réchauffement du climat et les hivers moins rigoureux, les nombreux déplacements de personnes avec leurs animaux d'une région vers une autre, ainsi que ceux de certains oiseaux, ont favorisé l'expansion de ces arthropodes. Après avoir fait des ravages aux États-Unis, où l'on estime que le nombre de personnes infectées chaque année approche les quatre cent mille, la borréliose s'étend maintenant en Europe, où l'on recense officiellement deux cent mille nouveaux cas par an. Mais sachant qu'une grande partie des personnes infectées ne seront pas diagnostiquées, des chercheurs indépendants estiment que le chiffre réel dépasse le million. L’Allemagne compte à elle seule plus d'un million de malades de Lyme. La Suisse figure en bonne place au triste palmarès puisqu'après l'Autriche, elle est le pays le plus contaminé. Dans les forêts vaudoises de basse et moyenne altitude, le taux de tiques contaminées par la borréliose est par endroits extrêmement élevé. Pour ne pas avoir à se priver du plaisir des sorties en forêt, mieux vaut donc savoir comment se protéger et protéger ses enfants, et rester bien informé sur la marche à suivre en cas de morsure malencontreuse. Nous devons également nous préparer à faire face à cette autre maladie transmise par les tiques: la Méningo-encéphalite à tiques (FSME). Il ne s'agit plus là d'une bactérie mais d'un virus. Je ne pense pas avoir été touché par ce virus pour le moment, mais la maladie fait irruption dans nos régions. Le virus provoque fièvre et forts maux de têtes. Il semble que l'on en guérisse spontanément comme d'une mauvaise grippe, mais après quelques mois et non sans avoir subi des lésions parfois permanentes du système nerveux.
Une anecdote montre combien les tiques sont des animaux coriaces et opiniâtres. Deux tiques m'avaient mordu. Ne sachant comment procéder, je les avais placées dans une petite boîte à film transparente avec une goutte d'eau sur un papier buvard. Quelques semaines plus tard, constatant qu'elles m'avaient bel et bien transmis la borréliose, je les ai emmenées avec moi au service des urgences—c'était il y a cinq ans, lorsque les média ont commencé à informer le public de l'émergence de cette maladie. Je m'imaginais qu'on pratiquait des analyses sur les tiques pour savoir de quoi elles vous avaient infecté. En me voyant exhiber mes voraces, les médecins des urgences du CHUV ont roulé de gros yeux et m'ont prié de les emporter. J'ai ensuite déposé la petite boîte étanche à l'ombre, à l'extérieur de ma fenêtre, curieux de découvrir combien de temps elle survivraient. L'année suivante, voyant qu'elles étaient encore très alertes après un hiver et quatorze mois sans nourriture et sans air, j'ai décidé de m'en débarrasser. Mais pendant que je réglais son sort à la première, la seconde s'était comme volatilisée. La bougresse n'était pas bien grosse et il me fut impossible de la retrouver… Si pourtant, le lendemain matin en prenant ma douche. Je vous laisse imaginer la consternation qui fut la mienne en voyant bientôt l'auréole redoutée apparaître à l'endroit où elle m'avait mordu…
Pour terminer—mais j'aurais sans doute dû commencer par là : ayons recours à la prière afin de renforcer notre esprit pour pouvoir revendiquer notre guérison. Car dans l'absolu, le Christ nous a acquis la guérison de toutes nos maladies et de nos infirmités en mourant pour nous sur la croix. Pour la recevoir, il nous suffirait en principe de revendiquer cette guérison en ayant une foi entière dans le fait qu'elle nous est acquise de droit et d'une manière inaliénable. Elle nous est accordée sans aucune condition préalable. «Crois le seulement et tu verras la gloire de Dieu!», disait Jésus. «Ne doutes pas et tu recevras toutes les promesses de Dieu», disait Jacques. Revendiquons également cette guérison pour notre pays. Car, si ceci constitue un véritable défi pour moi autant que pour n'importe qui, je suis convaincu que de la foi au Fils de Dieu va émerger une puissance qui va nous permettre de relever les nombreux défis suscités par ce 21e siècle.